Un petit vote toutes les deux heures !

(Nygmou) Leurs doigts se touchent presque, mais dans le rien de cet écart s'ouvre l'abîme entre être et apparence.


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Message envoyé le : Mar 10 Mai - 14:19

Jason Todd
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Edward Nygma et sa tête à claques
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J'ai horreur de me brosser les dents. Ce n'est pas tant le geste, mais le gout du dentifrice qui me dérange. Je n'aime pas la sensation d'assèchement, la salive qu'elle génère, mais qui rend le tout terriblement accrochant. On se sent sale et maladroit. Même vulnérable.
Je me regarde, dans le miroir, j'ai la bouche envahie de mousse blanche, comme un chien enragé, mais au moins, je suis tout seul. Il y a toujours les gardes qui surveillent les portes, mais ici, je ne risque pas de m'en prendre à quelqu'un. Ou personne ne s'en prendra à moins.
Qu'il ose, seulement.

J'inspecte les poils de la petite brosse à dents qui commencent à s'élargir, en haussant les épaules. Il serait temps de la changer, mais je crois qu'ils m'ont oublié. Ca ne fait rien, bientôt, je ne serais plus ici.

Je remets la brosse dans ma bouche et frotte mes molaires. D'un œil éteint, je regarde mon reflet. Mes cernes vieillissent de jour en jour un peu plus mon visage, mes cheveux poussent, mais la semaine prochaine, ils ont dis qu'ils les couperaient. Si je suis lui là, peut-être. Je trouverais le moyen de sortir, à tout prit. Une mèche est retenue par mon oreille.

Je frotte mes canines consciencieusement. Ce sont mes dents préférées. Le carrelage est impeccable, comparé à d'autre endroits d'Arkham. J'y étais rarement entrée, avec Bruce. Pas jusqu'ici. On se contentait du hall ou bien je gardais la Batmobile. Je soupire, éclaboussant le miroir de dentifrice. Tant pis.

Je plisse les yeux en regardant la lumière trop blanche pour être agréable. Elle nous donne mauvaise mine et nous agresse. A croire qu'ils font exprès pour qu'on se sente au plus mal. Je frotte mes autres molaires, quand j'entends la porte s'ouvrir.

Allons bon. Je me concentre sur mes dents et ouvre le robinet. Je m'en fous, je me casse juste après, mais quand je relève la tête et observe le miroir. Je le vois.

Nygma. Edward Nygma et sa tête à claques. Son air benet à mi chemin entre l'animal perdu et l'animal complètement timbré. Je ne veux plus le voir, ni lui parler. Lui et ses énigmes à la con. Lui et son prétendu génie. Lui et ses remarques à deux balles. Je finirais par briser chaque os qui le compose. Et il peut bien me traiter de brute épaisse bête à bouffer du poing, ça ne m'empêchera pas de lui démolir le nez.
Avant qu'il n'ouvre la bouche, je lève un doigt, crache le dentifrice.

" Tu la ferme. Tu la ferme juste bien comme il faut. "

 

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Message envoyé le : Mar 10 Mai - 21:58

Edward Nashton
Je suis une Question pour ce monde
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Bonjour, Icare.

Il regarda le balais qu’on lui avait jeté, le regard affligé. Puni. Il était puni. C’était tellement risible. Il était le grand homme-mystère ! Désormais, il était contraint, comme un gosse, de nettoyer la salle d’eau. On l’avait surpris à écrire des énigmes « menaçantes » sur les murs de l’asile. Menaçantes. Elles n’étaient menaçantes que pour les pauvres esprits incapables d’y voir toutes les subtilités. Et il en était là, pousser par un garde qui lui donnait des ordres, ponctués d’insultes aussi douloureuses qu’un balais en pleine figure.

Nygma avait une liste depuis quelques temps. Une liste des gens dont il rendrait visite une fois sorti d’Arkham. Cette liste n’était pas bien longue, une dizaine de personnes tout au plus, mais elle serait suffisante pour l’occuper quelques semaines. Ça lui manquait de ne pas tester la bêtise humaine. Était-elle infini comme le suspectait Einstein ? Un sourire flotta sur ses lèvres alors qu’il sentait de nouveau la main de lourdaud s’abattre sur son dos. Un sourire douloureux mais qui emplissait sa figure d’un millier de sous-entendu. Oui, il pourrait sans problème vérifier tout cela. Il pourrait passer sa vie à montrer que si son génie n’avait aucune limite, la stupidité de cette primitive société n’en avait pas non plus. Par sa main, il éradiquerait les imbéciles, les ignorants, les inutiles. Il serait respecté. Il serait craint.

Chaque chose en son temps. Il devait tout d’abord sortir d’ici. Cependant, son plan était plus lent que prévu. L’asile surveillait les livraisons de près et il ne pouvait pas se permettre de construire sa clef de sortie dans sa cellule à la vue de son colocataire ou même des gardes. Il devait trouver un endroit plus discret et surtout, il allait devoir réfléchir à un moyen de s’assurer sa sortie. Si Query attendrait à l’extérieur et Echo à l’intérieur, il restait encore les gardes à gérer. Si son plan fonctionnait, une grande partie serait occupée, mais le reste ? Nygma était bien incapable de se défendre. Il n’avait pas la carrure d’une brute, il ne l’avait jamais été. En sport déjà, au lycée, il était le dernier qu’on choisissait et ce n’était pas sans raison. Il lui fallait quelqu’un pour s’assurer du bon cheminement de son plan, quelqu’un qui obéirait et qui le défendrait. Quelqu’un qui avait toutes les raisons pour que ce plan fonctionne. Quelqu’un d’assez saint d’esprit pour ne pas faire de vague. Quelqu’un comme Jason Todd.

Son regard se posa sur le brun et son sourire ne put que s’élargir. Le garde le poussa à l’intérieur de la pièce avant de s’éclipser à l’extérieur, hilare. Peut-être pensait-il que la confrontation avec l’ancien Robin serait une seconde punition pour le prince des énigmes. Oui, Edward savait pour le vilain petit secret de Jason. Il l’avait deviné quand la mort du second prodige avait envahi les articles du Gotham Globe. Curieusement, cela coïncidait avec la disparition du fier adolescent : Jason Todd. Ou plutôt, Jason Wayne. Tout avait été clair à ses yeux. L’adolescent utilisait l’argent de son père adoptif pour les expéditions nocturnes du duo dynamique. Il imaginait la tête du milliardaire quand il avait appris la nouvelle. Que ça devait être dur d’être un bon parent quand on passait ses nuits à se noyer dans le luxe. Il était incapable de gérer un enfant, il n’était pas étonnant de voir le môme sacrifier sur l’hôtel du crime par le Joker lui-même. Sa théorie se confirma sur le dossier du nouveau patient, tandis qu’il criait à tue-tête qu’il était le Robin qui avait survécu.

Il le regarda cracher, un doigt en l’air, l’infantilisant une nouvelle fois. Nygma fronça les sourcils tandis qu’il serrait entre ses doigts. Il avait envie de le frapper tellement fort, ce garçon qui avait survécu. Foutaise. C’était bien la plus grande énigme du monde, la mort. On ne pouvait la résoudre quand y goutant mais personne n’était revenu pour en révéler la nature. Pourquoi cet abruti le pouvait ? Pourquoi il survivrait et pas lui ?

- Pourquoi ? Tu as encore mal à la tête ? Le Joker t’a frappé si durement ? Fit-il dans un faux air compatissant. Je ne me souviens pas que Robin, premier du nom, s’en soit plaint. Ni même Batman. Enfin, je suppose que c’est une affaire de famille. Lave donc tes crocs, je ne fais que passer.

La dernière fois qu’il s’était croisé, cela avait viré au drame. Jason s’était jeté sur le Riddler et lui avait appris les limites de sa patience. Est-ce que Edward l’avait retenu ? Pas le moins du monde. Il mima un déplacement puis glissa sa main sous son menton, comme si une idée venait brusquement de le traverser.

- Ça me rappelle quand même une histoire. Est-ce que tu te connais le mythe d'Icare ou est-ce que Batman ne t’a appris qu’à cogner en brave petit soldat que tu es ?

Il reprit son déplacement, balais et seau à la main. Il se mit à frotter, se déplaçant lentement, comme un danseur tandis que ses paroles continuaient dans un flot qui ne semblait jamais vouloir se stopper. Il cherchait et il savait. Nygma savait ou piquer et il savait ce qu’il cherchait.

- Si Icare n’avait pas suivi son idiot de père, sans doute n’aurait-il pas fini dans le labyrinthe et ne se serait pas brûlé les ailes. Riddle me this Jason : qu’est-ce qu’on ressent quand on tombe de si haut pour finir tout seul ici-bas ?

Un désir de vengeance.

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Message envoyé le : Mar 10 Mai - 23:04

Jason Todd
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Qu'est-ce qu'il foutait avec son balai, cet abruti ? De l'eau plein la bouche, je ne le regarde même pas. Je n'ai pas envie de me fatiguer à l'écouter déblatérer des conneries sans queue ni tête. Une claque dans le museau ne lui remettra jamais les idées en place, j'ai déjà jeté l'éponge avec les énergumènes dans son genre. J'ai de plus gros poisson à ferrer.

" Pourquoi ? Tu as encore mal à la tête ? Le Joker t'a frappé si durement ? "

Je m'étouffe avec l'eau, en recrache la moitié tandis que l'autre me passe dans le nez. Qu'est-ce qu'il venait de dire ? Il avait osé ?

" Je ne me souviens pas que Robin, premier du nom, s’en soit plaint. Ni même Batman.
- Je t'ai dit de fermer ta grande gueule, Nygma…, j'articule, la salive me dégoulinant de la bouche.
- Enfin, je suppose que c’est une affaire de famille. Lave donc tes crocs, je ne fais que passer."

Passe, ouais, passe. Je m'essuie les lèvres du revers de la main, mais en deux mots, il a réussi à mettre mes nerfs en boules. Ce mec mériterait qu'on lui arrache les dents une part une.

" Ça me rappelle quand même une histoire.
- T'écoutes quand je te parle ?
- Est-ce que tu te connais le mythe d'Icare ou est-ce que Batman ne t’a appris qu’à cogner en brave petit soldat que tu es ? "

Ok, un point pour toi, génie. Pars avec. Je lui offre un sourire dédaigneux. Oui, prends moi pour un grand con, j'adore quand tu fais ça Eddie.

" Instruis moi, Nygma, je suis sur que ça te manque…"

Je m'adosse au lavabo, en le regardant continuer son ménage comme un esclave. Pathétique. C'était ça le génie ? Réduis à récurer les tâches de crachats de ses compagnons. Je prends un malin plaisir à cracher à ses pieds.

" Eh, tête d'ampoule, t'as oublié une tâche là."

Je lui désigne le crachat d'un signe de tête. Si tu veux, Edward, je serais ta brute. Si c'est ainsi que tu me vois, je te le rendrais, avec amour.

" Si Icare n’avait pas suivi son idiot de père, sans doute n’aurait-il pas fini dans le labyrinthe et ne se serait pas brûlé les ailes. Riddle me this Jason : qu’est-ce qu’on ressent quand on tombe de si haut pour finir tout seul ici-bas ? "

Oh, non… Je t'en supplie, commence pas à m'emmerder avec ça. Je lève les yeux au ciel, comme si j'avais décidé de baisser les armes, cette fois. Oui, j'aime te faire croire que je me laisserais faire, mais n'y crois pas trop longtemps. Je me retourne, nonchalamment, comme si j'abandonnais, juste assez de temps pour que tu puisses t'imaginer fanfaronner avec tes répliques à la con. Juste assez indolent pour que j'ai le temps de refaire face et te lâcher une droite en pleine face. Une droite qui craque. Une qui fait mal, mais pas assez pour te briser les naseaux.
Nan, Eddie, on fait que commencé, ce serait trop bête de rater le coche…

" Tu sens l'odeur de feraille, hein, Eddie ? Ouais moi aussi, c'est ce qu'on aime quand on est des petits soldats. "

Du pied, je renverse le seau d'eau et lui bondit dessus comme un chat.

" Hey, hey… Couine pas, mon beau. T'as cherché, tu m'as trouvé, Riddler."

Je lui attrape la nuque pour lui enfoncer le front dans le lavabo dans lequelle git un fond d'eau sale. Allons, je suis pas si méchant, tu peux encore respirer. Le sang me dégouline des phalanges et vient se répandre dans ses cheveux.
" Alors comme ça, c'est moi Icare. Tu me flattes, vieux. "
Je lui mords la nuque, assez fort pour lui laisser une marque.
" Ca, tu le ressens ? Oh, attends… Tu voulais quoi déjà comme réponse ? Oh, mais je suis trop débile, pour répondre. "
Je presse ma main un peu plus contre sa nuque, jusqu'à ce qu'il touche l'eau. Quitte à ce qu'il se cogne contre la porcelaine. Je me penche contre son oreille, l'avant bras écrasé sur ses épaules.
" Là… Là, là on est mieux, Eddie. A l'ancienne, hein ? Quand je te coffrais comme un morveux. T'as encore mal, non ?"

L'air de rien, je m'admire les ongles, le laissant honteux à sa flotte et à ses énigmes.

" Alors, t'as d'autres énigmes ? Quoi... ? Articule... Excuse-moi, je comprends pas les gueules cassés… "

 

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Message envoyé le : Jeu 12 Mai - 20:53

Edward Nashton
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Bonjour, Icare.

Il pouvait bien se l’avouer, il y avait cru. Il avait pensé un instant avoir réussi à fermer le claquet du petit oiseau. Il se voyait déjà, presque paternellement, poser sa main sur son épaule et lui proposer une alliance contre la chauve-souris et les autres débiles de la Batfamily. Cependant, il était bien difficile de rééduquer la mauvaise graine. Il ne vit pas le coup venir, il ne le sentit qu’après. La douleur gagna sa figure à l’instant où il toucha le sol. Il tomba à quatre pattes et vient cracher sa bille et le sang qui affluait dans sa bouche. Il releva les yeux sur Jason, tandis que qu’il avançait férocement vers lui. Nygma recula légèrement, la peur aux creux de son ventre. La violence, c’était la seule réponse des imbéciles qui peuplaient cette putain de planète. Ça avait toujours été ainsi. Il sentit ses grosses mains le saisir, maltraiter et rougir sa chair. Il tenta de se débattre, de se saisir du manche du balais, de lui jeter son pied dans les parties, de le repousser seulement. Il n’eut qu’un gémissement de douleur quand il se sentit soulever. Il jeta ses bras contre lui mais cela ne lui évita pas le contact dur contre le lavabo.

- Alors comme ça, c'est moi Icare. Tu me flattes, vieux.
- A ton service, primate. Lâche-moi.

Il eut un bref sursaut, puis un cri de douleur lui échappa lorsqu’il sentait ses crocs contre sa nuque. Une morsure pour un ancien robin, c’était cocasse. Le Sphinx était un une créature entre le lion et l’oiseau, une créature entre la terre et les cieux, une création divine d’une intelligence supérieure et il était maté comme un vulgaire chaton.

- Ça, tu le ressens ? Oh, attends… Tu voulais quoi déjà comme réponse ? Oh, mais je suis trop débile, pour répondre.
- Au moins, on ne peut pas te retirer ta perspica…

Une simple pression suffit à le faire taire alors que l’eau poisseuse cognait contre sa bouche. Il posa ses mains contre la porcelaine en tentant de se dégager. Il le sentait contre son dos, tout puissant. Qu’il était frêle le cancéreux face à cette jeunesse, ce symbole de résurrection. Ô qu’il devait fanfaronner. Fais donc petit robin, fais donc. Profite bien du pouvoir que tu jouis actuellement, un jour, c’est l’homme-mystère qui sera dans ton dos et tu sentiras tout ton échec, toute ton impuissance. Edward prouverait une fois encore que le cerveau battait toujours les muscles. Même un cerveau malade. Pas tout de suite.

- Là… Là, là on est mieux, Eddie. A l'ancienne, hein ? Quand je te coffrais comme un morveux. T'as encore mal, non ?

Il ne comptait plus le nombre de fois où Batman l’avait rossé mais le plus humiliant, c’était qu’il se souvenait avec haine de chacune des blessures causées par les éphèbes en collant. Quelque part il avait raison, il avait encore mal. Le souffle de Jason contre son oreille lui arracha des frissons tandis qu’il réfléchissait au moyen d’échapper à sa prise. Nygma n’était pas un combattant. Il avait toujours laissé ça à Echo et Query et s’il s’était permis de telle familiarité avec Jason –il s’était calmé depuis la dernière baston- c’était qu’il avait un plan pour lui, un chemin tout tracé vers la sortie. Il voulut se redresser pour parler, crachant l’immondice qui s’écoulait de sa bouche, sang et boue.

- Alors, t'as d'autres énigmes ? Quoi... ? Articule... Excuse-moi, je comprends pas les gueules cassés…
- Je suis sourd et pourtant j’entends, je suis aveugle et pourtant je vois, je suis muet et pourtant je parle. Qui suis-je ? La réponse nous conduira tout droit vers la sortie, « mon beau ».

L’énigme du minotaure, une énigme qui convenait sans doute dans de telles circonstances. Icare contre le Sphinx. « Contre » ? Pas tant que ça si Edward s’y prenait bien. Il profita alors de cette précieuse seconde de surprise pour donner un violent coup de coude dans les côtes du plus jeune. Il se tourna alors du mieux qu’il le put et le poussa avec toute la force qu’il avait encore, le souffle coupé. La migraine le gagnait. « Non, non, pas maintenant ». Ces migraines violentent qui attaquait jusqu’à ses yeux, cadeau d’une tumeur qui grossissait sans cesse.

- Le cerveau, c’est toujours le cerveau. Fit-il devant l’absence de bonne réponse. Sans ce bel organe, le monde ne serait pas tel qu’il est aujourd’hui et grâce à mon génie, je peux nous faire sortir d'ici.

Il essuya le sang qui perlait sur sa bouche, ignorant la douleur qui lançait dans sa tête et sa nuque. Il lui offrit un sourire ensanglanté, fier comme un paon.

- Je sais comment quitter Arkham, mon plan est déjà en marche. Il ne manque qu’une pièce à mon domino pour que tout l'asile implose. Et toi petit oiseau, tu n’as pas envie de quitter ta cage ? N’as-tu pas envie, pour répondre à ma dernière énigme, de te venger ? Crois le ou non mais j’ai déjà fait équipe avec Batman, je sais ce que c’est que d’être laissé sur le carreau.  Le Joker n’est rien sans ce barge de Batman.

Attention Nygma, tu frôles l’indécence, encore. Nygma s’approcha à petit pas, presque sur la pointe des pieds. Sans attendre la moindre permission, il se saisit de sa main, poisseuse de sang. Cette main qui l’avait battu, qui le battait encore. Soudainement, il posa ses doigts sur la bouche de brun. Qu’il était beau tous les deux avec leur sale gueule.

- Chut, pas encore Jason. Sois beau et tais-toi, se moqua-t-il mais il poursuivit rapidement de crainte de le voir le mordre. Écoute juste. J’ai le cerveau, tu as les muscles. Crois bien qu’il m’en coute mais j’ai besoin de toi pour passer les quelques gardes qui nous barreront la route. Ensuite, tu pourras répondre à une énigme un peu plus à ta portée.

Ce fut à son tour de chuchoter à son oreille, ignorant la proximité dangereuse. Nygma se mettait à la portée de ses coups mais qu’importe, il voulait lui montrer que malgré tout, son mental serait toujours plus fort que le sien.

- Dis-moi qui il est, chante moi ces faiblesses, ces forces, donne-moi les clefs de sa perte et nous n’aurons qu’a le descendre à son tour. Donne-moi la réponse à la plus grande énigme de Gotham City : qui est Batman ?

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Message envoyé le : Ven 13 Mai - 10:25

Jason Todd
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Je le reconnais, c'est un plaisir au ras du sol que la délectation de le voir s'enivrer de l'eau du lavabo. Lavabo dont je n'avais pas envie de connaître les fréquentations moi-même. Un savant mélange de poil de barbe et salive en tous genres, plus ou moins proprettes. Patauge bien, Eddie !

" Je suis sourd et pourtant j’entends, je suis aveugle et pourtant je vois, je suis muet et pourtant je parle. Qui suis-je ? La réponse nous conduira tout droit vers la sortie, « mon beau »."

Je croise les bras, toisant son allure à faire jalouser un mendiant. Un sourire joueur et équivoque aux lèvres, je balance lentement les épaules, à la manière d'un jeune chiot devant lequel on agite une balle. Il avait d'autres énigmes… Évidemment, qu'il en aurait. Pourquoi je m'en étonnais ? Je lève les yeux au ciel, pour me répondre personnellement. Naïf que tu es, Jason. Si une claque dans le museau lui servait de muselière, ç'aurait été si simple, mais l'usage du mot n'est guère compatible avec Edward Nygma.

Un court instant où je me voyais déjà lui rougir la joue un peu plus, prédateur à toute heure, mais il m'envoie un coup de coude. Le coup de la honte. La honte. Une honte que je ne m'abaisserais pas à décrire. Bravo, Jay, t'as joué aux cons, t'as pas été attentif et tu l'as bouffé. Comme les gamins à lunettes qu'on emmerde à la récrée et dont on n'imagine pas un instant le revers. Si j'avais été un Robin, j'aurais voulu rendre mon loup, mais là, je n'ai que ma gorge pour sentir le gout du dentifrice revenir. Bordel, j'aime pas ce gout  là !
Quel con ! Je sors un bruit peu ragoutant, la langue dehors… A croire que le dentifrice avait plus d'impact que le coup en lui même.

" - Le cerveau, c’est toujours le cerveau. Sans ce bel organe, le monde ne serait pas tel qu’il est aujourd’hui et grâce à mon génie, je peux nous faire sortir d'ici. 
- Je te crois, génie… je grince, la main sur les côtes "

Ok, tranquille, Jay. Je me redresse. Le mauvais coup s'estompe vite, il n'était pas si mal placé, mais j'en ai vu des meilleurs. Allez, c'est rien. Des petits bras de rats de bibliothèque n'ont jamais fais de mal à personne.
De biais, je l'écoute argumenter.
Quitter Arkham. Son cerveau pour nous éjecter d'Arkham. Je ne lui avouais pas à haute voix, mais je ne doutais pas une seconde de ses capacités. Je les ai combattu, je sais qu'il est assez fou pour tisser le fil d'Ariane à partir de rien. Si j'avais envie quitter la cage ? Assurément que oui. La question ne se posait guère. Lui et Bruce, je restais sceptique, mais admettons. En fait… j'avais envie de le croire. Son histoire d'abandon, ça me parlait plus que n'importe quoi. Et il avait raison. Sur toute la ligne. Je n'en attendais pas moins de lui, il n'aurait pas pris le risque de venir m'emmerder alors que je lui avais déjà flanqué une rouste. Enfin, une de plus.

Je ne l'avais pas coupé, pour une fois. Il avait pu parler librement, quitte à le laisser se gargariser de suffisance. Le suivre ne me paraissait pas inconcevable, je doutais simplement de ma patience. Cette patience si folle qui me faisait défaut.
Il s'approche à petits pas de souris. Il a raté une carrière de danseur, mais on a déjà du lui dire. Je me braque, fermé à ses avances avoir d'avoir eu le temps de choisir, mais pourtant, il s'approche encore, me forçant à me retrancher dans mes défenses. Je me fais plus grand, cherchant à éloigner mon visage sur sien. Je voudrais le repousser, aussi brutalement qu'à l'ordinaire, mais je dois l'écouter, écouter les dernières choses qu'il veut me confier.

Sa main capture la mienne et je n'ai d'autre choix que celui de montrer les crocs.
" Lâche ça, Nygm…
- Chut, pas encore Jason. Sois beau et tais-toi. "

Il dépose sur mes lèvres entrouvertes le sang que j'ai faits jaillir. Son doigt caresse la courbe charnue de ma bouche et je me laisse ainsi, demeurant comme un adolescent qu'on vient d'embrasser.
" Ecoute juste."
Je hoche la tête, lentement. Je l'avais frappé et il me rendait une étrange douceur. Il cherchait les ennuies ou je fantasmais sur les éventuelles droites que j'allais lui rendre ? Mes gestes s'adoucissent, perplexe, mais j'écoute parce que je n'ai pas d'autre choix. Mes lèvres collent et je reste là, comme un pantin dont il viendrait de récupérer les filles.

Je tâche d'être attentif, fixé sur son visage tâché de pourpre. Mes lèvres se ferment, laisse glisser un bout de langue au bord ces dernières.
" J’ai le cerveau, tu as les muscles. Crois bien qu’il m’en coute mais j’ai besoin de toi pour passer les quelques gardes qui nous barreront la route. Ensuite, tu pourras répondre à une énigme un peu plus à ta portée."

Les muscles, hein. Gamin, je lui avais déjà sauté sur les épaules, plaqué à même le sol. J'en passe et des meilleurs. Ca continuait, encore aujourd'hui. Non, il n'avait pas les muscles, mais je me laissais bien vite d'être pris pour le dernier des bœufs.

A son tour d'essayer de m'attraper ou m'amadouer. Force est de constater qu'il était pour la persuasion câline. Je me laissais faire, curieux, alors qu'il s'approchait de mon oreille, quitte à s'appuyer sur moi. Fais donc, Eddie, j'imagine que je suis le seul torse sur lequel tu ne t'ai jamais reposé.
" Dis-moi qui il est, chante moi ces faiblesses, ces forces, donne-moi les clefs de sa perte et nous n’aurons qu’a le descendre à son tour. Donne-moi la réponse à la plus grande énigme de Gotham City : qui est Batman ?" Je souris, contre les cheveux  de sa nuque semblable à ceux qu'ont les enfants. Doux et fin. Semblable à un jeune poussin. Je remonte ma main, pianote mes doigts poisseux contre sa clavicule avant de se glisser contre son épaule, où je les déplace plus lentement.

" Ca t'agace, mh ? La vérité à portée de main… Sans pouvoir mettre le grappin dessus parce que… m'arracher la vérité serait trop simple, n'est-ce pas ?"
Je recule un peu la tête pour l'avoir en face et lui adresse une moue boudeuse. " Pauvre Eddie… Ce serait horrible que je t'annonce qui c'est, sans préliminaire. Te laisser à un jeu bien faible que celui de la vengeance… " Je frottais une seconde mon nez sur le sien, l'odeur du sang me montant à la tête. " Tu ne veux pas que je te le livre sur un plateau, je sais bien… Tu veux jouer, tu veux le mettre au sol et lui annoncer fièrement comment tu as faits. Comment tu le détruiras, lentement."
Je soupirais langoureusement et posant de nouveau ma main sur sa nuque si fragile, l'approchant un peu peu, quitte à frôler son visage dangereusement. Tu penses me tenir, Nygma ? Pense, oui, pense. C'est moi le loup, ici… Tu n'es ni un aigle, ni un lion… Rien de plus qu'une proie tremblante qui veut rugir.
" Mais ne t'en fais pas, Eddie, je ne sais pas juste être beau… Tu le veux ? "
J'avançais mon menton sur son épaule où la place semblait avoir été taillé pour lui. Comme si le creux de son corps était fait pour épouser les courbes du miens. A croire, oui…
" Hey, hey... Chut. shh..." Je siffle entre mes dents, lentement, comme pour attendrir une fille impatiente.… " Ne me réponds pas, je connais déjà ta réponse. Je te le donnerais... Uniquement si on s'amuse. Si tu me rends ce que je te donne. "

Je me saisis de son bras, lui bloque dans le dos et habilement, inverse nos rôles. Je le tourne, face au mur. Amortie le contact du carrelage gelé en posant ma main sous sa joue. Mon corps se pose entièrement contre lui. Il disparaît, sous mon ombre et mon poids. Je le tiens, mais je reste doux, je ne veux pas lui briser les os. Il est serviable, plus qu'on ne le pense. Je me souviens alors, du livre qui a marqué mon adolescence et me fait plus délicat qu'à l'ordinaire.
" Qu'on ne me parle plus d'espérance… Causons de tombeaux, de vers et d'épitaphes. Faisons de la poussière notre papier et avec la pluie de nos yeux écrivons la douleur sur le sein de la terre. " Mon front se pose sur sa tête, et je murmure un ton plus bas.
" Choisissons des exécuteurs et disons nos dernières volontés… Et pourtant, non ! Car que pouvons nous léguer hormis notre corps dégradé à la terre ? Nos domaines, nos existences, tout est à Gotham… Et nous ne pouvons rien appeler nôtre, si ce n'est la mort… "
Je ronronne et laisse glisser mon visage dans son cou.
" Disons la triste histoire de la mort des rois, les un déposés, d'autres tués à la guerre. Car dans le cercle même de la couronne qui entoure les tempes mortelles d'un roi, la mort tient sa cour et là, la farceuse trône… raillant l'autorité d'un roi… ricannant à sa pompe… lui accordant un souffle. "

Je le relâche brusquement en lui administrant un coup de bassin pour le coller au mur puis, m'éloigne en petit saut léger et me campe sur mes deux pieds, la face tartinée de son sang.
" Puis, après s’être ainsi amusée, elle en finit. Adieu le roi." Je me racle la gorge et reprends mon attitude ordinaire. " Désolé d'être sanguin… mais les petits poussins de Batman sont impliqués quand on parle théatre."
Je me souviens avoir lu et relu Richard II, en boucle, quitte à refaire des passages à Alfred. Je m'étais fiché éperdument des autres tragédie de l'anglais, je les avais lu, mais Richard II était apparu comme une évidence dans ma vie. Quelque chose m'inspirait, dans cette longue histoire de trahison et de titre déchu… Si j'avais su.
" Je te pose la question. Est-ce que tu me suivrais ? "

 

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Message envoyé le : Jeu 2 Juin - 15:27

Edward Nashton
Je suis une Question pour ce monde
Leurs doigts se touchent presque, mais dans le rien de cet écart s'ouvre l'abîme entre être et apparence.



Bonjour, Icare.

Chacun se tend l’un contre l’autre. L’homme-mystère sent sa main se glisser dans son dos, puis sa nuque et enfin jusqu’à la naissance de ses cheveux. Ils étaient atrocement près l’un de l’autre, comme deux animaux près à l’attaque. Edward était à l’affut de la moindre réponse, du moindre indice qui lui permettrait d’avoir la réponse à la question qui le taraudait le plus. Qui était Batman ? Oh bien sûr, il en avait des théories. Un homme de la Marine, des Navy Seals ou des forces spéciales, renvoyé à Gotham pour insubordination, mise en danger d’autrui ou homosexualité peut-être. Incapable de supporter son manque de contrôle face au champ de bataille qu’est Gotham, il a revêtu son costume de chauve-souris, de pseudo-justicier. Pour le reste, sans doute volait-il les criminels qu’il tabassait ou bien était-il assez riche pour s’ennuyer. Pourquoi Gordon fermait les yeux sur ses agissements ? La réponse était simple : la corruption. Cependant, il ne s’agissait de théories, il n’avait aucun nom, aucune idée même de qui pouvait être derrière tout ça. Il se retrouvait dans un jeu de manipulation, tentative désespéré pour avoir la réponse qu’il espérait tant. Cependant, le Jason ne l’entendait pas de cette oreille. Edward l’écouta, très attentif à chacun de ses mouvements. Sa bouche se ferme, la mâchoire serrée comme jamais. Il en tremble tandis que leur nez se caresse. Il voulait tellement sa réponse. Ce désir s’installait aux creux de son ventre. Il le regardait droit dans les yeux, dans une expression entre l’attente et la supplique tandis qu’un infime espace les séparait encore. Cette guerre, il la perdait. Il avait la tête, il avait la logique, mais il n’était qu’un gosse en quête de réponse tandis que Jason était ce gosse qui avait grandi, trop vite.

- Mais ne t'en fais pas, Eddie, je ne sais pas juste être beau… Tu le veux ?
- Oui mais, mais…

Jason se pose contre son épaule, comme s’il cherchait un soutien contre le corps chétif du Sphinx qui semblait de plus en plus mal. Il en perdait ses mots. Il s’imaginait déjà pouvoir cracher à la chauve-souris sa véritable identité. Cependant, Jason marquait un point. Etait-ce vraiment comme cela qu’il voulait sa réponse ? Ne voulait-il pas résoudre cette énigme seul ?

- Hey, hey... Chut. shh…

Nygma tente de se reculer mais la prise sur sa nuque le bloque. Il s’affole doucement, comme un papillon prit dans une toile. Ses regards se glissent sur les côtés tandis que ses mains se posent sur son torse pour le forcer à reculer.

- Ne me réponds pas, je connais déjà ta réponse. Je te le donnerais... Uniquement si on s'amuse. Le cœur d’Edward manque un battement face à ce mot qui prend l’effet d’un coup de feu. Si tu me rends ce que je te donne.

Il sent la prise sur son bras tendu, il le sent se plier, il ressent la douleur parcourir son muscle. Il ne peut s’empêcher de jurer. Il aurait presque pu remercier Jason pour l’attention qu’il avait prit pour lui éviter le dur contact pour le mur. Il tente de se défaire de sa prise, il se débat, tente de le faire tomber avec ses jambes mais si Jason restait parfaitement immobile contre lui, toutes les tentatives du criminel se faisaient vaines, lui provoquant plus de souffrance dans son articulation plutôt que de lui permettre la moindre ouverture. Son bourreau dépose sa tête contre la sienne tandis qu’Edward souffle contre les doigts de Jason, contre le béton un peu. Il l’entend contre son oreille tandis qu’il glisse sur sa nuque. Que tentait-il de lui dire ? Qui était ce roi ? Qui était le Richard II de Gotham ? Était-ce lui-même ? Était-ce le Sphinx ? Ou bien Batman. Un coup de rein le rapprocha un peu plus du mur, cognant son front dans un grognement léger. Oui. Adieu le Roi. Il se tourna alors face à lui, essuyant le sang qui coagulait entre son nez et sa bouche. Pensait-il l’avoir à ce jeu ? Il était le grand Homme-mystère, c’était lui qui posait les questions, c’était lui qui répondait, c’était lui qui savait. Il mima de lui retirer son chapeau, il s’inclina théâtralement devant sa question et fit alors avec suffisance :

- Quel chef d’œuvre que l’homme ! Qu’il est noble dans sa raison ! Qu’il est infini dans ses facultés ! Dans sa force et dans ses mouvements, comme il est expressif et admirable. Par l’action, semblable à un ange ! Par la pensée, semblable à un Dieu ! C’est la merveille du monde ! L’animal idéal. Acheva-t-il plus bas, comme un secret adressé au plus jeune.

Acte II, scène 2, Hamlet. Ce brave Shakespeare accompagnait bien souvent Edward dont les manières presque anglaises, imitait les plus grands comédiens tragiques. Jason serait très certainement l’animal idéal. Cependant, il allait falloir le dresser, sinon il le mordrait.

- Je suis ce que je suis mais je ne suis pas ce que je suis. Car si je suis ce que je suis, je ne suis plus ce que je suis...

Il vient ramasser le balai tombé au sol, un sourire tordu sur la figure.

- C’est toi qui me suivras.

« Un indice, on ne se refait pas. »

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