Un petit vote toutes les deux heures !

Une mise au point s'impose


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Message envoyé le : Mer 2 Nov - 22:14

Roman Sionis
/ 23h49 : Dock Dixon

* Dans l'obscurité de la nuit, au loin, une lueur parvient a filtré à travers les portes entrebâillées d'un hangar. De nombreuses voitures de différentes marques et couleurs garées devant le bâtiment. Des hommes armés assis sur certain des capots des véhicules fumant leurs clopes, cigares ou autres substances, éclairés par les rayons du clair de lune, camouflé de temps à autre par un nuage passant. Dans le ciel, accompagné par quelques timide étoiles, le Bat-signal surplombant toute la ville. Et pourtant aucune des personnes ici présente n’étaient inquiétés ou paniqués. Tout ce passe comme prévu, comme chaque soir depuis bientôt un mois. Deux hommes échangèrent un regard complice, jetèrent leurs mégots sur le sol, et prirent la direction de l’entrebâillement des portes métalliques. Une fois passé, les deux hommes se retrouvèrent dans un hangar par-semé de caisses en bois, formant quasiment un labyrinthe. Aucun des deux hommes ne savaient ce que contenait les caisses en questions, et aucun des deux ne voulaient le savoir. Ils étaient là pour une seule raison. Rendre des comptes a leur patron, Black Mask. Les deux hommes prirent un chemin a travers ce capharnaüm, rejoignant la source lumineuse éclairant une parti de l'entrepôt. Sillonnant entre les caisses de différentes tailles, une légère musique commençait a se faire entendre. Le son s'amplifia quand ils arrivèrent à destination.  L'endroit était spacieux, car en dehors des caisses qui encerclaient la zone, seule une table ou trôné un tourne disque qui faisait tourner " Nocturne op.9 No.2 " de Chopin , et un fauteuil et deux chaises étaient disposés, là en plein milieu. Les deux hommes, habitués, prirent place sur les deux chaises misent a leurs dispositions. Un homme en costume blanc immaculé, se tenait assis face à eux, écrivant calmement quelques notes. Le temps passa, lorsque que l'un des hommes, impatient de partir, plaqua sur la table une liasse de billet froissé. A ce choc, le disque sauta en faisant un bruit désagréable et l'homme au costume blanc qui écrivait calmement dérapa, faisant une belle rayure sur le long de sa page. Posant son porte plume calmement, l'homme releva la tête vers l'individu, son regard rempli de fureur. Se levant sans un mot, l'homme en costume blanc replaça correctement sous le regard impatient des deux hommes, le bras du tourne disque et la musique reprit de plus belle. Une fois fait, l'homme qui avait causé tout ce fracas se permis de rompre le silence.*

Homme n°1 * sans lever sa main de la liasse de billet déposé sur la table * : Bon boss, c'est pas que, mais on a du boulot j'vous signale. Vous nous payez pour ça d'ailleurs. Donc ce qui serait cool, serait de récupérer la thune qu'on vous ramène, et de nous payer et de nous laisser repartir .

* L'acolyte de celui qui venait de parler, transit de peur, se figea en entendant de tel propos. Déposa une main sur la table, l'autre sur une cuisse puis baissa les yeux, fixant le sol. L'homme en costume blanc, lâchant le bras du tourne disque, mis les doigts sur certains boutons et augmenta légèrement le volume. Se redressant calmement, fit face aux deux hommes. Les fixant l'un après l'autre, laissant planer un silence de mort bercé par du chopin, l'homme au costume blanc tira brusquement un couteau de son dos, et le planta avec violence et rapidité dans la main de l'acolyte. Le couteau déchiqueta la peau, brisa les os, et s'enfonça de plusieurs centimètres dans la table en bois. L'homme mutilé lâcha un terrible hurlement voyant sa main transpercé de part en part par une lame sortit de nulle part. La main ferme de l'Homme au costume blanc, lâcha le couteau, se redressa et commença tranquillement à enlever sa veste légèrement taché au niveau de sa manche, découvrant deux holster situé sous ses aisselles. Pendant qu'il faisait cela, l'homme a la langue bien pendue, secoué par la panique, s’écriât en sanglotant, essayant de surpasser les hurlements de son ami mutilé accompagné de la musique délicate *

Homme n°1 : Pourquoi m'sieur Black Mask? Pourquoi lui ?!  J'ai trop ouvert ma gueule, il m'avais prévenu, mais pourquoi m'sieur... Pourquoi ? Tout ... Tout l'argent y est m'sieur. J'vous le promet... pitié patron.. pitié.

* Black Mask, déposant sa veste sur son fauteuil, retroussa calmement ses manches. Mais on pouvait lire a travers son regard, cette excitation. L'excitation de passer à l'acte. Cette soif de sang qui l'habite depuis tant d'année. L'homme poignardé, la main immobilisée sur la table, tomba de sa chaise. La tête collée à la table, pleurant et lançant des râles de douleur. Son collègue, lui n'osait plus bouger. Paralysé, il ne pouvait pas détacher son regard de l'homme qui se tenait en face de lui. Black mask, fini de retrousser ses manches, et posa ses mains sur la table, faisant face aux deux hommes *

Blakc Mask * détachant chaque syllabe * : Je souhaite avoir une explication

Homme n°1 * commençant à bégayer * : Tou... Tou... Tout ce que vous voudrez patron.

Black mask * Tournant doucement son regard froid vers l'homme qui venait de s'adresser a lui *: Dite moi pour qu'elle raison ...

* Black mask fit une pause, durci son regard et repris *

Black Mask : Vous êtes là ?

* Les yeux de l'homme s'écarquillèrent, perdant tous ses moyens, face à une question aussi... logique. Ils étaient tous là pour lui donner la " recette " de la journée. Tous ici n’étaient là que pour la thune. Tout tourne autour de ça a Gotham de toute façon. L'homme sure de lui, répondit. *

Homme n°1 : ( transpirant, balbutia ) Bhaaaaa ... Pour la thune , m'sieur. Enfin je veux dire, l'argent. Enfin... vous savez quoi...

* Black mask, le regard toujours fixé sur son interlocuteur, laissa le silence retomber suite à la réponse reçue. Mais fini tout de même par s’éloigner d'eux, se retourna, leur tournant le dos *

Black Mask : Je suis censé le savoir ?

Homme n°1 : * réagissant au quart de tour fière de sa réponse, commencant à de nouveau se détendre malgré les râles de souffrance de son collègue * Bhaaaa, c'est vous l'boss, boss.

Black Mask: * Reprenant directement dérrière, en haussant le ton de sa voix * Non je ne sais pas. Et vois tu...

* Black mask fit une légère pause, se retourna brusquement, dégainant son revolver, le pointant en direction de son interlocuteur *

Black Mask: Je pense que toi non plus !

* A la suite de ses mots, Black Mask pressa la détente. Un bruit sourd suivi, accompagné d'un jet d’hémoglobines, éclaboussant son collègue. L'homme s'écroula pied du bureau, rependant quelques morceaux de cervelles a quelques mètres de son cadavre. Le sang s’écoula avec abondance jusqu'au pied de son collègue toujours cloué a la table en bois. Le canon fumant de Black mask pris la direction du visage de sa seconde victime. Malgré sa douleur, le sang de son ami sur son visage, les larmes et la morve bouchant ses narines, l'homme réussi tout de même à articuler quelques mots.*

Homme n°2 : On... On...On est là... Po...Pour... Pour vou...vous servir M'sieur.

* Le canon se releva et repris la direction du holster de Black Mask. Black Mask, son regard satisfait, se rapprocha de sa victime, glissant ses doigts sur le long de la table, quand un homme surgit dans la pièce essoufflé. Le visage de Black Mask se tourna vers ce nouvel arrivant.*

Homme essoufflé * une main sur les cotes * : Pardon patron, mais c'est pour vous dire que Jude est enfin arrivée. Elle attend là * en pointant un angle pas très loin de sa position *

Black Mask : * Le regard durci par la nouvelle * : Emmène là moi !

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Message envoyé le : Mar 15 Nov - 21:34

Jude Nashton
Les dock. La dernière fois que Jude y avait mis les pieds, cela avait pris une sale tournure. A vrai dire, elle ne savait pas vraiment pourquoi elle obéissait encore et toujours, inlassablement, comme un mouton. Elle se savait aller à l'abattoir, à chaque fois, et pourtant... Un pied devant l'autre, elle ne bronchait jamais. Sûrement parce que la gamine en elle savait à quel point les choses seraient plus difficiles encore si elle s'esquivait. Peut-être qu'ils estimeraient simplement qu'elle avait retenu sa leçon ? Ils lui confieraient sa charge de travail ce soir, et elle reprendrait cette course à la vie si dénuée de sens, comme avant. Jude ne perdait pas de vue l'accord tacite qui avait été passé avec son second employeur. Elle devait être ses yeux et ses oreilles au sein de l'organisation de Mask, c'était primordial à sa survie dans Gotham. Il ne l'avait pas tué à cause de son lien de sang... Aujourd'hui encore elle se demandait au nom de quoi. Mais peut importe... A présent, Jude ne pouvait plus juste se contenter de vivoter et de pleurnicher quand les choses n'allait pas. Elle se devait de trouver sa place dans ce monde aliéné... Agonisant. Pour certaines têtes bien pensantes, cela aurait voulu dire trouver une bonne place, se cantonner au métro-boulot-dodo, fonder une famille -si dieu nous le permet-, et ainsi de suite. Mais qu'en était-il pour ceux qui vivaient comme elle ? Ceux dont les deux jambes sont prises dans les sables mouvant du vices. Ceux dont le moindre débattement semblait les y ancrer d'avantage...

Il était déjà très tard quand elle arriva sur les lieux du rendez-vous. Elle était même en retard pour tout dire, mais peu lui importait. La rouquine avait demandé à son amie de la réveiller à temps, mais elle ne l'avait étrangement pas fait. Dawn et son sens des priorités avait certainement encore frappé... A l'extérieur du bloc se trouvait les habituels, montant la garde l'air de rien. La jeune femme eu une montée de rage en reconnaissant ses bourreaux de la dernière fois. Un frisson la parcouru. A mis chemin entre colère et peur, la jeune femme avait encore sa couronne d'ombre et de peine pour lui cercler le sommet de son crâne d'un étaux invisible. Son regard était aussi noir que la nuit qui l'accompagnait. Son visage marqué restait le plus impassible qui soit, comme intemporel. A part en connaissant l'être derrière le masque, on ne pouvait jamais réellement déterminer son âge au premier regard. Perdue dans une sorte d'enfance à l'innocence étouffée, de soif de vengeance croupissante. Entre deux éclats de voix guidés par sa verve provocante, sa jeunesse d'âme vous explosait au visage autant que son corps meurtri. Jude ruminait inlassablement, chaque jours. Elle ne pouvait demeurer souillon, elle ne pouvait se contenter d'être chien au milieu des loups, limitant sa jacte à grogner et mordre. Oui, Jude devait apprendre à devenir un loup elle aussi. Oui mais... Jude avait une peur viscérale qui lui tiraillait les entrailles. Des "et si" avec lesquels elle referait le monde. La jeune femme craignait pour la vie, pas la sienne, celle du peu de personnes qui avaient daigné lui tendre la main. C'était en quelque sorte sa muselière à elle, celle qui l'empêchait de ronger sa laisse jusqu'à la liberté.

Jude savait que ses actes de rébellion pouvaient s'avérer plus dangereux pour les autres que pour elle même. Pourtant, dans un sens, elle se sentait comme étouffer lorsqu'elle se retenait de l'ouvrir. La gamine tenta de ne pas prendre plus d'attention que cela aux remarques déplacées de ses "camarades". Encore boitante de sa correction d'Oswald, c'était à celui qui cognerait le plus fort. Au bout d'un moment, un type sorti de l'entrepôt et se dirigea vers la rouquine, lui intimant de se "bouger le cul car le boss voulait la voir" ... Attendez ? Le boss ? Même si son visage ne laissait rien paraître, son estomac se noua. Elle savait de quoi était capable le monstre derrière son masque noir, et pourtant, elle ne l'avait jamais rencontré directement. A la manière d'Oswald quelques jours plus tôt, elle ne pu s'empêcher de se dire que la situation puait vraiment. Jude regarda la ruelle par laquelle elle était arrivée, se tâtant de prendre la fuite. Elle boitait, on l'attraperait forcément et ce serait pire après. S'impatientant, le gorille tendit le bras pour agripper celui de la jeune femme, ce qui la poussa à s'ébrouer, lui beuglant de ne pas la toucher, qu'elle lui broierait les jumeaux Balio et Sunder si jamais il osait. Pourquoi fallait-il que les choses soient toujours si compliquées ? Elle se laissa conduire jusqu'au boss sans trop faire d'histoire, pour une fois...

Pour la première fois, elle affrontait là, face à elle, le regard noir de cette démence froide qui habitait Roman Sionis. Elle était mal à l'aise... Elle était tellement mal à l'aise. Ne rien laisser paraître, jouer les fortes têtes encore et toujours. Il ne la briserait pas.

- Voilà la pisseuse boss...
- Pisseuse ?

Jude eu un instant d'arrêt, elle jeta un regard noir à la baderne qui l'avait escorté jusqu'à son mouroir. Non, cette fois encore Jude Nashton ne saurait retenir sa langue.

- ... Ca fait combien de temps que t'as pas vue tes pieds l'homme montgolfière ?
- Écoutes moi bien merdeuse ! Le jour où tu seras la moitié de l'homme que je suis...
- Mec... Je suis déjà la moitié de l'homme que tu es, peut-être même le tiers et sans trop forcer.

D'une poigne rude, il agrippa le col de son blouson, l'air menaçant. Il lui ordonna fermement de se taire avant que le spectateur principal de cette ridicule mascarade ne s'échauffe et ne les punisse tous les deux. Après une ultime provocation, il la lâcha, la repoussant dans la direction du Mask, comme un agneau qu'on jette en pâture. Le regard dédaigneux, elle porta à présent son attention sur l'intéressé.

- ... Et vous m'voulez quoi vous ? J'ai rien à vous dire. J'étais pas là, j'ai rien vue, rien entendu. Et quoi qu'on vous ai raconté, c'était pas moi il a menti.

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