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La colère est mauvaise conseillière (PV Oswald Cobblepot)


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Message envoyé le : Mer 14 Sep - 21:59

Ruth Meyer
Ce connard ne perdait rien pour attendre !
C'est ce à quoi pensait Ruth en traversant les couloirs à grandes enjambées, brandissant son badge de police au nez de ceux qui tentaient d'entraver son inexorable progression.

Deux semaines qu'elle vivait un calvaire au sein même de sa vie privée.
Tout avait commencé par une lettre de menace, une de celles découpées dans les lettres d'un journal, non signée, évidemment. « CeSse D enqUeter suR l'AFFaire ». Elle ne savait que trop bien de quoi on parlait. Cette fameuse fusillade incluant des membres du groupe du Pingouin qui avait eu lieu dans les quartiers sordides du Bowery. Un de ses collègues avait été tué lorsqu'à peine arrivés sur la scène de crime, ils avaient été visés par d'autres hommes de main. Ils n'arrivaient pour l'instant à les relier à aucun groupe, mais Ruth aurait mis sa main à couper qu'ils étaient à la solde du manchot qui se trimballait présentement à Arkham.
Jusque-là, rien que de très habituel. Presque monotone. Ruth s'était habillée, elle était partie bosser, comme d'habitude.
Le lendemain, elle trouvait un pigeon mort dans son casier, avec une nouvelle lettre similaire.
Cette petite affaire avait duré assez longtemps, mais ne cessait d'escalader dans le gore et la violence, et Ruth commençait à en avoir sacrément assez de ce petit jeu. La dernière en date l'avait décidée à agir. Emy avait pleuré toute la soirée, et elle savait qu'elle n'effacerait jamais de sa mémoire l'image du chat de l'appartement démembré au milieu de la cuisine. Le sang avait mis des heures à se laisser arracher du linoléum, et comme sa collègue refusait catégoriquement de jeter le corps à la poubelle, l'inspectrice avait dû aller confier le corps à un vétérinaire pour crémation, lequel l'avait regardée plus bizarrement que quiconque dans sa vie entière, sauf peut-être ses parents quand elle leur avait annoncé qu'elle souhaitait passer le concours de l'école de police.

Tout ça l'avait suffisamment saoulée pour qu'elle écarte, pas très doucement, les agents de sécurité de son chemin avant de tourner enfin à l'angle du couloir qui donnait sur les cellules. Les patients ne prêtèrent pas tous attention à sa folie furibonde, et ceux qui se plaquaient contre la paroi de leurs cellules ne furent pas plus remarqués que s'ils étaient restés immobiles.
Elle avait aperçu sa cible, et elle ne la lâcha pas des yeux jusqu'à arriver à son niveau. Le personnel de l'asile était resté à la porte de la salle, attendant de voir ce qui allait se passer, sauf un des médecins qu'elle avait attrapé par le bras et à qui elle avait intimé de la suivre.
Elle se saisit de la carte qui pendait à une bride à son cou et s'en servit pour ouvrir la porte de la cellule du Pingouin avant d'y pénétrer.

Elle n'avait tout d'abord pas été sûre de la provenance des menaces. Ca semblait bien le style que pouvait employer l'homme de la pègre, mais quelque chose la dérangeait. Pourquoi ne pas lui envoyer des hommes de main directement ? Mais elle comprenait au final qu'il s'agissait d'un jeu pour lui. Le chat et la souris. Qui allait craquer en premier.
Ce midi, en revenant manger chez elle pendant sa pause, elle s'était trouvée nez à nez avec un putain de pingouin au milieu de son salon. Le pauvre animal était affalé sur le canapé, crevant de chaud, et s'était mis à courir dans toute la pièce, paniqué, laissant maintes fientes derrière lui, lorsqu'elle était entrée. C'avait été à la fois le déclic, et la goutte d'eau.

Elle saisit l'homme par le col et le plaqua violemment contre le mur. Elle n'eut pas grand mal, la chose devait peser cinq kilos de moins qu'elle tout mouillé. Une vraie allumette. C'aurait été drôle de se rendre compte du peu de consistance d'un tel parrain de la pègre, dans d'autres circonstances. Mais Ruth n'avait pas vraiment la tête à rigoler, là, tout de suite.

« Qu'est-ce que tu me veux, à la fin ?! Pourquoi est-ce que je reçois des menaces de ta part depuis deux putain de semaines ? Je la lâcherai pas, cette enquête, fils de pute, alors c'est pas la peine de te donner de mal crois-moi ! »


L'image d'Emy en larmes suppliant Gordon pour un jour de congé pour faire le deuil de son chat lui remonta à l'esprit et creva comme une bulle dans son cerveau, la forçant à plisser les yeux pour la dégager. Elle tira le Pingouin (le deuxième qu'elle croisait aujourd'hui, putain de merde, quelle journée, il faudrait qu'elle appelle le zoo tout à l'heure...) vers elle, avant de le rejeter violemment contre le mur, tout en le lâchant.

« Qu'est-ce qu'ils foutaient dans le Bowery tes hommes, d'abord ? Et combien t'as corrompu de flic pour couvrir tes trafics de salopiaud ? Tu penses que la police va te foutre la paix et que tu vas te la couler douce ici ? Think again ! »

Elle allait lui balancer un pied dans les côtes par pur réflexe, ou quelque chose dans ce genre, mais elle se retint de justesse. Elle avait déjà conscience de faire une scène et d'être en passe de recevoir l'engueulade de sa vie, inutile d'aggraver son cas. Seulement... Elle ne pouvait pas résister. Elle manquait de sommeil. Trois appels par nuit en moyenne. Elle avait fini par débrancher le téléphone, et tant pis pour les coups de fil importants, mais elle ne pouvait pas éteindre son portable, sur lequel ses chefs pouvaient à tout moment tenter de la joindre lorsqu'elle était d'astreinte.
Elle avait l'impression que le Pingouin agissait dans l'ombre, la harcelait par plaisir, se moquait d'elle.
Et elle détestait qu'on se moque d'elle.
Il n'allait pas rigoler longtemps.

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Message envoyé le : Lun 3 Oct - 23:09

Oswald Cobblepot
Doucement mais sûrement, Oswald avait réussit à s'installer correctement dans l'asile d'Arkham. Les gardes de sécurité n'avaient pas été très difficile à soudoyer et n'attendait qu'une main tendue vers eux (main qui agitait quelques billets). La plupart étaient cons comme des pupitres, c'était un fait, mais l'argent les rendaient fidèles. L'argent et les menaces. Les trahisons n'étaient pas très bien vue à Gotham et elles étaient reçues assez violemment dans les plus grands gangs de la ville. Se faire des alliés et les garder était plus difficile qu'une partie d'échec jouée les yeux bandés.
L'argent et les récompenses rendaient une bonne partie de la population fidèle. Les menaces et les faux-suicides des proches aidait l'autre partie de la population à offrir sa fidélité.
Oswald ne pouvait pas acheter des fous mais la sécurité s'occupait de les tenir éloigné de lui. La plupart des psychiatres étaient bien contents de ne pas avoir son dossier et les paris sur combien de temps la petite Velma allait tenir devaient fuser. Et pourtant … Velma était un petit miracle. Leurs séances semblaient doucement porter leurs fruits. Elle était le jeune espoir de l'asile. Oswald Cobblepot semblait se calmer de jour en jour. Halleluia.

Il ne manquait de rien. Le cuistot s'était même efforcé à lui préparer quelques plats un peu plus mangeables suite à un passage à tabac tout a fait hasardeux alors qu'il rentrait chez lui. La situation ne lui plaisait pas mais elle devenait convenable. Tolérable.

C'était occupé à lire les nouvelles de la semaine dernière dans le journal le plus récent qu'on avait réussit à lui procurer qu'il fut déranger par un ouragan de jurons. Il n'eut pas vraiment l'occasion de prendre le temps de réaliser ce qui se passait qu'il se retrouva à virevolter dans la pièce comme une poupée de chiffon. Il pensa d'abord qu'un patient un peu trop dangereux avait glissé entre les doigts de la sécurité. Mais aux hurlements de possédé qu'on lui hurlait c'était peut être autre chose.
Recroquevillé sur le sol, les pièces du puzzle se mirent en place doucement dans sa tête. Il en manquait quelques unes mais l'essentiel était là. Une flic paumée, nouvelle en ville, avait eut quelques soucis et venait pleurnicher.

-Je ne sais pas si je dois être impressionnée par votre témérité ou votre stupidité. Oswald ricana et se redressa en s'appuyant sur le mur. Il faisait de son mieux pour retenir sa colère. Il ne devait pas craquer maintenant. Mettons deux-trois points au clair, ma chère dame. Je suis considéré comme un fou dangereux. Je ne suis donc pas responsable de mes actes. Concrètement je pourrai vous tordre le cou ici et maintenant, il ne m'arriverait pas grand chose. Mais vous... Laissez-moi vous dire que vous allez vous retrouver avec tous mes avocats sur le dos. J'espère que les services de police vous payent bien.

Bien entendu que la police allait lui foutre la paix. La police n'avait strictement rien à faire à Arkham. Et il allait lui faire regretter d'être venu le déranger ici. Oswald avait le bras long. Assez long pour venir foutre le bordel dans la petite vie tranquille de ce flic.
Il n'était pas assez stupide pour l'attaquer maintenant (même si l'envie le démangeait). La jeune femme était musclée et entraînée. A part rallonger sa date de départ de l'asile il n'avait rien à gagné (un séjour en salle de confinement, peut être?).

-De nous deux vous avez l'air d'être la plus cinglée. Essayez de reprendre vos esprits, voulez-vous. Je ne vous ai jamais vu de ma vie et jusqu'à maintenant vous n'aviez aucun intérêt pour moi.

Peut être un officier de police en manque d'attention? Ou devenu fou. Ça ne serait pas la première fois à Gotham. En tout cas il ferait jouer cette intervention musclée en sa faveur. Et se dépêcherait de trouver le plus d'informations sur la demoiselle pour lui donner une bonne raison de venir le déranger.
Oswald ouvrait et fermait ses poings dans un rythme régulier. Il devait rester maître de lui.

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Message envoyé le : Ven 7 Oct - 11:55

Ruth Meyer
Si elle avait été calme, Ruth aurait sans doute compris que quelque chose clochait. Elle n'était pas particulièrement intelligente, mais elle n'était pas non plus stupide. Seulement, la vision de sa coloc, en pleurs devant le corps de leur chat écartelé abandonné comme une vulgaire ordure sur le sol maculé de sang de leur cuisine lui avait retourné l'estomac et le cœur. Elle était furieuse, et les gardes qui approchaient d'elle à grands pas ou les paroles glaciales de son ennemi ne pouvaient pas plus la retenir qu'un souffle de vent.
Elle eut néanmoins une brève hésitation lorsqu'il mentionna ses avocats et les torts qu'ils allaient causer à la police. Elle savait qu'ils n'avaient pas besoin de ça, mais elle était allée trop loin pour reculer. IL était allé trop loin pour qu'elle recule ! Le chat, bordel ! Elle voulait bien croire qu'il soit un taré dangereux. Qui allait faire ce genre de chose à un pauvre petit matou sans défense ? Il pouvait venir la voir directement, s'il voulait qu'elle arrête son enquête. Il pouvait la passer à tabac, il pouvait la descendre, au lieu de ces menaces à la con.
C'est à ce stade de la réflexion qu'elle le lâcha.
Il y avait un élément qu'elle ne comprenait pas, clairement. Mais qu'est-ce qu'elle manquait ?! Les méfaits étaient signés, le but en était clair...Qu'est-ce qu'elle manquait.

« Ne jouez pas à ce petit jeu, ce n'est pas parce que vous dites que ce n'est pas vous devant les caméras de l'asile que je n'ai pas de preuves ! Vous vous êtes introduit chez un flic, vous essayez de faire pression sur les forces de l'ordre, ça aussi, vos avocats vont pouvoir vous en défendre ? »

Une grosse patte s'abattit sur son épaule et une voix se leva dans son dos, lui intimant de s'éloigner du prévenu. Elle fit l'inverse, brandissant un doigt sous son nez.

« Si vous continuez de vous mêlez des affaires de la police, vous allez le regretter. Les choses changent, à Gotham. Et pas dans votre intérêt. »


C'était à la fois vrai et faux.
Purifier la ville du crime qui la rongeait était loin d'être effectué. Avoir arrêté le Pingouin n'était pas une victoire. Ils ne savaient que trop bien qu'il serait bientôt en liberté. Il s'était sans doute déjà fait un trou confortable à Arkham, et Ruth grinçait des dents rien qu'à l'idée qu'il puisse se la couler douce ici, avec une gentille, jeune et jolie psy chargée de le soigner, comme si une rédemption était possible pour un parrain de la pègre de sa trempe.
D'un autre côté...
Ils avaient attrapé le Pingouin.
Ca n'arrivait pas tous les jours. Et à une quantité infime de détails troublants pour celui qui savait observer, Gotham changeait au rythme de chacun des incidents qui tenaient place de respiration pour la ville putréfiée. Le Batman veillait au grain. La police, du moins les flics qui n'étaient pas corrompus, luttaient sans gagner de terrain mais sans perdre pied. On passait à la phase de jeu suivante. Qui, des forces de l'ordre ou des criminels, l'emporterait ? Difficile à dire pour le moment. Mais cette impression que tout allait se jouer dans les mois à venir faisait régner un climat de fin du monde sur les locaux de la GCPD.

Elle se décida sur un coup de tête. Elle savait qu'elle aurait des problèmes à cause de ça. Mais après tout, au point où elle en était... Elle pouvait aussi bien finir le boulot qu'elle était venue accomplir ici.

« Et c'est pas tes menaces qui m'arrêteront, ordure ! Jamais !»

Et pour illustrer sa déclaration, elle lui décocha un vigoureux coup de poing, en visant juste entre le coin de l'orbite et l'arête du nez. Elle n'avait qu'une tentative, mais elle fut fructueuse : il en garderait un œil au beurre noir et sa narine laisserait échapper un flot de sang pendant plusieurs minutes. Alors qu'on lui tordait le bras en arrière dans une clé qui menaça de lui démettre l'épaule, Ruth se laissa faire. Elle était venue parler au Pingouin, et ils avaient eu leur petite discussion à cœur ouvert. Maintenant elle avait autre chose à foutre, nommément, éponger les dégâts qu'elle avait causés et se faire engueuler par la direction.

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