Un petit vote toutes les deux heures !

Dans Arkham, personne ne vous entendra crier. [ft Timothy]


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Message envoyé le : Jeu 1 Sep - 20:47

Ezéchiel Dawson
« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! »

Encore un cri inarticulé. Un hurlement indistinct. Tu ouvres grand la bouche, comme un nouveau-né. Tu ne sais plus très bien si tu rêves ou si c’est la réalité, si ces ombres menaçantes sont vraies ou ne proviennent que de ton imaginaire. Qu’est-ce que ça change de toute façon ? Tes poignets seront quand même lacérés, tes mains griffées et ton corps abimé. Il y des moments de clarté dans ton esprit, comme si les nuages qui t’obstruaient la vue laissaient place à un grand ciel bleu mais ça ne dire jamais longtemps. Et les cauchemars reviennent en plus forts, plus vrais. Il est approximativement quatorze heure, tu dormais dans ta cellule quand un vent froid t’as tiré de ton sommeil, et les ombres étaient là, elles avaient un visage humain et t’injuriaient, comme à chaque fois. Le refrain est le même, tu es un raté, un nul, un gêneur. Leurs ongles battants essayaient de griffer ta chair et tu usais de tes bras comme un bouclier.

Les gardes sont arrivés à ton troisième hurlement, ils ne se sont pas pressés parce que de toute façon c’est un travail fatiguant et mal payé. Que le patient meure ou pas, ils sont payés. Mais là, tes cris stridents ont finis par leur filer la frousse, alors ils se sont tous trois regardés et sont allés voir dans ta cellule. Pelotonné contre un mur, tu hurlais en agitant tantôt tes mains devant toi, tantôt en te lacérant les bras avec tes ongles. Les trois gaillards se sont lancé des regards et l’un est parti chercher le docteur Elkins. Les deux autres sont entrés pour te soulever en passant leurs bras sous les tiens.

Ils ont bien essayé de te faire marcher mais rien à faire. Tu étais complètement hagard. Tu poussais des gémissements à fendre l’âme ou des insultes à moitiés vomies. Les ombres rampaient, elles mangeaient les gardes et allaient les posséder. Bientôt, ils te feront du mal, eux aussi. Et cette sorcière d’Elkins tout autant. Il te fallait passer par un couloir assez large pour que tu te débattes et prenne la tangente, au moment où tu allais ruer dans les bras des deux molosses, le troisième rapplique en suant comme un bœuf.

« La doc’ est pas là ! Qu’est-ce qu’on fait d’lui ??? »

Nouvel échange de regards, quelques jurons lâchés par-ci par-là. Ils regrettent de t’avoir sorti de ta cellule. Tant pis. Ils décident d’un commun accord de te coller dans une cellule capitonnée, histoire que tu ne t’amuses pas à te jeter contre les murs ou à te pendre à ton lit. Ils font demi-tour pour prendre le bon chemin. Celui-ci aussi tu le connais, oh oui. Il y a d’abord le couloir avec des cellules vides, un couloir effrayant où les ombres se glissent sous les portes de métal pour te happer dans les ténèbres. Ensuite il y a les grandes baies vitrées où tu passes de longues heures à regarder les jardins et la ville. Puis le couloir sombre des cellules capitonnées pour les patients dangereux pour eux ou pour les autres résidents. Tu ne veux pas y aller, elles sont sombres, terrifiantes, il n’y a aucun meuble pour se protéger ou se cacher. Et soudain, la panique t’envahit, tu freines des quatre fers dans le couloir aux baies vitrées, et tu pousses un grand cri de rage.

« Ferme ta gueule ! »

Tu rues, réussi à te libérer de la poigne de fer des gardes qui te pensaient trop amorphe pour te rebeller. Dans ton élan, tu fonces dans le mur, t’y appuies pour prendre un peu de vitesse et décroche un coup de poing au garde le plus proche. Le deuxième te saisit par l’arrière en t’imposant une clef de bras. La douleur te rend complètement fou mais la main de l’homme est trop forte. Le garde que tu as frappé crache un filet de sang en grognant des insultes. Il est rongé par la colère.

Ils s’acharnent à trois, les coups pleuvent sur ton ventre, ton dos, tes bras, ta nuque, tes jambes. Tu tentes vainement de te protéger en enroulant tes bras autour de tes jambes, recroquevillé par réflexe. Un coup heurte ton menton et tu te mords douloureusement la lèvre inférieure. Tu n’as jamais été un gosse martyrisé et, du fait de ta richesse, les gardes d’Arkham ont plutôt été sympas avec toi. Mais il semblerait que cette équipe-là ne soit pas de cet avis. Bientôt, tu ne peux plus que fermer les yeux et essayer de t’évader en esprit, ton corps n’est que souffrance. Tu ne sais pas exactement quand ça s’arrête, ni pourquoi, les pulsions de la douleur t’ont rendu sourd et aveugle à tout ce qui n’est pas toi. Tu t’arrange pour ramper contre un mur et de là, tu essaies d’essuyer le sang qui coule sur ta joue droite.

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Message envoyé le : Lun 5 Sep - 12:38

Timothy Drake
Batman avait eut besoin de se rendre à Arkham de toute urgence pour interroger un des détenus. Robin ne savait pas pourquoi, il n'avait pas été mis au courant encore, mais il l'avait accompagné puisqu'il était hors de question qu'il s'aventure seul dans Gotham. En tout cas pas sans le chevalier noir dans les alentours et prêt à bondir à son aide si le besoin se présentait. A présent que les cours avaient reprit, il était impossible pour lui de suivre Batman dans ses excursions nocturnes en semaine. Il avait tout de même apporté son costume au pensionnat de la Gotham Academy, juste au cas où l'occasion se présenterait. Et il ne doutait pas qu'elle se présenterait avec les messages de l'application qui ne cessait de le harceler et un Maître Corbeau à retrouver.
Trois jours que les cours avaient reprit et il était déjà laissé sur le carreau par rapport à la nouvelle affaire qui préoccupait Batman. C'était la police qui l'avait contacté. Scanner l'appel qu'avait passé le commissaire Gordon dans la Batmobile lui avait prit moins d'une seconde. Il avait appelé le justicier de la morgue du commissariat ce qui était loin d'être un détail anodin. Robin n'avait pas entendu les détails donné par le commissaire et Batman ne répondant que par monosyllabes ne l'avait pas aidé à déchiffrer de quoi il en retournait. Mais c'était assez important pour que Batman ne lui donne pas plus de détail et fonce directement à Arkham.
Les journaux n'avaient pas encore été mis au courant de l'affaire qui devait être d'une belle ampleur pour que Batman refuse de lui dire quoi que ce soit pour l'instant. Tim prétendait que ça ne le dérangeait pas. De toute manière il n'avait pas vraiment le temps de s'y intéresser de trop prêt avec la bat-application qui ne cessait pas une seule minute de lui envoyer un message de détresse. Il avait réussit à mettre de côté ces SOS le temps de la reprise des cours dans sa nouvelle école.

Robin n'avait aucune raison de participer à l'interrogatoire. En même temps là où Batman était impressionnant et effrayant lui apportait un petit côté édulcoré avec son costumes aux couleurs vives et ses plaisanteries jetées à la première occasion venue. Si en plus il ne devait rien savoir de l'enquête en cours... Tim se promit d'interroger Bruce à ce propos une fois de retour au manoir.

Assit sur les marches des escaliers menant vers des cellules, Robin attendait patiemment que Batman en ait terminé avec son interrogatoire. Il ne savait pas qui il devait interrogé ni combien de temps ça allait duré. Quelques membres du personnel de l'asile passaient devant lui avec un petit regard curieux pour cet enfant habillé en élasthanne des pieds à la tête, masqué et enroulé dans une sa cape. Mais personne ne questionnait à voix haute les méthodes de la Chauve-Souris et de son acolyte. Les psychiatres de l'asile étaient habitués à pire.

L'ennuie le gagnait petit à petit et malgré toute sa bonne volonté à vouloir attendre Batman assit tranquillement sur des marches d'escaliers, Robin finit par craquer. Il sortit son téléphone de la ceinture qu'il avait autour de la taille pour lancer l'application Pokemon Go.
Aucun pokemon dans les alentours directs en revanche un pokemon génétique se cachait non loin de là. Grand bien lui fasse, Robin pouvait bien abandonner son poste pendant dix minutes le temps d'attraper Mewtwo.
Et les yeux rivés à son téléphone, le petit justicier partit en chasse. C'était surprenant de voir à quel point la connexion passait bien malgré l'ambiance peu avenante et moderne qu'offrait les bâtiments. Mais il n'allait pas s'en plaindre.

Ce n'est pas l'apparition d'un quelconque pokemon qui lui font se détacher les yeux du téléphone, mais les cris de douleurs d'un garçon qui se fait tabasser par trois hommes dans un couloir qui ne lui dit rien (il a bien grimpé des escaliers et ensuite il ne sait plus trop …) . D'après leur uniforme ce sont trois gardes de l'asile, d'après celui du garçon c'est un détenu. Et vu son état il aurait plus sa place dans l'infirmerie plutôt que par terre à se faire amocher la figure de la sorte. Robin range son téléphone dans sa ceinture et réduit en quelques enjambées la distance entre eux. Il pose la main sur le bō à sa ceinture.

Qu'est-ce que vous faites ?! Ca suffit aux trois hommes pour se désintéresser du détenu. Un coup d'oeil à ce dernier lui dit qu'il n'est pas en état de riposter ou de se montrer dangereux pour l'instant. Robin lâche son arme. Il n'a aucune raison d'attaquer des hommes qui ne font peut être que leur travail et il n'a certainement pas envie de se battre ici et provoquer un scandale. Cet homme qui vient de se prendre une raclé est probablement un dangereux psychopathe. Il ne peut s'empêcher d'avoir pitié de lui, de l'état déplorable dans lequel ils l'ont laissé. Sans vouloir vous dire quoi faire, je pense qu'il faut l'emmener à l'infirmerie. Robin sourit aux trio de gaillards qui semblent se détendre un peu. Il va s'accroupir à côté du jeune homme qui se trouve dans un sale état. Il reste néanmoins sur ses gardes, prêt à bondir hors de sa portée ou à frapper s'il s'agite trop et se montre agressif. On est jamais à l'abri de quelques surprises avec les internés d'Arkham. Tu peux te lever ?

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Message envoyé le : Mar 6 Sep - 16:10

Ezéchiel Dawson
A un moment, après un temps infini, les coups cessent. Tu te demandes même si tu ne serais pas miraculeusement devenu insensible… Hm, même si les miracles ne sont pas monnaie courante à Arkham, tu profites de cet instant de répit pour garder les yeux clos et garder ton esprit vide. Les coups t’ont abruti, dans quelques heures tu ressentiras la haine et tu commenceras à te torturer les méninges, mais pour l’instant il faut apprécier la paix qui t’es offerte. Au moment de prendre une inspiration profonde, comme avant de dormir, tu sens une douleur aigue dans ton poumon. Si tu avais été tabassé à l’école, ou si t’étais battu avec tes copains, tu aurais pu savoir qu’il ne s’agissait que d’un petit bobo de rien du tout, au lieu de rester calme et t’endormir, tu ouvres grand les yeux, alarmé.

Et devant toi, surgit de nulle part, un lilliputien en costume vif. Il y a quelques temps, ta première remarque aurait été de lui dire que les couleurs n’étaient pas assorties, mais l’alcool, la drogue, la dépression aidant… tu te tiens les côtes en te redressant sur ton coude, un œil mi-clos par un sale hématome, afin de regarder le fameux Robin. Le Boy-Wonder. Et tu te souviens qu’avant d’atterrir ici, c’était ton héros, même s’il était apparu trop tard pour que tu ne rêves de devenir l’acolyte du Batman. Tu l’avais assez admiré pour que cela ne devienne, aujourd’hui, du fiel et de la jalousie. Pourquoi était-il encore au-devant de la scène tandis que toi, le grand Ezéchiel Dawson, tu gis devant lui comme une loque. Pourquoi ? Tu te mis à vouloir le voir tomber des hauts buildings de Gotham, transpercé d’une balle ou alors peut-être désavoué par son maître, le terrible Batman. Tu voulais qu’il souffre, autant que toi, plus même. Qu’il goûte à la brûlure des lumières et à l’ivresse de la célébrité et puis qu’il vive cette chute sans fin réservée aux meilleurs.

Pris dans ton tourbillon de honte et de haine, tu te mets à rire, ou plutôt à grincer tant tu as mal de partout. C’est presque en crachant du venin que tu lui dis, assez bas pour que les gardes n’entendent pas : « Ah !, sauvé pas un gamin ! ». Les joues échauffées par le ressentiment, tu te mets à rire franchement, alors que des larmes de douleur perlent le long de tes yeux. Tu te laisses tomber sur le dos, vaincu par tant d’ironie du sort.

« L’écoute pas, mon ptit, c’est un cinglé après tout ! »

Tu voulais communier avec le sol, devenir le sol, disparaître. Mais cet abruti de garde avait dû ouvrir la bouche, cet imbécile faible d’esprit. Même les patients savaient que sa femme couchait avec plus de types qu’une putain ! Dans un élan de stupidité pure, tu sautes sur tes pieds dans l’optique de l’attraper par le col pour essayer de le frapper. Même si tu avais pu l’atteindre, tes ras rachitiques et tes muscles atrophiés n’auraient pas causé un grand dommage, sauf peut-être à ton honneur. De toute façon, tu t’écroules avant même d’avoir bougé, une violente quinte de toux manquant de t’asphyxier. Tu trouves les revers du destin parfaitement injustes et ça te rends encore plus désespéré. Tu sais que le flot d’insultes qui jaillit de ta bouche ne fera qu’empirer ta situation, que tu ne pourras jamais renverser le karma en cédant à la colère mais… tu es certain que tu n’es pas fou. Les autres en revanche…

« Je ne suis pas un cinglé… je ne suis PAS un cinglé ! JE NE SUIS PAS UN PUTAIN DE CINGLE COMME TOUT CES DECHETS ! Si au début c’est un murmure, tu finis par hurler les derniers mots. Pauvre type, sous-merde, déchet ! »

Tu pars dans une énumération d’adjectifs pour désigner le gardien jusqu’à ce que ta tête heurte subitement le mur derrière toi. Tu n’as pas vraiment vu le coup venir, ni qui l’avait envoyé.

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Message envoyé le : Mar 6 Sep - 18:07

Timothy Drake
Robin n'a pas le temps de réagir qu'un poing vole sur le minois du détenu dont la tête s'abat avec un bruit sourd contre le mur. Il s'écroule au sol laissant le couloir bien silencieux sans ses hurlements de fou furieux. Un silence presque gêné. Doucement Robin se tourne lentement vers le garde dont le poing encore levé commence à prendre une teinte violacée. Ses jointures sont blanches. Il a l'air d'avoir du mal à réaliser ce qu'il vient de faire lui aussi.

Il s'était relevé un peu plus tôt quand le jeune garçon avait commencé à s'agiter (ce qui n'avait pas duré bien longtemps puisqu'il s'était écroulé sur la pierre froide en un temps record) pour garder un oeil sur lui. La folie offrait souvent des forces qu'on pensait insoupçonnées mais dans son cas il n'avait pas l'air d'avoir eut l'occasion de fréquenter les salles de sports. Robin n'aurait eut aucun problème à s'en occuper seul. Seul et les poings liés dans le dos vu son état. Mais un des agents s'en était occupé pour lui. Apparemment quelqu'un était susceptible. Et si Robin avait bien apprit quelque chose de Batman, c'était sa capacité à juger en silence et dans un malaise général ses interlocuteurs. Mais il était plus bavard que son acolyte et ses silences ne duraient jamais bien longtemps.

Est-ce que c'était vraiment nécessaire de le frapper? D'accord il insupportait tout le monde avec ses hurlements de goret mais il peinait à se tenir debout. Robin se garda bien de faire remarquer que bosser dans un hôpital psychiatrique quant on était incapable de garder son sang-froid était quand même sacrément balot. Ce n' était pas à lui de juger la façon dont ces hommes faisaient leur travail qui n'était pas des plus faciles. Il n'y connaissait strictement rien. Et il devait bien reconnaître qu'il était mal placé pour émettre la moindre objection envers la violence contre des personnes atteint de troubles mentaux. Mais il fallait reconnaître que celui-ci faisait vraiment peine à voir. Son soudain excès de démence avait quelque peu surpris Tim, voir effrayé. Ca semblait beaucoup plus proche que ces vilains iconiques qu'il pourchassait la nuit. C'était une autre réalité qu'il n'avait pas l'habitude de côtoyer.

Une nouvelle fois Robin s'accroupit aux côtés du jeune homme incapable de tenir sur ses deux jambes. Il attrapa sa main ce qui provoqua chez les gardes un mouvement unanime vers lui qu'ils n'achevèrent pas, incertains de ce qu'ils étaient supposé faire de ça. Je suis sûr d'avoir déjà vu votre tête quelque part... A la télévision je pense. Vous vous appelez comment? D'aussi près le détenu lui était familier. Mais s'il était curieux de savoir où il l'avait vu exactement, il avait surtout besoin de déterminer l'état de conscience de la petite victime qu'il avait sur les bras. Histoire d'en ajouter un peu il lui pinça la peau de la main pour le faire réagir à la douleur (quoi que … c'était bien minimum comparé à ce qu'il venait de déguster).Ouvrez les yeux.

L'infirmerie ne devait pas se trouver bien loin, mais pour l'instant Robin ne faisait pas assez confiance aux gardes pour leur laisser un homme à moitié mort sur les bras. De toute façon il doutait fort que l'interné se montre très coopératif. Autant qu'il y aille de bonne foi.

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Message envoyé le : Mar 13 Sep - 20:14

Ezéchiel Dawson
« Je suis sûr d'avoir déjà vu votre tête quelque part... A la télévision je pense. Vous vous appelez comment? »

Oh, ce refrain tu le connais, oui. Après lui avoir donné ton nom, il s’exclamera forcément que quelqu’un comme toi ne devrait pas être ici, comme si l’argent, la célébrité, la popularité avaient le pouvoir d’écarter les malheurs. A croire que tu devais rester droit dans tes bottes, juste parce que ton visage apparait dans les médias, et que par conséquent ta vie est pavée de joie et d’harmonie. C’est vrai, à un certain moment tu jouissant pleinement de ta jeunesse, de ta belle gueule et de ton talent, entre soirées, alcool, drogues et femmes. C’était le bon temps. Puis, t’as trouvé mieux, enfin en apparence. Quelques années de joie, de la dopamine pure. L’amour, le succès, l’argent. Et puis… non. Et pendant que tu prenais lentement conscience de cette vaste supercherie, des trahisons opérées derrière ton dos, on te disait « mais… avec tout cet argent, ta tête et ton talent, passe à autre chose ». Ah ! Quelle blague !

Alors, non, tu ne vas pas ouvrir les yeux, non, tu ne vas pas réagir, tu te laisses choir contre le mur, tu veux être seul, pleurer de tout ton saoul, crier, griffer, insulter… Et naturellement, tu t’enfonces plus encore dans le silence, espérant qu’ils vont partir ou te traîner dans un endroit calme. Aussi clairement que ton besoin de te rouler en boule, apparaît la nécessité de parler. Dieu merci, ta fierté t’empêche de t’épancher devant ces salauds alors… Alors tu ouvres la bouche, tu murmures à l’intention unique du jeune héros : « Aide-moi… S’il te plaît ». Les dents serrées, les yeux fermés tu t’éloignes lentement de la réalité, en attendant qu’il sauve la situation avec ses collants flashy, et tant pis si c’est un gosse qui te repêche, tant pis si tu dois t’agenouiller pour respirer. Tu suffoque, l’asphyxie est proche. L’idée de juste disparaître se faufile entre les autres, mais ce serait donner raison à ces traitres, à ceux qui ont profité jusqu’au dernier moment, au dernier éclat.

Pendant que tu te laisses aller à l’auto-apitoiement, il te semble que les gardes et le jeune garçon ont une discussion, sans doute à propos de toi. Tu en viens, un instant, à te demander s’il ne va pas t’abandonner aux gardes afin qu’ils finissent le travail. Mais non, Robin semble donner le signal du départ alors, vautré contre le mur, tu pousses sur tes jambes pour te relever en coulissant contre la surface. En titubant, tu suis les couleurs éclatantes de son costume et lentement ton esprit est moins embué par tout un tas de stupides idées.

L’infirmerie est vide, comme souvent, tu te laisses choir sur un tabouret près de la fenêtre, à l’odeur tu devines que c’est là que les gens fument, sans doute l’infirmière. La vue donne sur l’entrée du bâtiment. Même s’il fait beau temps dehors, la lumière ne pénètre pas dans la pièce, mal orientée. L’asile lance une grande ombre sur son portail en fer et sur le chemin qui y mène. N’importe qui lui trouverait un air glacial peu avenant. Tu tends la main vers un plateau en fer posé sur une espèce de table sur roues dans l’espoir d’y prendre un calmant pour les coups, mais ta vue se trouble et l’ustensile chute en provoquant un bruit assourdissant.

« Merde ! »

Du haut de ton tabouret, les médicaments sont hors de portée, tu sautes de ton perchoir et finit par t’asseoir sous les fenêtres, les genoux ramenés sous le menton. Robin est parti dieu sait où, probablement juste à côté de toi mais comme tu caches ton visage entre les bras, tu ne le vois pas.

« Hey gamin… Robin, c’est ça ? Moi c’est Ezéchiel. C’est naze comme nom, hein ? C’est l’nom d’un prophète. Il paraît que ça veut dire « que Dieu fortifie ». Tu lèves la tête et souris avec une pointe d’amertume. J’ai l’air solide hein, à me faire tabasser par cette bande de co… Merde ! »

Tu n’as pas tellement envie d’entendre la réponse du camarade du Batman, car il pourrait tout aussi bien t’accuser et t’enfoncer un peu plus le bec dans l’eau. En désespoir de cause, tu relance la conversation aussitôt en lui demandant s’il aime la musique. En attendant sa réponse, tu saisis vivement la pommade anti-inflammatoire et t’en badigeonne allègrement le bras.

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