Un petit vote toutes les deux heures !

Si vous regardez les choses sous un autre angle, elles prennent une tout autre signification. [Quinn Hennings]


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Message envoyé le : Dim 7 Aoû - 21:10

Kathérina Barrow
L'Amante religieuse
Deviens Protagoniste
Quinn & Kathérina



Enfin, elle avait eu la délicieuse occasion de sortir d'elle même pour aller à la bibliothèque. Jusqu'à aujourd'hui, c'était sa thérapeute, Mme Waterhouse, qui lui apportait des livres à sa cellule et c'était cette dernière qui les choisissait et les lui conseillait. Malgré le fait que les livres qu'elle lui attribuait pouvaient se montrer intéressants, voir même divertissants, ils ne lui apprenaient rien. Bonnie n'avait que faire des romans d'amour, des vieilles passions Shakespeariennes ou de fantaisie. Elle voulait encore apprendre des humains, elle désirait connaître le fonctionnement de ces derniers dans les moindres détails, allant de la façon dont les muscles se contractaient lors des mouvements, lors de simples soupirs, jusqu'à ce qu'il pouvait bien se passer à l'intérieur de la tête, dans la boite crânienne. Le Cerveau représentait le schéma complexe de la pensée humaine, et Bonnie avait bien l'intention de le décortiquer. Bien que dans les livres de fictions (ou même inspirés d'histoires vraies, ou encore lorsqu'il s'agissait de biographies) on pouvait trouver une large palette de vivants; beaux ou laids, intelligents ou simplement stupides, bons ou mauvais, ils étaient, selon Bonnie trop... ternes, manichéens et... finalement elle les connaissait déjà tous. Durant son escapade meurtrière, elle avait rencontré tout un tas de personnes différentes et finalement toutes semblables. Elle leur avait trouvé quelque chose de passionnant sur le coup mais passé quelques heures, ils n'avaient plus rien à montrer, plus rien à explorer et à dévorer, comme des bouquins si remplit de mots au tout début que s'en est décourageant et puis... vient la fin, le dénouement. Et on veut un autre livre. Elle avait donc côtoyé des Roméo, des Sherlock, des Antigone, des Alice, des Bel-Ami ou encore des Candide, elle les avait tous aimé follement le temps d'une nuit pour finalement se rendre compte qu'elle cherchait encore son personnage préféré.

Alors, elle voulait de la théorie, des bouquins remplit de généralités ou plutôt de vérités, de fonctionnements, d'études. Elle voulait savoir, connaître les méandres de l'esprit humain, les mécanismes du coeur et de la pensée pour pouvoir la contrôler comme elle avait su habilement le faire avec ses amants pour les dominer tous. Certes, la nymphomane avait apprit, elle avait de part ses expériences conscience que tout le monde avait une conception différente de l'amour, de la sexualité, de la liberté et donc des façons contraires à elle de les aborder. Néanmoins, elle s'adaptait, elle jouait des rôles pour convenir à chacun, inspirer la confiance. Sachant que deux solitudes peuvent s'annuler, que la chaleur d'un corps peut faire oublier n'importe quoi, elle avait quelques bases pour manipuler à sa guise. Mais ce n'était pas suffisant, ce n'était jamais suffisant.

Un garde l'avait conduite à la bibliothèque en lui passant les menottes au préalable. Il était seul à marcher avec elle ; en effet, même s'il était d'usage premièrement d'avoir deux gardes aux côtés des aliénés celui là n'avait pas jugé utile de déranger un collègue dans la mesure où la brindille qu'il devait surveiller peinait bien assez à marcher et à tenir sur ses jambes pour avoir la brillante idée de lui sauter dessus. Si cela se passait comme cela, il n'aurait aucun mal à la repousser ou à la briser en deux. Alors, il décida de lui apporter de l'aide pour marcher, tout en surveillant ses mouvements, ses réactions gardant tout de même à l'esprit que sous l'apparence enfantine de la danseuse (enfin, désormais l'ex-danseuse) se terrait une dégénérée cannibale.
En arrivant face à la porte qui donnait sur la salle, elle se dégagea et entra à l'intérieur vivement, comme une gamine dans un magasin de jouets et fonça parcourir les rayons de la bibliothèque. Elle prit tout un tas de livres différents ayant en commun l'anthropologie et s'installa à une table seule pour commencer à les dévorer un à un. Le garde se posta non loin, gardant un oeil sur la nymphette qui n'avait qu'une petite heure pour s'extasier devant les pages illustrées et annotées de ces ouvrages. Puis, l'air insatisfaite, elle se leva à nouveau reprenant quelques livres sous le bras pour les échanger avec d'autres, répétant cette action plusieurs fois, cherchant le livre parfait.

▽J'ai passé ma vie entière sur ces tableaux, m'attardant patiemment sur chaque détail. Au fil des ans, j'ai chassé. J'ai eu soif, un peu plus chaque fois. Jusqu'au jour où les traits d'une espèce qui m'avait échappé se sont esquissés devant moi.
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Message envoyé le : Dim 4 Sep - 21:36

Quinn Hennings
Assit contre une des étagères de la bibliothèque, Quinn ressemblait plus à un gros morse échoué et se laissant mourir dans un coin de sa plage plutôt qu'un être humain en parfait moyen de ses capacités. Il n'avait clairement pas envie de travailler en cette douce journée. Le mauvais temps se reflétait sur son humeur des plus moroses.
Il passait beaucoup trop de temps à son goût enfermé entre des livres poussiéreux qui ne l'intéressaient pas le moindre du monde. Les seuls patients qu'il voyait étaient doux comme des agneaux shootés ou ne semblaient pas vraiment avoir leur place ici. Ils étaient toujours entourés d'infirmiers qui avaient plus des airs de videurs et Quinn avait rarement l'occasion de les approcher de trop près. Ses excursions en dehors de la bibliothèque avaient été remarquées et plusieurs membres du personnel s'en était plaint. Peu appréciait ses tendances à fouiner partout, à photographier tout ce qu'il trouvait avec plus de vivacité qu'un touriste à la découverte d'un nouveau pays.

Confiné dans sa forêt d'arbres râpés, il n'avait pas d'autre choix que d'attendre la fin de sa journée. Et il était hors de question de venir en aide à qui que ce soit ou de travailler (du peu qu'on lui réclamait (c'était à se demander comment cet asile était réellement géré)). De sa position assise, Quinn finit par s'allonger sur le sol sale et poussiéreux, n'en tenant pas compte. Il voyait régulièrement des techniciens de surface s'occuper de nettoyer l'endroit (toujours aux moments les plus incongrus et les moins pratiques pour tout le monde, ça semblait être une règle d'or par chez eux) et malgré tout leurs efforts Arkham semblait constamment encrassé. La poussière et la saleté devaient probablement être incrustés dans les pierres.
Quinn s'installa sur le ventre, une position bien plus confortable pour aller fouiner dans les réseaux sociaux et voir les nouveautés qu'offraient le net.
Rien d'extraordinaire depuis cinq minutes.

La bibliothèque était déserte si ce n'était de lui, un infirmier et une patiente qui passait plus de temps à se lever que rester tranquillement assise sur sa chaise. Elle donnait l'impression de vouloir lire toute la bibliothèque (du peu d'ouvrages qu'elle proposait) malgré son temps limité.
Bon, à défaut de pouvoir se divertir ailleurs, elle conviendrait parfaitement à tuer son ennui. Quinn se leva (ne prêtant pas attention à l'état lamentable de ses vêtements) pour rejoindre la jeune femme. Maigre, presque cadavérique, elle aurait semblé plus à sa place dans un hôpital que dans un asile. Si elle était dangereuse, elle le cachait bien. Un coup de vent aurait pu suffire à briser les brindilles qui lui servaient de jambes.

Quinn arracha le livre des mains de la jeune femme pour regarder (d'une moue peu convaincue) la couverture avant de le poser sur une des piles de livres qui se trouvaient sur la table.

"Pour faire autant d'allées et retours en si peu de temps tu te contentes juste de voir s'il y a des images dedans ? Parce que sinon je peux te proposer de très bons exemples de Martine. Martine va à l'école, Martine va à la ferme, Martine se prend des électrochocs." L'agent de sécurité semblait plus perplexe par l'intervention de Quinn que réellement dérangé. Ca leur servait à tout deux de divertissements. "Parce que là t'es en train de niquer tout les classements que j'ai fais. Si t'as besoin d'un truc demande, ça sera plus simple."



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Message envoyé le : Mer 5 Oct - 18:41

Kathérina Barrow
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Bonnie était turbulente, ce n'était pas nouveau, mais elle se plaisait à l'être. Lorsqu'elle pouvait se trouver dans cette enveloppe charnelle -ou du moins, cette simple enveloppe, puisqu'elle n'avait aucune raison d'affirmer qu'elle était bien faite de chaire et d'os-, elle vivait plus qu'il ne lui était permis, et c'était bien cela qui lui avait été reproché mainte et mainte fois. Tout était discutable pour elle, cela pouvait aller du simple fait de penser jusqu'à remettre la raison et la morale en question et.. pire, remettre les règles en cause ! Elle avait voulu apprendre, se plonger dans la vie par la lecture lorsqu'elle n'avait pas la possibilité de sortir voir l'extérieur, lorsqu'elle était confinée dans un coin de la tête de Miss Barrow. Mais elle s'était vite rendue compte que la réalité était tout autre que dans ses romans favoris ; il n'y avait jamais de pure tragédie, de drame sans espoir ou d'utopie réalisable, tout comme il était impossible de toucher à la perfection et au bonheur total sans frôler la niaiserie et l'ennui. Elle prenait du plaisir à creuser, à fouiner. La nymphette se posait des questions sur tout, et davantage sur ce qui n'avait pas de réponse selon la logique instaurée par l'humain. Elle aurait aimé demander à Prévost pourquoi Des Grieux aimait-il si fort Manon, à Sophocle pourquoi Antigone tenait-elle tant que cela à enterrer un frère qui ne l'avait jamais considérée ni même prêté attention à elle et surtout pourquoi son imbécile de fiancé, Hémon, avait préféré mourir plutôt que de dominer son père et lui désobéir. Il y avait des raisons à cela, pas forcément de réponses mais des justifications. Néanmoins, Bonnie les trouvaient sottes, tout comme tout ce qui constituait un frein à l'épanouissement personnel, celui des autres et le sien. Elle aurait aimé discuter avec ses héros favoris, les faire remettre en question leurs choix, leurs pensées et surtout comprendre ce qu'ils avaient dans la tête. Simplement des impulsions et des intuitions ? Bonnie n'en était pas certaine, mais elle ne savait pas non plus ce qu'elle aurait aimé entendre de leur part. Une chose était sûre, ici elle n'était pas entourée de héros, mais ce n'était pas pour autant que les aliénés et le personnel de cette fourmilière n'étaient pas intéressants, bien au contraire. Malheureusement pour elle, elle n'avait pas eu l'occasion de beaucoup parler avec ces derniers et elle devait bien avouer qu'elle n'avait pas spécialement cherché à le faire non plus, alors, il lui restait les mots alignés sur les pages pour tenter de tuer l'ennui, puisqu'elle n'avait encore trouvé personne pour l'assassiner à coup de dent.

La blondinette avait quelques vertiges à force de se lever toute les deux minutes, insatisfaite par sa lecture ou prise d'autres envies. Elle allait chercher quantité d'ouvrages divers et variés portant sur l'humain principalement. Pas de philosophie humaniste, pas d'anthropocentrisme à l'état pur, ni dans l'art, ni dans les romans, elle avait besoin de quelque chose de scientifique, comprendre le mécanisme humain pour encore mieux l'apprivoiser et pouvoir s'amuser avec les câbles, emmêler les fils. Cependant, le type qui venait de sortir de... nul part n'avait pas l'air de comprendre et devait sérieusement la prendre pour une idiote à en croire ses paroles.
"Pour faire autant d'allées et retours en si peu de temps tu te contentes juste de voir s'il y a des images dedans ? Parce que sinon je peux te proposer de très bons exemples de Martine. Martine va à l'école, Martine va à la ferme, Martine se prend des électrochocs.
Bonnie ne pu s'empêcher d'esquisser un petit sourire en croisant le regard de l'homme qui semblait tout bonnement être le maître des lieux.. enfin le bibliothécaire quoi. Elle réfléchit quelques instants tout en reposant un des ouvrages qu'elle voulait troquer contre un autre (pour la centième fois), les yeux rivés sur lui.
« Et bien, dans la mesure où Martine est une personne terne d'une gentillesse affolante, saine d'esprit et agréable, visiblement sans aucun défaut je doute qu'elle ait besoin d'électrochocs, du moins, pas ceux qu'Arkham propose. Aussi, ce genre de personnage simple ne m'intéresse pas vraiment, et même si j'avoue aimer les illustrations, ce n'est pas ma préoccupation première lorsque je cherche des livres.. pour lire. Il est vrai que j'aime les ouvrir et les fermer, faire tourner les pages sans aucun but parce que ça fait perdre son sens à l'objet et que j'aime leur trouver d'autres utilités. Mais j'aime aussi le contenu, et si je fais autant d'allées et retours, c'est certainement parce que je ne parviens pas à trouver mon bonheur. Au moins je leur en offre un, celui de bouger un peu, ils sont tellement poussiéreux que je doute qu'on les ouvre parfois ! » avait-elle dit avec ce même sourire plaqué au visage. Cela pouvait paraître totalement bête ce qu'elle disait, elle le concevait, mais qui n'avait jamais retiré sa fonction à un objet en le réduisant simplement à une utilité totalement dévalorisante (nous adressons ces quelques pensées aux pauvres livres qui doivent supporter le poids trop lourd d'une étagère bancale)? Elle, elle s'en servait pour des choses qu'elle trouvait constructives, parce que cela pouvait bien lui faire plaisir et parce qu'elle y voyait un intérêt pertinent.

"Parce que là t'es en train de niquer tout les classements que j'ai fais. Si t'as besoin d'un truc demande, ça sera plus simple." avait ajouté le bibliothécaire, un brun chiffonné.
Elle n'osa pas soupirer et se contenta d'hocher gentiment la tête, bien que cette idée de classement l'embêtait vraiment. C'était pratique, vrai, mais franchement, franchement, il y a cinq minutes ce type n'était même pas dans la bibliothèque ou... ah si, mais à la vue de ses habits, elle comprit vite qu'il s'y était trouvé pendant un instant, un long moment qu'il avait surement passé étalé sur le sol puisqu'il semblait tout aussi poussiéreux que ses livres.
« Je me souviens de leur places, je pourrais les remettre. Je pense qu'il ne vaut mieux pas que tu les prennes contre toi, ne te donne pas ce mal, tu risquerais d'être encore plus poussiéreux que tu ne l'es déjà, sans vouloir t'offenser  » ajouta-t-elle en riant légèrement en replaçant par cette occasion quelques livres qu'elle avait jugé inutiles sur les étagères. « Je cherche un livre qui traite du fonctionnement du cerveau. De la tête, à l'intérieur. On m'a dit pas mal de choses à ce sujet qui semble intéressant, et j'ai une amie qui pense qu'elle a un insecte coincé dans le crâne et... enfin pleins de choses qui font que ça m'intéresse. Alors je veux pas de Martine, tu l'as compris je pense. »

▽J'ai passé ma vie entière sur ces tableaux, m'attardant patiemment sur chaque détail. Au fil des ans, j'ai chassé. J'ai eu soif, un peu plus chaque fois. Jusqu'au jour où les traits d'une espèce qui m'avait échappé se sont esquissés devant moi.
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Message envoyé le : Aujourd'hui à 3:41

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