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Hi Clyde, I'm Bonnie.


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Message envoyé le : Sam 6 Aoû - 15:43

Kathérina Barrow
L'Amante religieuse
Do you ever feel like a plastic bag ?
She bruises, coughs, she splutters pistol shots, so hold her down with soggy clothes and breezeblocks
Clyde ✧ Kathérina
Encore une journée banale à en mourir avait été entamée, et Kathérina Barrow n'avait aucune idée de l'heure qu'il pouvait bien être. Il était certain que le soleil était hissé haut dans le ciel, mais personne n'aurait pu le percevoir dans la mesure où Arkham était entouré de nuages plus sombres les uns que les autres. Kate n'était pas sortie de sa cellule, elle s'était faite suffisamment petite pour qu'on l'oublie un peu et c'était certainement cela qu'elle désirait le plus à ce stade ; qu'on arrête de parler d'elle, qu'on la laisse tranquille. Les médias n'avaient cessé de compter ses meurtres, de divulguer des informations personnelles sur la jeune criminelle et de construire des hypothèses sur son mode opératoire, sur les raisons qui l'avaient poussé à une telle folie. Ils décortiquaient publiquement sa vie, parlaient de ses parents, de sa carrière grandissante en tant que danseuse  et musicienne, de son mari. Pourtant elle en était plus que certaine, elle n'était pas coupable, elle n'avait jamais tué personne. C'était Bonnie, tout était de sa faute, elle n'avait pas su s'arrêter. Bonnie était une de ses multiples personnalités, une jeune femme en fleur, une véritable nymphe au sourire d'ange qui charme comme elle respire. Elle avait attiré ses victimes, des hommes et des femmes, rien qu'en leur parlant de tout et de rien mais d'une façon si passionnée que cela en devenait intéressant. Bonnie faisait partie de ses filles qui en demandait toujours davantage à la beauté des paysages, qui pouvait rester des heures regarder les étoiles et respirer la nuit. Elle aimait vivre dans l'instant, peu importe les conséquences. Ainsi, elle avait offert la mort (car Bonnie n'aimait pas qu'on parle de "tuer" et de "meurtre") aux personnes qu'elle avait jugé intéressantes. Véritable coeur d'artichaut, la nymphette tombait amoureuse en un battement de cil, et dès que cela se produisait, il fallait qu'elle charme, caresse, respire le vivant et au moment de l'extase suprême où la victime atteindrait le septième ciel... elle l'y accrocherait pour toujours puis, dévorerait sa carcasse pour... conserver ce nouvel amant un peu plus longtemps avec elle. Et elle recommencerait.
Mais ici, seule, isolée d'une nouvelle et potentielle histoire d'amour, elle s'ennuyait cruellement. Il fallait à tout prit qu'elle sorte de sa cellule, qu'elle aille voir les vivants, qu'elle parle, qu'elle touche. Il fallait un temps d'adaptation à Kate en tant que patiente, si bien qu'aucun garde ne lui avait proposé pour le moment de prendre contact avec les autres fous, de sortir dans une sorte de salle commune où les aliénés seraient entassés. Cependant, aujourd'hui était le bon jour et Bonnie avait bien fait de se manifester. Claquement, grincement, la porte s'ouvre et laisse apparaître une silhouette relativement grande ; "Désirez-vous rejoindre la salle de divertissement ?". Bonnie saute sur ses pieds, enthousiaste. Le garde qui s'est adressé à elle la rattrape ; la maigrelette blonde s'est surestimée, elle ne peut plus se permettre de sauter, de danser ou encore même de marcher seule. Elle n'y arrive plus, elle est trop faiblarde. "Oui ! Oui bien entendu !" dit-elle en levant la tête vers le grand gaillard qui la maintient contre lui tout en lui passant les menottes. Alors, il la conduit dans cette grande salle où les fous jouent, crient et rient. Certains sont seuls dans un coin, Bonnie scrute tout et tout le monde. "Si j'ai à vous reprendre, si je vous vois faire quoi que ce soit de mal, je vous mets la muselière et la camisole" prévient le garde en la faisant s'installer sur une chaise. Bonnie n'écoute déjà plus, elle regarde un garçon qui semble parler seul avec une voix enfantine, comme si il chantait une comptine. Elle penche sa tête sur le côté, le type est brun aux yeux clairs, typiquement le genre d'individu qui pourrait lui servir de casse-dalle et d'amant à la fois.  

© Starseed

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