Un petit vote toutes les deux heures !

I know it’s mad but if I go to hell, will you come with me or just leave? (terminé)


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Message envoyé le : Dim 12 Juin - 23:50

Oswald Cobblepot
Assit dans un des quelques fauteuils de la salle de divertissement de l'asile, le Pingouin se massait doucement les tempes, face à la télévision, les yeux rivés sur ses espèces de chaussons inconfortables. Prétendre que l'ambiance d'Arkham commençait à lui peser était un euphémisme. Les premières semaines avaient été difficiles à vivre, les suivantes promettaient de ne pas être plus agréables. Arkham avait beaucoup changé depuis son premier séjour qui remontait à de longues années. Les fous dangereux semblaient s'être multipliés ainsi que le personnel corrompu. Mais au moins on le laissait tranquille et les séances avec les psychiatres étaient plus traditionnelles (et n'aboutissaient souvent à rien, Oswald était un patient têtu et beaucoup se désintéressait de son cas). le Pingouin prenait garde à ne pas embêter les gros bras plus que de raison et d'offrir des sourires mielleux aux braves gens qui bossaient ici. Pour être parfaitement honnête il admirait ces gens qui se décarcassaient dans un travail ingrat et qui rémunérait moins bien que le crime. Ce n'était pas surprenant que la moitié termine complètement fou. Il savait qu'il effrayait bien la moitié du personnel par sa lucidité. L'autre moitié haussait à peine un sourcil à ses menaces. Ceux qui avaient bossés avec le Joker ou d'autres criminels effrayants de leur folie n'avaient pas de temps à perdre avec un dossier comme celui d'Oswald. Il était là parce que la police avait fait preuve d'un peu de jugeote pour une fois. S'il était facile d'échapper à Blackgate, c'était une toute autre histoire de se débarrasser d'Arkham.

Le regard d'Oswald passa de ses pieds au détenu qui serrait la télécommande dans ses petits poings à l'écran de télévision sur lequel défilait un dessin animé aux personnages grotesques. Le son de la télévision était bien trop fort et les bruits que poussaient les héros de l'émission insupportables. Ça ne semblait déranger qu'Oswald (et une femme qui tentait de lire), la plupart des détenus semblaient très prisés par l'écran et ce que hurlaient les personnages. Oswald n'était pas tout à fait prêt à se lancer dans une énième bataille pour récupérer la télécommande. Il l'avait déjà eut à son arrivé en faisant un peu de chantage et avait réussit à regarder les informations pendant une poignée de minutes. Les infirmiers qui surveillaient la salle n'avaient pas cherché à l'empêcher de se renseigner sur ce qui ce passait dans la belle ville de Gotham. Ils devaient bien se douter que les patients de l'asile se lasseraient vite du choix du programme. Et de toute façon les infos qui passaient étaient toujours les mêmes : des criminels sévissaient, Batman les arrêtaient. La corruption était partout, un adolescent avait attaqué armé son école ou un petit commerce, la banque de Gotham se remettait d'un énième braquage ... Les informations qui intéressaient le Pingouin ne se trouvaient pas dans le journal télévisé.
Il avait quand même cherché à défendre son droit sur la télécommande, ne serait-ce que pour tenter de sauvegarder un honneur perdu depuis belle lurette. Mais son petit gabarit n'avait pas fait le poids face au patient qui le surplombait de plusieurs têtes (en hauteur comme en largeur). Un bras tordu plus tard, Oswald était retourné s’asseoir pour regarder ses pieds, contrôlant sa respiration avec peine. Ici ses crises de colères ne servaient à rien. Entouré de fous qui passaient leur temps à s'époumoner, il ne se démarquait que peu. Il n'y avait personne pour réaliser ses désirs en quelques courbettes. Ces camarades de misère n'étaient pas effrayés par le pouvoir qu'il possédait à Gotham. Arkham était une toute autre planète dans laquelle il lui faudrait tout reconstruire.

L'ambiance était surprenant calme, en cette fin d'après-midi. Chacun s'occupait s'en faire attention à l'autre. Les infirmiers eux-même semblaient désintéressés par les patients. Les uns s'extasiaient devant le programme pour enfants qui passait à la télévision, les autres jouaient calmement à des jeux de société (il y avait fort à parier que de ce côté-ci, le calme ne durerait pas bien longtemps). Oswald était le seul qui n'avait pas l'air très heureux de perdre son temps dans ce qui ressemblait plus à une garderie. Les minutes passaient bien trop lentement. Le son agressif de la télévision lui vrillait les tympans et donnait l'impression de compresser son cerveau. Il se leva et en quelques enjambées maladroites coupa le son de la télévision d'un geste impérial. Les visages qui le regardaient avec des yeux ronds ne tardèrent pas à se décomposer. Le ventre d'Oswald se noua. Tout aussi vite qu'il avait rendu la télévision muette, il regretta son geste.

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Message envoyé le : Mar 14 Juin - 0:20

Georgia Parr


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Georgia passait pour la centième fois son doigt sur une des boucles rousses de sa coiffure impeccable, comme pour vérifier que la petite mèche entortillée était encore bien là. Son chignon serré lui tiraillai la peau du visage mais c’était le genre de petit désagrément qu’elle pouvait endurer sans peine, elle avait connu bien pire. Ce qui comptait plus qu’un petit mal de crâne à présent c‘était que tout, absolument tout soit parfait. Son histoire était en béton et son apparence irréprochable mais Georgia avait l’habitude de ce genre de mission d’infiltration et savait qu’il suffisait d’un détail pour tout faire capoter. Et l’enjeu ici était majeur : faire sortir son patron d’une forteresse réputée sans faille tel que l’asile d’Arkham ne serait pas une mince affaire.

Elle avait mis trois semaines à élaborer son plan, à monter de toutes pièces un personnage crédible –cette partie-là l’avait beaucoup amusée–, à  se créer des contacts à l’intérieur de l’établissement –celle-là avait également eu ses moments agréables–, à passer en revue chaque détail… Pour être tout à fait honnête, Adam son homme de main (si tel est qu’une femme de main puisse avoir un homme de main), lui avait énormément mâché le travail en lui procurant tous les papiers nécessaires –faux bien entendu– pour faire d’elle une brillante psychiatre tout juste diplômée de la meilleure école de Phoenix, chaudement recommandée par tous ses professeurs et les quelques professionnels chez qui elle avait fait nombre de stages. Toute fraichement débarquée à Gotham son rêve était bien sûr de contribuer à un monde meilleur en sauvant les pauvres âmes enfermées dans le célèbre asile d’Arkham mais surtout piégés dans les méandres tortueux de leurs esprits corrompus par la folie. Rien que d’y penser elle en avait la larme à l’œil. Avec un CV pareil ils avaient été forcés de l’accepter après un entretien passé haut la main ou il lui avait suffit d’apprendre par cœur un texte et une liste d’information (généreusement préparés par Adam) puis de les réciter bêtement au gré des questions du directeur de l’asile. Elle avait reçu un appel le lendemain disant qu’elle était engagée pour grossir les rangs du personnel d'Arkham qui était cruellement en manque d’effectif et était convoquée le jour suivant pour son premier jour d’activité.  Sa première journée avait été plutôt calme, elle avait surtout consisté à signer son contrat, visiter les lieux (elle n’avait aperçu le Pingouin nulle part il devait être enfermé dans sa cellule) et à rencontrer ses collègues. La partie la plus hasardeuse de son plan avait été d’assurer son droit sur le dossier de son patron, en d’autre mots, devenir son psychiatre attitré. Pour cela elle avait eu besoin de son contact dans l’asile qui contre quelques promesses avait fait en sorte que la petite nouvelle puisse avoir main basse sur le dossier bien juteux d’un des plus grand criminel de Gotham. De toute façon d’après Jimmy, son contact, le Pingouin avait menacé de mort les trois quart du personnel de l’asile ainsi que leur famille et ceux qui voulaient encore s’occuper de son cas ne se bousculaient pas au portillon ce qui arrangeait bien les affaires de la jeune femme. Dans tous les cas Georgia était à présent endettée envers Jimmy et elle savait exactement ce qu’il voulait d’elle. Elle s’en occuperait plus tard, cela pourrait se révéler très divertissant pour elle également mais pour l’heure ce n’était pas le moment de jouer, elle avait un rendez-vous qui ne pouvais pas attendre plus longtemps. Elle lissa une nouvelle fois sa jupe a motif écossais alors qu’elle marchait dans les couloirs de la célèbre maison de fous encadrée par deux gardes chargée de sa sécurité. Aujourd’hui, Velma Hart jeune diplômée prodige, mais un peu coincée, de 25 ans de la Phoenix University allait avoir son premier contact avec son patient le plus dangereux, Oswald Cobblepot AKA Le Pingouin.

Elle se dirigeait d’un pas décidé vers la salle de repos ou il se trouvait pour ses heures récréatives journalières toujours flanquée de ses deux agents de sécurité attitrés. Le petit groupe s’arrêta devant les vitres qui permettaient de voir ce qu’il se passait à l’intérieur de la salle sans avoir à y entrer. L’intérieur était on ne peut plus sobre, la couleur blanche, un blanc crasseux, dominait : sur les sols, les tables, les sofas… déprimant. Les seules touches de couleurs étaient apportées par les patients séjournant dans la salle. Georgia ne tarda pas à trouver son patron dans la masse bien qu’il ne détonât pas avec la décoration monochrome avec ses cheveux noirs et sa peau de marbre… ou plutôt Velma reconnu son patient. Il était près de la télévision l’air ennuyé et grognon ce qui ne changeait pas vraiment de son attitude habituelle. Le cœur de Georgia manqua un battement en voyant son boss pour la première fois depuis des semaines et elle réprima avec peine un soupir de soulagement en le voyant sain et sauf. Si Gigi n’avait qu’une envie, entrer en trombe dans la salle et le délivrer des griffes d’Arkham, Velma quand à elle, restait complètement de marbre. Elle se contenta de le regarder se lever pour inévitablement commettre une bévue, éteindre la télévision, et s’attirer les foudres de tous les résidents autour de lui. Alors qu’Oswald se faisait fusiller du regard et que le colosse qui était jusqu’alors tassé dans son fauteuil à regarder ses dessins animés se levait pour aller régler son compte au Pingouin, Georgia se demanda comment son patron avait fait pour survivre 3 semaines tout seul dans ce trou a rat ou il devait énerver tout le monde rien qu’en respirant.

- Vous devriez peut-être intervenir non ? J’aimerais bien que mon patient soit en un seul morceau pour notre première séance.

Les agents chargés de la sécurité se précipitèrent à l’intérieur pour séparer Oswald de son agresseur (ou plutôt son poing du visage d’Oswald) et rétablir l’ordre dans la salle ou tous les résidents étaient à présent surexcités à cause de la promesse d’un combat à venir. Velma les laissa faire en les observant paisiblement derrière sa vitre en toute sécurité et ne fit signe au gardes de la laisser entrer qu’une fois la tranquillité, précaire certes, fut installée de nouveau dans le séjour. Elle traversa l’espace qui la séparait du pingouin d’un pas décidé en une ligne presque droite (elle dut slalomer entre quelques patients).

- Bonjour Mr. Cobblepot, je suis le Dr. Velma Hart, votre nouveau psychiatre. Je tenais à faire votre connaissance avant de commencer nos entrevues plus… formelles.


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Message envoyé le : Sam 25 Juin - 18:26

Oswald Cobblepot
Ce qui différenciait Arkham de Blackgate pour le Pingouin, c'était que dans le tristement célèbre asile de Gotham, ils étaient peu nombreux à ne pas oser le remettre à sa place quand il le fallait. Et dans cet asile, on remettait les gens à leur place à grand coups de poings et de pieds. Du peu de temps que le Pingouin avait passé à Blackgate, il n'avait jamais eut beaucoup de problème avec les détenus. Plus craint que respecté, il avait sa petite troupe de criminels pour lui tenir compagnie et lui servir de gardes du corps. Lorsqu'il s'agissait de sa sécurité, il était toujours dans l'optique de dépenser sans compter et de promettre monts et merveilles. La promesse d'un petit coup de pouce pour sortir de Blackgate contre une protection assurée et d'une place dans le gang du Pingouin suffisait amplement à intéresser les plus rapiats.
Ici, c'était différent. Ces crétins n'avaient pas grand chose à faire de son nom ou de l'argent. Ils n'avaient pas conscience du pouvoir que le Pingouin exerçait à Gotham. Ils n'en avaient pas grand chose à faire non plus. Si Oswald l'avait apprit à ses dépends, il ne semblait pas ce lasser de tenter encore et toujours d'instaurer un certain ordre, de ce hisser en haut de la pyramide du pouvoir qu'il n'arrivait pas à mettre en place. Le pouvoir allait à ceux qui tapaient le plus fort. Ce n'était pas pour rien qu'Oswald payait des gens pour taper à sa place. Avec sa carrure d'oiseau malade il n'arrivait pas à impressionner le plus jeune des tarés. Ses menaces sonnaient dans le vide.

Le visage contre l'écran de la télévision, Oswald aurait bien prit la peine de noter avec quelle attention l'Hercule avait prit garde à ne pas le cogner assez fort pour ne pas briser l'écran, mais il était bien trop occupé à chouiner de douleur. La main qui lui écrasait la figure était bien plus grosse que son visage. Une claque de cette main de monstre aurait certainement suffit à lui faire faire trois tours dans son uniforme. Mais il n'était pas du genre à distribuer des claques.
Oswald s'était instantanément mit à vomir des excuses, mais excité par les acclamations générales de détenus autour de lui et la perspective de pouvoir se défouler un peu les nerfs, le colosse n'avait rien voulu entendre. Il était d'ailleurs bien trop occupé à hurler que toucher à la télévision quand on avait pas la télécommande était strictement interdit. Oui, Oswald ne risquait pas l'oublier, il le promit maintes fois.
Le Pingouin avait tenté un appel à l'aide vers les infirmiers (face à des gros muscles ce n'était plus une question d'honneur mais de survie), ceux-ci avaient fait la sourde oreille, comme à leur fâcheuse habitude. Il était difficile de leur en vouloir, c'était tout de même un spectacle agréable que d'assister au massacre d'une vermine insupportable telle que Oswald. C'était comme voir un sale gosse qui passe son temps à brailler se prendre une raclée méritée. Sa capacité non négligeable à attirer la pitié d'autrui ne le sauvait plus.
Il ne tenait plus sur ses jambes, mais ça ne lui était pas nécessaire puisque son nouvel ami avait la décence de lui tenir fermement les cheveux pour mieux asséner ses coups. Ce n'était pas un boxer professionnel ni un grand créatif quant à l'art de frapper sur quelqu'un, mais les coups semblaient plus douloureux les uns que les autres. Il ne tarda pas à voir trente-six chandelles danser derrière ses paupières.

De nouveaux cris, des ordres, vinrent s'ajouter à ceux de son bourreau. C'était encore flou et étouffé. Le sang qui battait à ses tempes et les battements de son coeur étaient plus proches, occupait sa tête. Le reste était relégué en second plan.
Les infirmiers étaient un poil plus réactifs que d'habitude. Ils les séparèrent en un temps record. Oswald se traîna jusqu'au fauteuil le plus proche pour s'y avachir alors qu'on calmait le public à coup de menaces. Les yeux fermés, il reprenait doucement sa respiration alors que chacun s'en retournait à son activité. Un vrombissement sourd raisonnait dans sa tête. La pièce valsait devant lui. Il du fermer les yeux un instant pour ne pas vomir. Et il entendit de nouveau les braillements des cartoons. Quelqu'un d'autre avait prit le contrôle de la télécommande. Oswald accueillit cette nouvelle avec un reniflement dédaigneux avant de porter le dos de sa main à sa lèvre ouverte. Au moins le rouge ne détonnerait pas trop avec l'uniforme.

Il fut tiré de ses pensées en entendant son nom. Les Monsieur se faisaient plutôt rare à Arkham. En général un numéro suffisait amplement. Sans bouger de son fauteuil sur lequel il s'était avachit, Oswald réussit tout de même à lancer un regard altier à la jeune femme qui avait osé lui adresser la parole. Les psychiatres il les avait vu défiler. Il ne tarderait pas à la faire déguerpir également.
Reconnaître Georgia lui prit une poignée de seconde. Il ne fut trahit que par un très bref sourire qui s'avoisinait plus à un mauvais spasme et se transforma rapidement en une grimace de douleur. Oswald prit son temps pour observer de la tête aux pieds la petite rouquine qui lui faisait face. Lentement il se leva de son fauteuil, se redressant de toute sa hauteur (qui n'était pas très impressionnante). Le Pingouin tendit brusquement la main dont la manche avait servit à éponger sa lèvre vers sa "nouvelle psychiatre", un sourire mielleux qui dévoilait ses dents jaunâtres collé au visage. Les deux hommes qui assuraient la protection du Docteur se dressèrent d'un coup, prêt à frapper. Oswald abaissa doucement son bras avec un petit rire étouffé et des œillades amusées envers les deux hommes quelques peu tendus.

-Miss Hart ... Je suis ravi de faire votre connaissance. Il était difficilement de se retrouver avec un air plus hypocrite sur le visage. J'espère sincèrement que vous aurez plus de succès que vos prédécesseurs à me faire sortir d'ici.

Il ne s'attendait pas à voir Georgia ici. Ignatius avait apparemment plus de suite dans les idées qu'il n'avait daigné lui en accorder. Et la petite Parr méritait amplement son surnom de caméléon. Elle avait un don pour changer du tout au tout en un claquement de doigt. Oswald allait devoir remercier son agresseur de lui avoir amoché la moitié du visage pour l'empêcher de sourire vraiment trop bêtement. Maintenant ils avaient besoin de se retrouver en tête à tête pour une mise au point sur ce nouveau plan.

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Message envoyé le : Dim 10 Juil - 1:19

Georgia Parr


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Quand Georgia avait commencé à travailler pour celui qu’elle appelait très formellement Mr. Cobblepot, c’était à peine si ce dernier la regardait. Il se contentait de lui faire jouer les serveuses de l’Iceberg Lounge et quand elle avait de la chance, il envoyait un de ses homme la chercher pour accomplir une quelconque tâche ingrate. A part le jour où il l’avait enrôlée, elle ne s’était plus jamais retrouvée face à lui. Il ne daignait pas faire l’effort de retenir son prénom, Georgia ne pouvait pas s’attendre à ce qu’il lui accorda sa confiance. Il lui avait fallu travailler avec acharnement, briller par une attitude et une obéissance exemplaire et accomplir même plus que ce qu’il lui était demande, mais aussi un peu de chance pour que le Pingouin se décide enfin à lui accorder sa confiance petit à petit. La jeune rouquine se souvenait encore de la première fois qu’il avait appelé son nom, qu’il l’avait regardé dans les yeux. Elle avait sur immédiatement qu’il remarquait enfin son potentiel, peut-être pour la première fois, peut-être qu’il le savait depuis le début mais avait voulu qu’elle fasse ses preuves, peut-être qu’il avait voulu garder sa nouvelle petite arme secrète bien au chaud pour la ressortir au moment opportun… Avec un être manipulateur tel que le Pingouin, comment savoir… ?
Georgia était fière de son parcours. Elle savait qu’elle avait encore du chemin à faire pour que son patron lui accorde une confiance aveugle, mais elle avait fait beaucoup de chemin en peu de temps. Elle le su quand elle vit son regard mauvais s’éclaircir en la reconnaissant sous sont grimage de petite première de la classe. Il la regardait droit dans les yeux, il l’avait reconnue, il lui souriait.

Un sourire qui se transforma vite en grimace de douleur mis Georgia le lui rendit tout de même, le sourire poli d’un médecin à son patient. Elle le laissa patiemment la détailler de haut en bas et un petit frisson couru le long de son échine quand elle crut déceler dans ses yeux un éclat de fierté.
La jeune femme ne laissait filtrer aucune émotion de derrière son masque stricte de jeune psychiatre. Le voir ainsi meurtrit lui nouait le ventre. Il lui semblait ressentir chaque plaie ouverte sur son propre visage, la douleur de son œil qui commençait à se tuméfier et surtout la haine viscérale pour ceux, patients comme infirmiers, qui avaient osé lui manquer de respect.  Il lui semblait que son patron irradiait sa douleur et sa haine et qu’elle s’en prenait les vagues de plein fouet. Elle voulait le venger, détruire ceux qui avaient essayé de le détruire, l’élever de nouveau à la tête de son petit empire, le rassurer de quelques mots réconfortant mais elle restait de marbre, bouillant de l’intérieur. Georgia se demanda si la distance ne l’avait pas rendue trop émotive. Cela faisait à présent trois semaines qu’elle n’avait pas vu son patron alors qu’elle avait l’habitude d’être à ses cotes presque tous les jours. L’envie d’aller lui rendre visite l’avait rongée mais cela aurait risque de ruiner toute possibilité de « mission de sauvetage » comme le lui avait tant répète Adam. Tous les jours elle s’était demande s’il se sentait abandonne de ses hommes, de sa famille, s’il arrivait à avoir des nouvelles de son petit gang, des allies ou un quelconque réconfort face aux maltraitances dont il devait inévitablement être la victime. Mais elle avait tenu bon, elle n’avait pas essayé de le voir, ni de le contacter une seule fois pendant ses trois semaines. Elle avait élaboré son petit plan avec l’aide précieuse d’Adam à l’insu du reste du gang qui se la coulait douce maintenant que le boss était enferme. Elle n’avait confiance en personne, surtout pas le second du Pingouin, Ignatius, dont elle se méfiait le plus.
Elle avait travaillé avec acharnement, et maintenant qu’ils se trouvaient tous les deux debout face à face  après trois semaines d’absence, Georgia su que cela en valait la peine.

Les infirmiers étaient tous à fleur de peau, visiblement Oswald leur avait mené la vie dure. Ils ne lui laissèrent même pas serrer la main à sa nouvelle psychiatre Il s’était immédiatement rétracté et les voyant prêt à bondir comme si au lieu de sa main ensanglantée il avait tendu a Velma-Georgia un crotale prêt à mordre.
La jeune femme un eu  sourire presque aussi  mielleux que celui de son patient :

- Mon cher Mr. Cobblepot, accordez-moi votre confiance. Il faudra vous armer d’un peu de patience mais je suis sure qu’une collaboration la plus totale et un travail acharne vous ouvrira les portes de cet hôpital. Et moi j'aurais la satisfaction d’avoir pu aider une âme égarée à retrouver le droit chemin.

Elle lança un rapide coup d’œil autour d’elle en faisant la moue. A part quelques rares persistants, les patients de faisaient plus tellement attention à eux et étaient retournes vaquer à des occupations qui n’avait de sens que pour leur esprit tordu par la folie. Seuls les aides-soignants les fixaient d’un air peu avenant.
Cette visite non officielle n’était pas très réglementaire et l’imposteur savait qu’elle ne pourrait pas continuer son petit manège pendant beaucoup plus longtemps sans s’attirer des soupçons, ou au moins des commentaires désobligeants. Dès son deuxième jour de couverture ce serait dommage.
Elle prit un air faussement détaché pour demander de sa voix cristalline :

- Y aurait-il quoi que ce soit que je devrais savoir avant notre première session ensemble ? Quelque chose qui vous stresse ou dont vous manquez ? Le bien-être de mes patients est important pour moi. Nommez ce dont vous avez besoin, dans la mesure du raisonnable, et je verrais s’il est dans mon pouvoir de vous l’accorder.

S’il avait quelque chose à dire sur sa vie dans l’asile ou même des recommandations pour l’extérieur, Georgia savais que son patron ne se gênerait pas pour le faire. Elle le savait également assez intelligent pour le faire en toute discrétion et de façon à ce qu’elle soit la seule à comprendre.


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Message envoyé le : Dim 10 Juil - 16:34

Oswald Cobblepot
Ce n'était pas la première fois qu'Oswald se retrouvait face à Georgia mais c'était bien la première fois qu'il la trouvait aussi ravissante, qu'il portait autant attention à elle. Il n'avait jamais daigné lui porter plus d'attention que nécessaire. Oh, elle l'avait beaucoup amusé à leur toute première rencontre mais elle était devenu un employé parmi de nombreux autres. Il l'avait presque oublié, se souvenant d'elle par à-coups. Aujourd'hui, il la trouvait resplendissante. Si la situation l'avait permis, il se serait certainement précipité sur elle pour lui serrer les mains. Mais il ne pouvait pas, il se contenta de lui sourire de toutes ses dents. Pour des raisons évidentes, Oswald n'accordait pas une confiance aveugle facilement. Et le seul membre de son gang qui avait cette confiance était son second. Pourtant au court de ces trois dernières semaines il avait vu ce sentiment s'effriter un peu plus à chaque nouvelle journée passée derrière les barreaux de sa cellule. Il ne savait pas quel était le châtiment le plus terrible : se savoir perdre la tête ou alors garder ses pensées claires. Oswald ne se considérait pas comme un fou. Oh, la liste de ses tares étaient grandes, mais il avait toujours eut pleinement conscience de ces faits et gestes et des conséquences possibles. Que ce qu'il faisait était mal. Et c'est ce qui le différenciait de tous ces gens enfermés à ses côtés.
Arkham avait la réputation de faire perdre la tête aux sains d'esprit. Harleen Quinzel n'était qu'un cas parmi tant d'autres. Mais dans la punition que représentait son internement, le plus pénible n'était pas l'intensité et la fréquence accrues des règlements de comptes (de la part des patients comme du personnel au final, les poings ou les médicaments se valaient), mais la monstrueuse obstination de son esprit à ne pas abandonner sa lucidité pour le laisser s'enfoncer dans les ténèbres.
TRUE! --nervous --very, very dreadfully nervous I had been and am; but why will you say that I am mad?
Il avait lu Le Coeur révélateur d'Edgar Allan Poe au lycée, mais sans comprendre (jusqu'à ce séjour à Arkham) la véritable horreur exprimée dans les premières lignes.

Les paroles de sa nouvelle psychiatre arrachèrent au Pingouin un gloussement. Rien d'alarmant pour les infirmiers, rien d'alarmant pour ses compagnons d'infortunes. Sans jouer de rôle, Oswald se collait bien dans se décor de cauchemar.

-Et pourtant la folie salutaire refuse de venir. La mort nous coiffera sans doute au poteau, et l'obscurité, à coup sûr. . Jouer au fou n'était pas bien compliqué. Il suffisait de sortir des âneries qui semblaient avoir un sens profond, compréhensible pour les pauvres âmes égarée, comme elle le disait si bien. Oswald avait été impressionné par le nombre de patients qui se prenaient pour des philosophes oubliés. Les choses n'avaient pas beaucoup changée depuis le Moyen-Age au fond.

Avec une délicatesse qu'on lui connaissait bien, Oswald pressa doucement la manche de son uniforme sur ses lèvres. Le sang avait déjà commencé à sécher. Son visage n'en restait pas moins douloureux. Il ne doutait pas une seconde de l'état lamentable dans lequel devait se trouver son oeil, sans voir de lui-même les dégâts il avait déjà la sensation désagréable qu'un cœur s'était mit à battre son sa paupière, envoyant des pulsations régulières et douloureuses.

-Un mouchoir et un peu de désinfectant serait les bienvenus. Il ponctua sa phrase d'un bref sourire moqueur qui défigura momentanément son visage déjà bien amoché. Je dormirai beaucoup mieux la nuit si j'avais des nouvelles de mes voilières. Je me fais énormément de soucis pour mes oiseaux exotiques.

Il était vrai qu'Oswald possédait beaucoup trop de volières pour être tout à fait sain d'esprit. Depuis toujours il exprimait un attachement et une fascination pour les oiseaux. Mais il les savait entre de bonnes mains. Le châtiment qu'il réservait aux personnes qui ne prenaient pas soin de ses volatiles était sévère. Ce n'était pas ce qui l'inquiétait. Oswald était plutôt soucieux de l'état de son gang. La mafia était peuplé de rats gloutons. Mis hors d'état de nuire à Arkham, il était évident qu'on se battait déjà ses territoires et la répartition de ses hommes.

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Message envoyé le : Lun 18 Juil - 0:38

Georgia Parr


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Georgia était plus qu'heureuse de la fierté qu'elle lisait dans les yeux de son patron mais elle avait peur que cette fierté n'y fasse pas long feu après qu'elle lui raconte la situation de son précieux gang.
Dire que c'était l'anarchie était peut-être un peu exagéré, Ignatius y gardait un semblant d'ordre. Georgia n'avait jamais aimé cet individu avec son air pédant et mielleux dès que Cobblepot se trouvait dans les parages. La jeune femme rageait quand elle voyait que son patron lui accordait sa confiance la plus totale. Toujours était-il que cela faisait trois semaines qu'il était enfermé à l'asile et que son cher et dévoué bras droit n'avait pas levé le petit doigt pour l'en faire sortir. Bien au contraire il prenait son pied à la tête d'un des gangs les plus puissants de Gotham. Cependant il n'avait ni l'expérience, ni l'intelligence du Pingouin et était en train de mener le gang à son déclin. Georgia avait su se faire discrète, se faire presque oublier. C’était une activité à laquelle elle était très douée. Elle ne prenait que très rarement part aux missions qui étaient pour la plupart suicidaires sauf de temps en temps pour dépanner un copain et préparait la sienne dans le plus grand secret. Elle s'entendait plutôt bien avec ses comparses du gang, mais de là à dire qu'elle leur faisait confiance.... C'était un grand pas. Il n'y avait que son fidèle Adam qu'elle avait mis dans la confidence. Elle avait réussi à se fondre très vite dans son ancien rôle de petite serveuse à l’Iceberg Lounge et plus personne ne faisait attention à elle ni à ses oreilles qui semblaient trainer un peu partout. Surtout pas Ignatius. Georgia ne comprenait pas ce que Oswald pouvait voir dans ce gorille blond qui était tout ce que Oswald n’était pas : grand, plutôt bel homme, impulsif et sans cervelle.  Mais Oswald restait aveugle aux vices de son disciple et la jeune rousse encore jeune recrue au sein du gang avait les poings lies et la bouche cousue. Essayer de dénoncer les méfaits d’Ignatius aurait été équivalent à un suicide, elle n’était personne aux yeux du patron pour parler de la sorte. Mais elle avait pris son mal en patience. Et cela allait peut être bientôt payer. Très bientôt.
Les hommes tombaient, la discorde régnait, chacun servait ses propres intérêts (surtout Ignatius) en quelques mots, le gang s’effritait.
Oswald regardait son nouveau médecin avec des yeux de poussin battu d’un bleu glacé et se mis à débiter des âneries auxquelles Georgia ne leva même pas un sourcil. Elle ne savait pas si Cobblepot l’avait lu quelques part ou s’il avait inventé cette citation de toute pièce, le Pingouin aimait bien ce genre de langage riches en vocabulaire et aux tournures alambiquées. Quant à Georgia qui était pourtant loin d’être bête, ces fioritures linguistiques lui passaient complétement au-dessus de la tête. Toujours est-il que son épisode lyrique eut l’effet escompté, il avait l’air d’avoir sa place dans cet asile au milieu des fous, des schizophrènes et autres prêcheurs de fin du monde.
Ces yeux qui la fixaient toujours la firent frissonner pour la seconde fois. Ces deux lames qui transperçaient votre âme étaient les seuls éléments du physique anodin du Pingouin qui trahissaient la nature dangereuse de leur propriétaire.  Ces deux miroirs gelés dont l’un était à présent à moitié obstrué par un vilain œil au beurre noir.

- Je sais que cet établissement n’est pas le plus moderne du pays, ni de l’état mais nous ne sommes pas non plus des sauvages. Je vais demander à ce que vous soyez envoyé a l’infirmerie ne serait-ce que pour vérifier que vous ne souffrez pas de quelque blessure interne suite à cette agression dont vous avez été la victime, elle ne s’adressait à présent plus a Oswald mais aux infirmiers qui regardaient toujours la scène, précisez bien que c’est le Dr. Hart qui l’envoie. Je passerais moi-même à l’infirmerie un peu plus tard pour vérifier que tout est en ordre au sujet de mon patient.

Elle eu un sourire entendu puis fit lentement demi-tour pour se diriger vers la porte.

-Je vous verrais donc un peu plus tard Mr. Cobblepot, et j’espère en meilleur état.

Pendant que les gardes chargés de la sécurité lui déverrouillaient le seul accès vers la sortie elle se tourna une dernière fois vers son patient et patron.

- Quant à vos volières, si cela peut vous rassurer j’ai ouïe dire que vos oiseau étaient très agités et certains même très affaiblis mais qu’il n’est encore pas trop tard pour les sauver.

Elle avait très bien compris ou Cobblepot voulait en venir avec ses allusions et avait répondu avec la même intention. Cela étant dit elle connaissait également la situation des véritables volières du Pingouin qui elles, se portaient à merveille, bien mieux que le gang en vérité. Les hommes qui se chargeaient de l’entretien des précieux oiseaux de leur patron le craignaient encore bien trop pour qu’ils manquent à leur devoir, même alors que Oswald Cobblepot était parti depuis plusieurs semaines.


© Pando


[FIN DU RP]

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