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Georgia A. Parr - Anything you can do I can do better!


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Message envoyé le : Lun 30 Mai - 1:30

Georgia Parr

Georgia A. Parr

Fiche d'identité
► Nom complet : Georgia Annabeth Parr
► Surnom(s) : Georgie, Gigi, GG, Caméléon
► Âge : 26 ans
► Nationalité(s) : Ukrainienne, Ecossaise
► Statut civil : Les relations vont et viennent dans la vie de Georgia mais ne sont jamais très sérieuses ni de trop longue durée.
► Résidence : Downtown. Georgia possède un appartement dans le centre de Gotham mais n’y séjourne que très rarement.
► Métier : Henchwoman, bras droit.
► Groupe : Criminelle
► Affiliation : Le Gang du Pingouin

► Célébrité : Molly Quinn
► PV/Scénario/Inventé : Inventé

Signalement
Le mafieux fulminait mais essayait de contenir son apparence calme et détendue, seul le frémissement de ses narines trahissait son agitation.

    - Si je résume ce que vous venez de me dire, Le Pingouin a fait confisquer ma came sous prétexte que certains de mes dealers agissent sur son territoire et qu'il ne me la rendra que lorsque je me serais engagé à lui payer une taxe, l'italien marqua une pause dramatique pendant laquelle on aurait pu entendre voler une mouche, et vous venez de dire que mon entrepôt rempli de mes hommes armés jusqu'aux dents a été attaqué et récupéré par une gamine toute seule et que vous êtes les trois uniques survivants de ce fiasco? Ou en tout cas les trois à avoir eu le culot de se présenter devant moi, ajouta-t-il en grinçant des dents.

Les trois interpellés dont les vidages et les vêtements portaient les séquelles d’une bagarre récente se lancèrent des regards nerveux avant que celui du milieu, un homme trapu au nez visiblement cassé, ose prendre la parole en premier en grimaçant de douleur à chaque mot.

    - Disons qu'elle n'était pas toute seule il y avait aussi une espèce de vieux gorille avec elle et on peu pas dire qu'il était en reste quand il s'agissait de distribuer des balles... Et puis rempli, rempli... Je veux bien croire qu'il est bien grand votre entrepôt mais en comptant Mike et Balt qui montaient la garde dehors on était à peine dix alors...

      - SILENCE! Urbani pris une grande inspiration, il ne savait pas ce qui le retenait de lui foutre une balle dans la tete à celui-la, A quoi est-ce qu'elle ressemblait cette fille?

    - C'est difficile à dire, c'est qu'on à pas vraiment essayé de s'attarder pour l’observer sinon on ne serait pas...

    - Ce que Dewey essaie de dire, patron, c'est qu'à part vous affirmer qu'elle avait les cheveux roux et qu'elle était plus petite que la moyenne, elle n'est pas facile à décrire. Elle avait les yeux verts aussi je crois.

Le troisième homme de main qui lui serrait son bras droit contre lui se tenant légèrement tordu comme si son épaule était déboîtée et qui jusqu'à présent était resté silencieux, s'anima à son tour.

    - Ils étaient bleus. Quand elle est entrée comme une fleur dans l'entrepôt, elle ne payait pas de mine. Au début je pense même que pas mal d'entre nous l'ont prisent pour une gamine qui avait perdu son chemin, et c'est probablement l'effet qu'elle recherchait parce que le grand n’était pas encore avec elle a ce moment la, mais il était probablement en train de s'occuper des deux qui étaient à l’extérieur. C'est pour ça que lorsqu'elle nous a sorti les conditions du Pingouin on a tous éclaté de rire mais elle a continué de sourire gentiment. Ce n’est que quand Don l'a attrapée par le bras pour la sortir à coups de pieds aux fesses qu'elle a complètement changé d'attitude.

     - Ouais c'est exactement ça, renchérit Nez-Cassé, au début elle avait l'air inoffensif, limite mignonne mais à ce moment-là elle s'est… comme transformée et s'est mis à casser la gueule à tout le monde avec un regard de tueuse. On n’a même pas eu le temps de sortir nos armes qu’en plus d’avoir brisé le bras de Don, crack, elle en avait déjà assommé deux d’entre nous.  

       - Elle avait une façon de se mouvoir presque surnaturelle, on ne l’a pas atteint une seule fois elle avait l’air de tourbillonner entre nos balles…

Çà, Urbani voulait bien le croire. La présence de ses gros bras dans l’entrepôt était purement dissuasive, il ne faisaient pas le poids face à des gens avec un minimum d’expérience de combat... et ils n’étaient pas vraiment des as du tir non plus.

     - Ouais, c’est ça, tourbillonner ! Elle allait a gauche, puis a droite, se baissais, se relevait... J’avais du mal à garder les yeux sur elle. Pourtant je crois pas que c’était une de ces tordus avec des super-pouvoirs ou comment tu dis, toi Louie ?

Le plus petit des trois, la main toujours serrée sur son coude, repris la parole avec un soupir exaspéré:

    - Des capacités développées à cause d’un génome modifié. On est pas dans une de tes série télé Dewey il y a forcément une explication rationnelle a…

Cette fois l’italien se mis à hurler.

     - Je me fous de vos querelles sans importance, si vous voulez garder vos langues pour en débattre plus tard vous avez intérêt à me dire comment cela s’est terminé !

Sa voix se répercuta entre les quatre murs de la pièce laissant place à un nouveau silence nerveux qui s’acheva lorsque le plus âgé à la grande balafre ou le sang commençait à peine à coaguler sur le front, repris la parole avec un ton plus posé que les deux autres:

    - Il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour nous désarmer et nous mettre tous les trois à terre. Le grand qui était entré dans l’entrepôt pendant la confusion sans qu’on s’en aperçoive s’occupait de nettoyer derrière elle mais avait fait sa part de victimes dans la confusion générale.

Le balafré omis de préciser a son patron que la fille, elle, n'avait pas eu besoin de son flingue pour les immobiliser contrairement a son partenaire qui en avait fait la remarque en l'accusant de frimer de façon absolument inutile et dangereuse. Il continua:

- J’étais par terre quand elle m’a attrapé par le col pour me coller son flingue sur la tempe et me dire de tout venir vous raconter patron. Elle a dit… Il déglutit, sachant très bien que ce qui allait suivre n’allait pas plaire à son boss, elle a dit que ce qui s’est passé ce soir vous servirait d’avertissement. « Ce n’est pas très sympa de la part d’Urbani de faire du trafic illégalement dans le dos de mon patron. Mais mon patron il est de bonne humeur, qu’elle a dit, il veut bien lui donner une seconde chance s’il paye gentiment ses taxes » Et après elle nous a laissé repartir. Mais quand je me suis retourné en sortant de l’entrepôt, je vous jure qu’elle avait de nouveau l’air d’une gamine insignifiante. Et je ne sais pas ce que son collègue lui disait mais elle souriait comme une gosse à qui on a promis une pâtisserie…

Urbani se mis à faire les cent pas.

    - Sortez… et estimez-vous heureux que je ne vous fasse pas subir le même sort que vos camarades qui n’ont pas eu la même chance que vous à l’entrepôt.

Les trois hommes de main ne se le firent pas dire deux fois et se hâtèrent hors de la pièce. Une fois seul, l’italien se laissa tomber sur le grand canapé au centre du salon en se massant les sinus. Cette histoire était un gros coup pour son business.
Il ne faisait pas parti des grands de la Pègre, loin de là. Il avait son petit trafic de drogue et il s’en contentait… Pour le moment. Oui bien sûr il envisageait de se faire sa place aux côtés de légendes tels que Falcone et Maroni et depuis peu le clan du Pingouin qui prenait de plus en plus d’ampleur mais ces choses là prenaient du temps n’est-ce pas ? Sauf qu’il n’y arriverait jamais si on lui mettait des bâtons dans les roues. Empiéter sur le territoire du petit homme avait été un pari risqué. Il avait joué, il avait perdu. Mais Urbani, comme beaucoup d’autres du milieu, n’avait aucun respect pour ce jeunot avide de pouvoir qui débarquait et croyait pouvoir faire sa loi à Gotham. Il n’avait aucune intention de payer, ni de se retirer du territoire du Pingouin. Ce qui lui fallait c’était un argument de poids qui ferait pencher la balance en sa faveur et l’italien avait bien une idée.

Il n’avait encore jamais entendu parler de cette fille dont ses hommes venaient de raconter les prouesses, elle semblait sortir de nulle part. Mais s’il pouvait la retrouver et la convaincre de changer de camps cela pourrait mettre un sérieux coup à cet oiseau arrogant. Premièrement parce qu’il le priverait d’un de ses meilleurs lieutenants et deuxièmement parce que le Pingouin se sentirait trahi et si il y a bien une chose dont tout Gotham était au courant au sujet du propriétaire de l’Iceberg Lounge c’était du complexe d’infériorité qui le handicapait.
Oui c’était une idée assez séduisante.
Ce qui troublait Urbani en revanche, c’est de n’avoir jamais entendu parle de la fille auparavant. Un atout pareil se serait forcément fait remarqué de la Pègre or pas un mot ni un souffle à son sujet n'était parvenu à lui jusqu’à aujourd’hui. De plus le Pingouin n’aurait pas confié un job de cette ampleur à quelqu’un en qui il n’avait pas un minimum confiance. Or il aimait s’entourer de ses mignons préférés et Urbani, qui fréquentait régulièrement l’Iceberg Lounge comme la moitié de Gotham, n’avait jamais remarqué de fille correspondant à la description donnée par ses hommes.

Urbani cessa de se masser les sinus pour remonter sur les tempes, tentant de se remémorer toutes les rousses de petite taille qu’il avait pu y voir. Une seule rouquine lui revenait en mémoire mais cela ne pouvait être elle.
Cela remontait à deux ou trois semaines. Le Pingouin avait probablement une faveur à demander à un de ses rivaux car il lui avait réservé la totale : table de choix, repas de roi, champagne et bien sur une jolie fille à mettre à son bras. Le tout aux frais de la maison bien entendu. La fille certes rousse aux yeux clairs, ne pouvait être la personne qu’il recherchait car si elle était de petite taille, elle était loin d’être insignifiante. La belle à la chevelure fauve et au corps bien galbé dans sa robe échancrée avait un style de pinup des années 40, même Urbani avait eu l’œil un peu baladeur. Elle était aussi belle qu’elle avait l’air simple, parfaite pour le job qu’elle était censée accomplir, elle avait passé sa soirée à glousser aux blagues stupides de son cavalier sous l’œil satisfait du Pingouin.
Urbani laissa un sourire discret planer sur ses lèvres en repensant à la descente de reins de demoiselle puis se reconcentra, fouillant toujours plus profond dans sa mémoire. Une petite rousse qui trainait au Lounge. Maintenant qu’il y repensait il y avait bien une personne qui correspondait à cette description. Mais il n’avait jamais fait attention à elle. La tête toujours baissée, le regard fuyant, elle savait se faire discrète… insignifiante oui. C’était le mot. La piste était maigre mais c’était la seule qu’il avait. Il essaya de creuser encore plus loin. Est-ce qu’elle était serveuse ou employée ailleurs dans le Lounge ? Il n’arrivait pas à s’en souvenir mais elle était toujours là, silencieuse mais à l’écoute, invisible sous les yeux de tous. Un don qui était précieux quand on choisissait la vie au sein de la Pègre de Gotham. Il essaya de se remémorer son visage ce qui n’était pas chose facile, plus il cherchait, plus ses traits lui échappaient. Elle était loin d’être laide mais ne correspondait pas non plus aux canons Hollywoodiens de la beauté et sans être désagréable à regarder ce n’était pas non plus le genre de fille à faire se retourner les hommes sur son passage contrairement à la jolie rousse…
A présent le visage de cette dernière venait se superposer à celui de la serveuse. Plus il essayait de dissocier les deux visages, plus ils se mêlaient l’un a l’autre cela commençait à lui donner la migraine. Il était sur le point de renoncer quand il fut frappé par l’évidence. Il éclata d’un rire sonore.

Il lui fallait cette fille, elle était décidément pleine de surprises. C’est fou à quel point une démarche un port de tête ou un regard peuvent vous changer plus drastiquement que n’importe quel déguisement ou maquillage. La mystérieuse demoiselle semblait l’avoir compris mieux que quiconque. Quoique Cobblepot lui offre pour se gagner sa fidélité, il lui proposerait le double. Non. Le triple. Il était prêt à toutes les dépenses pour s’offrir le petit caméléon du Pingouin.  


Antécédents psychiatriques
« Mardi 31 mai,

Notre sujet, Georgia Parr, ne semble pas avoir subi de gros changements psychologiques depuis notre dernier rendez-vous mensuel.
Fidèle à son nouveau petit surnom, le caméléon ne change pas seulement d’apparence mais également de personnalité pour s’adapter à son interlocuteur ou à la situation. Elle arrive à se faire passer pour n’importe qui pour peu qu’elle ait un peu fait des recherches sur la personne qu’elle souhaite incarner. Elle sait même imiter de nombreux accents et dialectes et si elle s’exprime tous les jours comme une vraie petite américaine, le dialecte Ecossais lui est plus naturel à l’oreille et au palais ce qui semblerait indiquer des origines européennes. Elle parle également plusieurs langues et bien que nous ne sachions pas encore combien exactement elle a démontré parler parfaitement l’anglais (bien entendu), le russe, et l'arabe mais possède également de solides notions d’italien, de français et d'arabe. Si elle n’avait pas choisi le beau métier de criminelle, elle aurait pu être une actrice de grand renom… »

La jeune femme sourit puis raye le mot « grand » de sa dernière ligne.

- Voyons ma grande, pas de prise de parti, tu te dois d’être honnête et le plus neutre possible.

Elle repose la mine du stylo sur son calepin et reprend son écriture.

« … une actrice de grand renom. Mais à force de changer de personnalité comme de chemise, Miss Parr s’interroge toujours sur sa vraie identité. Qui est-elle lorsqu’elle est seule ? Lorsqu’elle cesse d’être un simple reflet dans un miroir ? Puisque notre sujet refuse toujours de nous livrer les détails de son enfance mes déductions sur sa personnalité ne sont que des raisonnements tirées de l’analyse de nos précédentes sessions. »

La jeune femme mâchouille son crayon d’un air rêveur, se remémorant ces fameuses sessions.

« Pour commencer elle ne manque pas d’un certain sens de l’humour et de l’autodérision, cela me semble une évidence. Elle est également du genre fonceuse, va droit au but et ne s’embarrasse pas de fioritures et de principes déplacés qui l’empêcherait d’atteindre ses objectifs. Pragmatique et débrouillarde, elle a une capacité d’apprentissage assez supérieure à la moyenne et  sait être efficace en situation de stress. Elle est également inventive et sait improviser face à n’importe quelle situation… »

La jeune femme s’arrête de nouveau d’écrire et relit les dernières lignes qui noircissent son calepin en poussant un soupir las.

- Franchement Miss Parr, cela devient un peu n’importe quoi. J’ai l’impression de rédiger une lettre de motivation.

Il y a un silence pendant lequel pas un bruit n’est émis dans la pièce. On peut juste entendre quelques bruits de trafic citadin nocturne provenir de l’extérieur de manière étouffée.

- Et des défauts, vous en avez forcement Miss Parr, simplement ils sont un peu plus difficiles à admettre que votre superbe capacité d’adaptation et votre personnalité de fonceuse !

« Notre sujet tend à montrer un peu trop de fierté pour son propre bien et a du mal à admettre ses erreurs. Elle a également tendance à tout analyser autour d’elle, individus, lieux, conversations… (Liste non exhaustive) et si cela peut être difficile à vivre à l’échelle personnelle il faut avouer que du point de vu professionnel c’est un grand avantage que de toujours remarquer les détails que d’autres auraient tendance à ignorer. La jeune femme est également plutôt désorganisée et assez tête en l’air dans le domaine de la vie pratique. Nous ignorons toujours si cela est du à son amnésie mais une chose et sure ses "glitches" comme elle choisi de les appeler sont toujours aussi fréquents et handicapants. »

- Honnêtement mademoiselle Parr, un moment vous bottez des fesses et la seconde d’après vous ne vous rappelez même plus comment désamorcer la sécurité d'un automatique, ce n'est tout de même pas sérieux...

« Je me dois d'ajouter qu'elle peut parfois se montrer caractérielle et manipulatrice... ou fait-ce parti de son jeu de caméléon? C'est ici que nous entrons dans une zone floue. »

La jeune femme s’étire un peu le cou et fait craquer ses doigts.

- Bien, je crois que cela suffira pour cette fois, maintenant abordons les sujet qui fâchent voulez-vous ?

Il y a un silence convenu. La voix reprend, beaucoup moins enjouée qu’auparavant :

- Et quand je dis le mot Pingouin… ?

Les joues de Georgia se teintent légèrement de rose.

« Obsession ? Attirance ? Danger… Malsain ? Nous abordons le cœur du problème de Mademoiselle Parr : son obsession, car c’est bien le mot, pour un des criminels des plus notoires de Gotham. Elle en est consciente mais ne sais pas où le mal prend sa source ou quel en est le déclencheur. Tout ce qu’elle sait c’est que d’aussi loin qu’elle s’en souvienne Oswald Cobblepot a toujours hanté son esprit (mais de la part d’un sujet tel que Miss Parr cela ne veut pas dire grand-chose).Essayer de lutter est vain et elle se laisse totalement sombrer dans son admiration pour le chef de gang. Travailler pour lui est sa plus grande fierté et elle ne peut pas s’empêcher de rougir comme une petite fille quand il lui fait marque de sa confiance ou la félicite pour un travail bien fait… »

Elle repose son stylo et se met la tête dans les mains.

- Je crois qu’on a compris, tu es complètement accro et surtout totalement pathétique. Tu as un dossier entier sur lui chez toi, tu ne sais pas comment il a atterri la mais tu l’a quand même parcouru en long en large et en travers… Enfin, au moins il te donne un travail certes dangereux mais plutôt stable, bien payé et qui te permet de te servir pleinement de tes mystérieuses capacités de ninja. Depuis que tu as commencé en tant que serveuse au Lounge tu as beaucoup monte les échelons ma fille…

Georgia se tourne vers la fenêtre qui lui renvoi son reflet.

- Par contre t’es toujours dingue au point de te parler toute seule.

Georgia arrache la page de son carnet et relit  ses notes plusieurs fois afin de les garder gravées dans sa mémoire, puis elle sort un paquet d’allumettes pour brûler les pages dont elle a fait une boule dans une petite coupelle. En regardant le papier se consumer jusqu’à n’être plus qu’un petit tas de cendre elle se dit que ses petites sessions son peut-être la seule chose qui l’empêche de devenir folle. Un humain a besoin de racines et à défaut de les trouver dans son passé elle essaie de les trouver dans son esprit pour tenter de répondre à l’éternelle question « qui suis-je ? » Parfois elle se dit que tout cela ne sert absolument à rien.
Le papier a fini de brûler, il n’en reste rien. Ces séances sont peut-être nécessaires mais il faut rester prudent surtout dans le milieu dans lequel elle évolue. Elle ne veut même pas imaginer ce qu’il pourrait arriver ses des informations aussi personnelles et confidentielles tombaient entre de mauvaises mains.



Le marionnettiste
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Profil psychiatrique
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Message envoyé le : Lun 30 Mai - 1:33

Georgia Parr



Biographie


Partie I : Chute

L’homme en noir attendait patiemment dans l’ombre, immobile et indétectable. De derrière sa vitre il avait une vue imprenable sur la rue, mais surtout sur la fenêtre du salon au fond duquel on pouvait apercevoir un bout de la cuisine de l’appartement 322 B de l’immeuble 1021 sur Elm St. D’après ses contacts, sa victime rentrerait dans moins d’une heure. Le tueur avait eu toute l’après-midi pour réaliser son méfait. Il lui avait suffi de crocheter la serrure de l’appartement pour s’y glisser, trouver le frigo et à l’aide d’une seringue introduire son poison dans un aliment qu’elle serait sure d’ingurgiter le soir même. La plaquette de beurre ferait parfaitement l’affaire. Il en avait introduit une dose conséquente (on n’était jamais trop prudent) et la prochaine fois qu’elle l’utiliserait, même une noix pour faire revenir ses légumes, c’est elle qui serait bonne pour la casserole. L’assassin eut un sourire de requin. Sa drogue, encore nouvelle sur le marché attaquait directement les cellules du cerveau et ne laissait aucune trace en cas d’une quelconque autopsie. Il avait bien entendu mis des gants pour s’introduire chez sa victime et avait refermé la porte à double tour derrière lui. Personne ne pourrait jamais savoir qu’il s’était introduit dans cet appartement. Un véritable fantôme.
L’homme vêtu de noir savourait déjà le moment ou le cœur de sa victime s’arrêterai de battre. C’était un honneur, une fierté d’être responsable de la mort de quelqu’un de cette trempe. Il faut dire que cette famille était une véritable légende au sein des mercenaires. Pendant longtemps il avait lui-même cru à une fable, une histoire qu’on se racontait pour se donner un sentiment d’importance. Apres tout cela sonnait complètement irréaliste, une famille ou l’on était entrainé à devenir mercenaire de génération en génération et ce dans le plus grand secret. L’assassin avait d’ailleurs eu toutes les peines du monde à trouver des informations sur leur compte. Pratiquement tout ce qu’il savait lui venait de son employeur qui avait eu affaire à eux par le passé.
La voiture de son « contrat » apparu enfin au coin de la rue. L’homme en noir attrapa ses jumelles, c’était bien elle au volant, il la reconnaissait malgré la perruque noire coupée au carré qui recouvrait sa chevelure rousse. Apres s’être garée elle sorti de sa voiture et pénétra dans le hall de son immeuble. Ce n’était plus qu’une question d’heures à présent, deux tout au plus.
Il ne crut pas en sa chance quand il l’a vit réapparaitre dans l’embrasure de sa fenêtre une tartine pleine de beurre à la main, prête à croquer dedans en toute insouciance. Ce n’était plus une question d’heure ni même de minutes mais de secondes.
La drogue, comme prévu, fut foudroyante. La fille commença par tituber de façon pathétique dans la direction de sa cuisine puis les différentes fonctions de son cerveau la lâchant peu à peu en la privant du control de ses membres, elle tomba mollement sur le sol et tressauta quelques secondes avant de s’immobiliser.
L’homme en noir se dit que de là où elle était à présent, ou que ce fut, elle devrait se montrer reconnaissante : c’était une façon de partir bien moins douloureuse que ce qui l’aurait attendu si elle avait continué dans l’entreprise familiale.
L’assassin n’avait plus rien à faire ici, il était temps de récupérer son dû.
***
Il arriva au point de rendez-vous à l’heure exact qui était convenue. Une voiture aux vitres teintées l’attendait dans la ruelle rendue sombre par la nuit. La porte arrière s’ouvrit et il monta sans se poser de questions ; il n’était pas rare que ses employeurs veuillent le retrouver de cette façon, c’était une des manières les plus discrètes de parler de choses qui fâchent à l’abri des oreilles curieuses. Si on n’y voyait pas clair dans la rue, c’était encore pire dans le vehicule qui était plongé dans l’obscurité. L’homme assis sur la banquette fit signe au conducteur de démarrer.

- J’ai fait ce que vous avez demandé. La cible a été éliminée pas plus tard qu’en fin d’après-midi.

L’homme en face de lui ne répondit pas. La voiture commençait à quitter la ruelle pour se diriger vers un carrefour un peu plus éclairé. Le mercenaire perdait patience.

- En ce qui concerne le payement nous avions convenu que la seconde moitié serait vers…

La lumière d’un lampadaire avait filtré brièvement à travers la vitre tinté, éclairant furtivement le visage de l’autre assez longtemps pour distinguer ses traits.

- Vouez n’êtes pas Heinrich, vous n’êtes pas mon employeur… Qui êtes-vous ?

L’autre eu un sourire frémissant et sorti un revolver de son manteau.

- Si vous voulez parler de notre ex-employeur à tous les deux, je crains que là où il est, il ne soit pas en position de vous payer quoique ce soit.

La voiture filait à présent à toute allure dans les rues de Gotham, pratiquement vides à cette heure avancée de la nuit.

- Bon écoute mec, moi je n’ai rien contre toi. J’ai juste fait mon boulot, que dirais-tu de me laisser descendre de la voiture.

- Je crains que ce ne soit pas en option. Voyez-vous, notre diffèrent nous impliquait que tous les deux, Heinrich et moi. Mêler ma nièce à cette histoire était une grave erreur de sa part.

Les larmes qui brillaient dans les yeux de l’oncle de sa victime furent les dernières choses que le mercenaire vit.


Partie II : Reveil

Un léger courant d’air fait bouger les cheveux fins sur sa nuque, la chatouillant doucement. Le bourdonnement se fait de plus en plus insistant. Elle grogne faiblement. Une mouche ou un bourdon a du se faufiler par la fenêtre ouverte. Elle n’ouvre pas encore les yeux. Elle n’est pas assez éveillée pour que son cerveau ordonne aux muscles de son visage de bouger les paupières. Elle sort lentement de sa bulle de coton et entre peu à peu en contact avec une matière dure et froide. Sa position est inconfortable mais elle n’a pas encore la force de bouger. Et ce bourdon qui lui volette dans les oreilles commence sérieusement à l’agacer. Elle produit de nouveau un grognement mou mais sa voix lui semble lointaine. Le bourdon émet un bruit insupportable, continu et semble avoir élu domicile a cote de ses tympans. Elle sent pointer un vicieux mal de tête. Elle esquisse un geste pour déloger l’insecte de son oreille mais arrive à peine à bouger sa main de quelques centimètres.  Ce mouvement en revanche fini de l’éjecter de sa bulle confortable d’inconscience. Elle a froid, elle a mal. Elle se décide enfin à ouvrir les yeux.

La première chose sur laquelle ses yeux se posèrent lorsque ses pupilles s’habituèrent à la lumière qui filtrait mal à travers les volets à demi fermés fut le carrelage clair contre lequel s’écrasait son nez. Elle releva difficilement la tête. Son crâne bourdonnait et la lançait. Il n’y avait jamais eu ni bourdon, ni mouche, juste une affreuse migraine. Des meubles blancs, un frigo, une petite table et quelques chaises lui apparurent dans un brouillard confus. Elle se trouvait visiblement dans une cuisine ; une cuisine qu’elle ne reconnaissait absolument pas. La jeune femme se retourna sur le dos en grimaçant ; ses articulations étaient en feu. Elle fixa les craquelures du plafond d’un air concentré, elle ne savait ni où elle était, ni comment elle y était arrivée. En fait elle ne se souvenait d’absolument rien. Ni de son nom, ni de la rue dans laquelle elle avait grandi ou de ce qu’elle avait mangé la veille. Le trou noir le plus total. Elle se dit qu’elle avait dû se prendre un sacré coup sur la tête pour être dans un tel état d’amnésie.
Elle prit une grande inspiration, s’étonnant de son propre sang-froid. Elle ne ressentait pas même une pointe de panique. Certes sa migraine l’empêchait de se concentrer : se soigner d’abord, faire le point après. Elle se leva lentement en grognant mais ne réussit pas à éviter les vertiges causés par son changement drastique de position. Elle attrapa un verre dans l’étendoir à vaisselle juste à côté de l’évier en faisant maladroitement tomber une fourchette par terre. Tant pis. Elle fit couler un peu d’eau dans le verre, ses yeux se posèrent sur un petit aimant a l'image d'un pingouin qui trônait sur le frigo au milieu d'une dizaine d'autres et son cœur manqua un battement sans qu'elle puisse expliquer pourquoi. Elle sorti de la cuisine et se dirigea en titubant vers la chambre. Elle remarqua au passage que l’appartement était un vrai foutoir mais elle n’était pas sûre si c’était dû à une bagarre ou simplement que le propriétaire dudit appartement était un porc. Arrivée dans la chambre elle se dirigea directement vers le deuxième tiroir de la table de nuit, en sorti un boite d’Advil dont elle enfourna deux cachets, puis se laissa tomber sur le matelas. Elle n’avait pas l’intention de rendormir, il y avait bien plus urgent, mais elle ne serait bonne à rien tant que sa migraine ne se serait pas estompée. Dans un petit quart d’heure, promis, elle se relèverait et on pourrait passer aux choses sérieuses.

Deux heures plus tard son mal de tête avait complètement disparu et elle avait mis l’appartement complètement à sac. L’exercice avait aidé à estomper la douleur de ses muscles. Elle avait vidé le contenu de chaque tiroir, chaque armoire, chaque étagère… Fouillant avec minutie tout ce qui pourrait lui donner un indice sur son identité. Elle avait déjà compris que l’appartement était le sien (ce qui expliquait pourquoi elle avait instinctivement su ou se trouvait l’Advil), qu’elle y vivait seule même si elle semblait y ramener régulièrement de la compagnie et qu’il était situé dans quartier peu recommandable en centre-ville de Gotham. En revanche absolument rien sur son enfance, sa famille, son boulot ou même un nom. Aucune photo sur les murs, pas de carnet d’adresse, le néant dans le disque dur de son portable, elle semblait se tenir éloignée de tous les réseaux sociaux connus du web et impossible de mettre la main sur son porte-monnaie ou une quelconque pièce d’identité.
Son appartement était sans dessus-dessous mais elle n’était pas beaucoup plus avancée. Peut-être que la mallette retrouvée dans un double fond de l’armoire de sa chambre lui donnerait plus de réponses. Certainement même, sinon elle ne se serait pas donne la peine de la dissimuler. Seul problème, elle était fermée par un système de sécurité et impossible de se souvenir du code. La jeune fille soupira et traîna le lourd attaché-case jusqu’à la table de la cuisine. En sortant pour aller chercher les outils qu’elle se souvenait avoir balancé quelque part dans le salon elle lança un regard confus au petit pingouin qui semblait la narguer sur son frigo. « Je sais des choses que tu ignores, semblait-il dire, qui sait depuis combien de temps je t’observe de la haut, si je pouvais réellement parler je pourrais t’apprendre qui tu es… »
La mallette ne résista pas bien longtemps. Les serrures faisaient rarement les malignes face à un bon coup de marteau. La rouquine l’ouvrit, le cœur battant.
Jackpot.
La valise était remplie de dossiers, papiers administratifs, mais aussi pièces d’identités… au pluriel. La jeune femme eu un hoquet de surprise. Il y en avait au moins une bonne dizaine, des permis de conduire, passeports et autres pièces d’identification tous à des noms différents. Nathalie Melies, Blanche Ravenwood, Alexandra Holinski… Des dates de naissances différentes, des nationalités différentes mais partout la même tête, la sienne, à une paire de lunettes ou une coloration (ou perruque) près.

Il lui fallut deux heures de plus pour éplucher chaque dossier, chaque feuillet, chaque note ou post-it que contenait la mallette. L’appartement et la voiture qui se trouvait dans le garage du bâtiment étaient au nom de Miss Georgia Parr, c’est donc le nom qu’elle avait décidé d’adopter au quotidien pour plus de facilite même s’il sonnait aussi creux à son oreille que tous les autres.
Il ne restait qu’un seul dossier qu’elle n’avait pas encore osé toucher à cause du mot qui y était tamponné en petites lettres noires :
« Pingouin »
Le petit animal sur son frigo devait bien se moquer d’elle.
Georgia prit une grande inspiration. Elle allait arrêter d’imaginer des voix aux aimants de son réfrigérateur, arrêter d’avoir peur d’un tas de papiers, et ouvrir ce stupide dossier.
Des photocopies de documents policiers confidentiels, des dates, mais surtout des photos. Beaucoup de photos. Et sur ces photos toujours le même homme, encore et encore. En intérieur, en extérieur, dans la rue, au restaurant, en pleine discussion avec Maroni (elle ne savait pas comment elle savait qui il était mais elle le savait) ou autres personnes tout aussi fréquentables. Oswald Cobblepot, pas bien grand, les cheveux noirs, le nez aquilin, les yeux perçants au costume trois pièces, excentrique mais toujours impeccable, et aux chaussures vernies. Tout ce qu’il y avait à savoir, sa date et lieu de naissance, ses antécédents criminels, ses informations familiales etc. étaient rassemblés dans ce dossier. L’air commençait à manquer dans les poumons de Georgia, elle ne savait pas depuis combien de temps elle retenait sa respiration. Son cœur battait la chamade, elle transpirait à grosses gouttes. Mue par une volonté qui ne semblait pas être la sienne elle claqua la mallette et la prit sous son bras. Elle eut un dernier regard pour le petit pingouin (« j’ai gagné » ricanait-il), et sorti de son appartement en trombe sans même prendre le temps de se changer. Le Pingouin était un élément capital dans la recherche de son identité. Elle en était certaine.

Sa voiture était garée presque en face de l’Isberg Lounge. S’y retrouver dans Gotham avait été étonnement facile. Georgia gardait certains automatismes comme dans certains rêves ou on sait des choses sans savoir comment. Assise à son volant le moteur éteint, elle avait une vue de choix sur la devanture du Lounge, à la fois luxueux et extravagant à l’image de son propriétaire. La mallette qui contenait toute la vie de Georgia, ni plus ni moins, était bien en sécurité dans le double fond (encore un, quelle surprise) de son coffre qui contenait également toute sortes d’armes allant de la batte de baseball au revolver en passant par le taser. Passé le premier choc de cette découverte, Georgia s’était demandée si elle se souviendrait comment se servir de ces armes en cas de besoin.
La petite rousse avait un plan, complétement dingue, mais elle ne voulait pas faire demi-tour, elle ne pouvait pas, elle avait le sentiment qu’on l’avait mis en pilot automatique. Un dernier regard décidé au rétroviseur et elle sorti de sa voiture pour traverser la rue en direction de l’Iceberg.
Elle fut gentiment refoulée à l’entrée par deux gorilles qui étaient arrivés alors qu’elle essayait de forcer la porte. A cette heure de la journée l’Iceberge Lounge n’était pas encore ouvert et elle n’avait pas des cours à attendre au lieu de sécher le lycée ?

- Amenez- moi devant votre patron j’ai une proposition pour lui.

- Retourne jouer aux Barbie, gamine, avant qu’on ne change d’avis et qu’on décide s’amuser avec toi.

Les deux géants se lancèrent un regard entendus et ne virent pas le coup de genoux qui arriva droit dans l’entrejambe du premier.  
***
La chute fut douloureuse. Correction, l’atterrissage fut douloureux quand même un peu amorti par la moquette du Lounge, la chute en soi n’était qu’une brise. La jeune femme releva les yeux pour se rendre compte qu’elle avait le visage à quelques centimètres d’une paire d’Oxford noir et blanche vernie. Elle se releva d’un bond pour faire face à celui qu’elle avait réclamé avec autant de vigueur un peu plus tôt. Elle esquissa un geste pour essuyer le mélange de sang et de salive qui dégoulinait à la commissure de ses lèvres mais les deux brutes ne lui en laissèrent pas le temps, lui agrippant les bras pour l’immobiliser. L’un d’entre eux avait réussi à l’atteindre à la mâchoire à l’extérieur, lui ouvrant la gencive, rien de grave. De leur côté ils avaient pris bien plus cher, ils étaient à peine reconnaissable tellement leur visage était abîmé et le plus grand marchait encore en canard. Elle avait été surprise de sa violence, et encore plus surprise d‘avoir ressenti une sorte d’excitation jouissive à chaque coup qu’elle avait donné. Et pourtant elle s’était retenue, elle avait besoin d’eux conscients si elle voulait qu’ils la mènent jusqu’au Pingouin.
Ce dernier dévisageait Georgia de ses yeux glacés et pendant un instant elle eut envie de se noyer dans leur bleu. Elle sut immédiatement que c’était la première fois qu’elle l’approchait d’aussi près et son cœur battait a tout rompre comme une adolescente qui rencontrerai son idole après un concert. Contrairement aux dires, elle le trouva plus grand en personne que ce qu’elle avait imaginé. Complètement subjuguée, elle l’examinait sous toutes ses coutures. Elle voulait tendre les bras, le toucher, mais elle se reteint de justesse. En revanche il ne sembla pas apprécier de se faire étudier de la sorte par la demoiselle et cracha :

- Qu’est-ce qu’il y a ?

Les deux armoires à glace prirent la question pour eux.

- On voulait pas vous déranger patron mais elle a insisté pour vous voir et elle avait euh… de bons arguments. Elle dit qu’elle a une proposition.

Le Pingouin leva un sourcil et ses lèvres fines formèrent une moue dubitative.

- Qu’est-ce qu’une gamine sans intérêt comme toi pourrait avoir à m’offrir ?

Georgia leva la tête vers son reflet dans un des miroirs se trouvant dans le dos du pingouin. Avec ses cheveux ébouriffés, son menton sanglant, sa chemise complétement froissée et son vieux jean elle ne payait pas de mine, il allait lui falloir user de son énergie pour convaincre le Pingouin.

- Monsieur Cobblepot, je m’appelle Georgia Parr et je souhaite travailler pour vous.

Les yeux de l’interpelé s’illuminèrent soudain et il éclata d'un rire fluet.

- C’est tout ? Je pensais qu’on me dérangeait pour un peu plus que ça. Malheureusement nous n’avons pas besoin de serveuse pour le moment, son ton se fit dédaigneux, et tu ne conviens absolument pas au profil de nos danseuses, nous n’employons pas de mineurs, nous ne sommes pas des sauvages tout de même.

Subitement désintéressé il agita la main vers ses deux brutes.

- Vous deux, ramenez la dehors, et n’hésitez pas à lui faire passer l’envie de revenir.

La rouquine sourit, on passait à la partie de l’entretien qu’elle préférait. Grâce à un coup de pied et un coup de coude bien placé elle se dégagea sans peine de la poigne du grand et l’élément de surprise aidant il lui suffit de virevolter vers la droite pour tordre le bras du second. Elle accentua sa pression en usant toute sa force jusqu’à entendre un craquement sonore suivit d’un hurlement rauque. Le grand, une fois remis de sa stupéfaction, revint à la charge mais fini sa course par-dessus le bar la tête la première dans l’étagère des alcools. De nombreuses bouteilles tombèrent sur le sol dans un grand fracas de verre brisé.
Georgia se tourna, tout sourire, vers le petit homme qui avait perdu son expression moqueuse et semblait à présent tétanisé par la peur.

- Je crois que vous venez d’avoir une ouverture chez vos hommes de mains Monsieur Cobblepot.

IMAGES DE SHYRCE & CODAGE DE © MRS HYDE POUR DANSE MACABRE


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Message envoyé le : Lun 30 Mai - 3:53

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Ce choix d'avatar est magnifique !!!! Bienvenue parmi nous






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Message envoyé le : Lun 30 Mai - 9:32

Edward Nashton
Je suis une Question pour ce monde
La bienvenue Georgia !

Les roux vont envahir ce forum, ensuite le monde.


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Message envoyé le : Lun 30 Mai - 11:27

Jason Todd
One life for yourself and one for your dreams
J'aime déjà ta façon de la décrire **
Bienvenue demoiselle !

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Message envoyé le : Lun 30 Mai - 13:22

Ticci Toby
► Punching ball à votre service ! ◄
HEYYYYYYYYYY BIENVENUE !!!!!
Je rejoins l'avis des autres, quel magnifique avatar et personnage 8D !!!
Bonne chance !

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Métier/Occupation : Découpeur de gens ! Bah quoi, c'est un métier comme un autre et ça fait du miam pour les chiens abandonnés !


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Message envoyé le : Lun 30 Mai - 14:40

Georgia Parr

Merci à tous pour l’accueil!
Merci à mes deux clowns préférés ! Molly Quinn et une actrice que j’apprécie beaucoup !
Effectivement cher Mr. Nygma je suis pour la suprématie des roux !
Merci beaucoup Jason ! Je m’essaye dans un nouveau style pour ma fiche donc je suis ravie que ça plaise !
Et enfin un grand merci à toi Toby ! Il y a encore beaucoup de travail et j’espère ne pas décevoir !

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Message envoyé le : Lun 30 Mai - 15:44

Invité
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Bienvenue la miss 100






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Message envoyé le : Lun 30 Mai - 15:46

Georgia Parr
Merci beaucoup!

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Message envoyé le : Lun 30 Mai - 16:29

Tessa Driss
Gasoline Tears
Bienvenue Angel

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Message envoyé le : Lun 30 Mai - 18:54

Georgia Parr
Merci Tessa <3

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Message envoyé le : Jeu 2 Juin - 11:09

Edward Nashton
Je suis une Question pour ce monde
Déjà, superbe fiche. Tu as une plume vraiment très agréable et j'ai trouvé ta narration très original, le fait de présenter le physique du point de vue d'un groupe criminel, puis le mental par le personnage qui se prend pour un psy', c'est juste très bien joué. Bravo.

Nous avons discuté sur skype des changements que tu devrais apporté. Je vois que ceci est fait et tout me convient désormais. Je te valide de ce pas ! Je t'invite à poster un message des les bottins et n'hésite pas à chercher un rang si tu le souhaites.

Bon jeu !

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Message envoyé le : Jeu 2 Juin - 14:15

Georgia Parr
Merci beaucoup, je suis contente que ça plaise! C'est vrai que j'ai voulu expérimenter un peu pour m'amuser mais ça ne rendait pas forcément la compréhension plus aisée.
En tout cas vos remarque et vos avis extérieurs m'ont aidé a me rendre compte de certaines erreurs et incohérence et je préfère cette version finale aux idées que j'avais lancées auparavant, donc merci au membres du staff qui m'ont lue et donné leur avis!

Et surtout bisouilles sur vos fesses!

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