Un petit vote toutes les deux heures !

[ft Scar'] Un instant de paix ?


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Message envoyé le : Dim 29 Mai - 17:07

Ezéchiel Dawson

Un goût de tabac sur les lèvres et la langue pâteuse, tu ouvres les yeux en grinçant des dents, le soleil est pâle, il fait humide et tu es d’une humeur de chien. Il n’y a même pas besoin d’un temps d’adaptation, tu sais immédiatement où tu es et ce qu’il va t’arriver. Putain. La gorge sèche, tu te lèves pour boire un coup, mais dans cette cellule capitonnée, il n’y a rien d’autre qu’un matelas. Parce que la dernière fois, deux jours après ton arrivée, alors qu’on diminuait ta dose de sédatifs, tu t’es purement et simplement jeté contre le mur, dans l’espoir de fuir cette prison de comploteurs… Le reste a été quelque peu flou, au réveil, tu étais là. Les ongles coupés, les murs protégés, tu sens monter en toi la panique, la peur viscérale de l’enfermement, et dont seule la douleur pouvait te sortir. Avant d’avoir mal, tu prenais diverses substances, de l’alcool et beaucoup de sexe, mais hélas, tout le monde t’avais abandonné et ceux que tu croyais être tes amis t’avaient fait enfermer. Tu pousses un long soupir, elle est loin l’époque des goûters avec maman…

L’appel de la soif te taraude. Tu poses une main hésitante sur ta gorge, la simple idée de déglutir te fait souffrir, il te faut demander au garde en faction. Qui te dit qu’il ne va pas t’empoisonner ? Te droguer ? Te faire du mal ?! Dans la panique, tu recules précipitamment, ton talon heurte le matelas et tu chutes à grand bruit. Merde. Un garde ne tarde pas à accourir, il fait coulisser le judas de la porte et le bruit métallique résonne dans le couloir. Il te lance un coup d’œil puis amène sa bouche au niveau de l’écoutille : « Qu’est-ce que t’as ? ». Il zyeute à nouveau, parce que tu n’as pas répondu, ton air méfiant et ta main toujours posée sur ta gorge l’amènent à demander à nouveau : « t’as soif ? ». Malgré toi, tu hoche la tête, même si l’eau ne calmera pas cette sensation fiévreuse de manque. Tu ressens une envie étrange de saigner ce pauvre idiot de garde pour goûter au liquide vital qui fait battre son cœur. Est-ce que cela te rassasiera ? Probablement pas. Frustré, tu essaie d’arracher les croûtes qui ornent ta main, mais le garde te coupe sèchement : « arrête ça gamin ». Tes yeux se plissent de colère, il te veut du mal, tu en es certain maintenant. Tu es bien trop lucide pour ne pas le voir, si bien que quand il fait passer l’eau et ton repas par la fente, tu balance le tout. Le repas infâme d’Arkham macule le sol, mais le pichet d’eau ne se vide pas complètement. Le garde soupire, mais ne vient pas t’en amener un autre. Il veut t’affamer ! La soif est trop grande, tu avales d’une traite le reste d’eau en grimaçant.

Le temps passe, tu sens l’ennui qui menace de te rendre fou, c’est ce qu’ils veulent, n’est-ce pas ? Te rendre fou. Tu le sais bien, ils voulaient t’éloigner afin de profiter de toi, de ce que tu leur a apporté naïvement tout ce temps… Si seulement tu avais écouté ta maman… Elle aimait tellement t’entendre raconter tes journées, te protéger de tous ces gens dangereux, chanter… Maintenant, chaque note qui quitte tes lèvres à un goût de haine et de trahison. Cet amer souvenir te fermait la bouche dès que tu commençais inconsciemment à chanter. Plus jamais… plus jamais on ne se servirait de toi !

Au bruit des pas du gardien, tu sais que c’est l’heure. Encore une fois, tu dois aller batailler avec un psy, un menteur de plus qui essaie de te convaincre que ta douce génitrice était une menteuse… N’importe quoi ! Tu serres les dents à cette idée, ce monde de fumiers ne t’auras pas, tu en fais le serment ! Le type ouvre la porte de la cellule, il est accompagné de deux autres gardiens, qui s’engouffrent dedans pour te lever. D’un mouvement d’épaule, tu esquive leurs mains et te dresse seul. Le chemin est nouveau, puisque d’habitude le point de départ est ta cellule d’avant, celle dans laquelle tu t’es jeté contre le mur… Alors pour rejoindre le bureau de ton psy, tu dois passer par un jardin intérieur, une espèce de cour entourée d’arcades, au centre de laquelle se trouve une fontaine qui ne fonctionne plus, le fond d’eau qui y reste a verdit et est recouvert de feuilles et d’insectes morts. Le paysage est sans appel, triste et mélancolique. Tu as envie de t’asseoir, dormir sous les rayons paresseux du soleil et tout oublier. Chanter, pourquoi pas ? Une clope au bec, peut-être même un verre de vin rouge, comme au tout début… mais ce n’est pas possible. Les gardiens s’arrêtent parce que tu t’es figé, le visage tourné vers cette cour si solitaire. L’un des gardes ouvre la bouche, mais l’autre lui fait signe de se taire, à présent, tu as posé une main sur une colonne de pierre. La surface est dure et fraîche, le vent te caresse le visage, et tout cela amène ta température corporelle à baisser. La sensation de manque qui ne t’avais pas quitté depuis au moins un mois semble s’éloigner doucement.

« Allez gamin, dépêches-toi. »

La voix grave du chef des gardes t’assourdit. Une colère forte te monte à la tête. Ne peux-tu pas vivre un instant de paix ? PAS UN SEUL ?! Tu t'approches de lui avec les yeux plissés par cette émotion violente qui te soulève l'estomac. Le groupe d'hommes te voit arriver avant que tu n'ais pu complètement l'approcher pour l'étrangler, quand tu tends tes mains osseuses vers son cou, une crosse de fusil vient durement heurter ton genoux, tu ploies sans tomber. L'ordre est donné, on te menotte durement à l'aide d'un modèle qui éloigne tes mains l'une de l'autre afin que tu ne te saigne pas à mort. Tu muselles le cri de rage qui gronde dans ta gorge. De toute façon, tu y es bientôt. Chez ta chère psychiatre.

Les gens d'ici auraient dû être au courant de ta gynophobie, mais il semblerait qu'on t'aies quand même refilé à une gonzesse... Quelle bande de clowns... Elle va tenter de te cuisiner, de te soutirer ce qui te reste de fortune, de dignité, voire te séduire dans l'espoir qu'Ezzy, le chien fou de la scène r'enfile son hait de pantin pour lui offrir le dernier parfum à la mode. Pour l'occasion, tu te constitues un masque habile, fait d'un sourire narquois mais séduisant. En piste, Ezéchiel, en piste ! Une fois entré dans la pièce, tu adresses à la femme une courbette élégante, tout en montrant tes mains enchaînées, l'air désolé de ne pas lui baiser la main.

"Madame, ta voix déborde d'un miel qu'on appelle fiel, c'est un honneur !"

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Message envoyé le : Dim 5 Juin - 19:04

Scarlet Elkins
Les vraies délices passent par le supplice
Un instant de paix

Ezéchiel & Scarlet
credit: tripcontrol


Aujourd'hui c'était un jour comme les autres. Comme toujours Scarlet était habillée chic et semblait sortir d'une boite en carton de Barbie. Ce matin-là la psychiatre  n'avait eu a faire que de la paperasse. C'était toujours un peu embêtant ce genre de choses synonyme d'une corvée, mais là en cet instant faire cela ne l'embêtait pas. Quand elle avait à mettre a jour plusieurs dossiers et fiches d’ordonnances elle était tranquille et seule dans son bureau qu'elle avait décoré à son goût. Le papier peint démodé plaisait à la psychiatre qui avait pris soin de l'étoffer de plusieurs tableaux qu'elle appréciait. Des tableaux légèrement glauque, mais tout de même objectivement esthétiquement beau au niveau technique au moins. Le divan autrefois crevé et sale était propre et recouvert de tissus rouge et accompagné d'un vieux fauteuil de la même couleur. La petite bibliothèque derrière elle était remplie de livres sur la neurologie et la psychologie et d'objets divers assez étrange. Des crânes d'oiseau et autres petits animaux étaient placés sous un dôme de verre proportionnelle à l'objet protégé sur la bibliothèque basse derrière la psychiatre. Derrière elle toujours et au-dessus de la petite bibliothèque se tenait toujours le vieux miroir 1900 aux bordures dorés légèrement abîmée par le temps. Sur le côté elle avait placé un vieux tourne disque élégant qui décryptait les vinyles. Dans un coin de la pièce se trouvait un meuble  sur lequel était posé bouilloire , vieille machine  à café , tasses, plateau , serviettes, boites à sucre, thé et filtre a café. L'ambiance de la pièce était similaire à celle d'un salon élégant et d'un cabinet de curiosité. C'était un peu la deuxième maison de Scarlet autant qu'elle s'y sente bien.

Alors qu'elle travaillait paisiblement dans son bureau et avait terminé ses dossiers, elle continuait ses recherches personnelles sur des sujets propres à ses passions professionnelles. Tout cela elle le faisait au rythme de la musique du vinyle qu'elle avait mis à tourner. Un vinyle du musicien tromboniste Glenn Miller. Cette musique qui donnait vie à cette pièce terminait d'installer une ambiance personnelle plutôt sympathique si on regarde les choses objectivement.
Puis après quelques minutes à avoir continué ses recherches personnelles. Son cerveau crie sa dépendance à la nicotine ce qui ne met pas longtemps à interrompre la psychiatre. Sortant son porte cigarette du tiroir elle y place une cigarette d'une marque populaire. L'objet pincé entre ses lèvres à l'aide d'une allumette craquées provenant d'une boite qui traînait aussi dans son bureau elle allume le bout de l'objet du vice à l'aide de la flammèche doré de l'allumette. Écrasant l'allumette dans le cendrier de son bureau elle s'appuie  contre le dossier de son fauteuil élégant , extravagant noir en cuir, pour aspirer tous les méfaits déguisés de sa cigarette.
Un instant de paix, elle vivait un réel instant de paix.
L'absence de cris, pleures et une cigarette sur le rythme de Into the Mood de Glenn  Miller. Pour Scarlet en cet instant il ne fallait rien de plus. Non rien.

Cependant, pour apprécier de tels instants il fallait qu'il soit hélas seulement passagers. Des instants, de quelques minutes tout au plus. C'était l'arrivée de ce cher Ezéchiel Dawson qui devait briser cet instant pour le rendre encore  plus important. Tapotant le bout de sa cigarette au-dessus du cendriers pour laisser tomber un petit  tas de cendre se former elle regarde le jeune homme qui était attaché sévèrement. D'habitude, dans son bureau, elle n'y accueillait que les patients capable de calme et de liberté le temps de 60 minutes à peine.La fait qu'il soit attaché fit grimacer Scarlet. C'était une preuve qu'il pouvait se montrer violent et venait sûrement de l'être, mais de toute façon elle avait des sédatifs à proximité  en cas d'extrême urgence. Mais elle ne s'inquiétait pas trop. Elle avait lu son dossier et puis il avait seulement l'air fatigué et agacé par la vie et sa condition présente à l'asile. Ce qu'elle pouvait tout à fait comprendre. Le ton de sa voix ne séduit guère la psychiatre qui reste froide avec sa cigarette à la bouche qu'elle consommait. Elle fait signe à l'agent de sécurité de partir.  Les consultations sont des faces à faces. Rien d'autre.  


Bonjour Ezéchiel, prenez place. 


Elle lui montre du regard le divan sur lequel il peut s'asseoir ou s'allonger. La façon qu'il avait eu à  lécher les pieds de Scarlet dès son arrivée montrait toute l'hypocrisie du personnage. Scarlet ne pouvait en être certaines, mais tant de courbettes pour elle s'était complètement théâtrale et exagéré dans le contexte présent, même si elle adorait se savoir adulée. Pour le coup elle n'avait pas joué son jeu. Elle n'en avait pas envie, pas maintenant et pas devant lui. Il était paranoïaque, il fallait être prudente. Dans ce genre de cas elle avait observé que se présenter honnêtement était un bon moyen pour installer un lien de confiance avec le patient et voir dès le départ s'il est enclin ou non à se laisser aider.  


Commençons par de simples présentations vous voulez bien ? Je commence, je suis Scarlet Elkins, votre psychiatre. Je suis née en Suède je suis la cadette de ma famille, maintenant j'habite à Gotham avec mon chien, je ne suis pas mariée et je travaille ici depuis quelques temps maintenant. À vous je vous écoute.  


Elle commençait simplement face à lui et ne se montrait pas menaçante utilisant la méthode ennuyeuse de base. Il fallait voir s'il voulait coopérer ou  non et poser les limites si besoin.

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Message envoyé le : Mer 29 Juin - 13:16

Ezéchiel Dawson
Les dernières notes de saxophone de Glenn Miller s’éparpillent dans la pièce, comme autant de vestiges d’un moment paisible qui se finit. Tu parviens sans mal à la conclusion que tu es l’élément perturbateur qui y met fin. D’abord, tu fixes la cigarette encore rougeoyante, il y a l’odeur du tabac froid et celle la cendre, cette odeur familière qui te rappelle la maison, les concerts, les soirées lors desquelles tu étais encore heureux. Ou aveugle. Cette cigarette appartient à une main, fine, entretenue avec soin. Une femme fatale, corps de poupée, visage sensuel. Atroce.

Une fois libre de tes chaînes et de ces gorilles, tu suis l’indication de la psychiatre et t’installe sur le divan. L’objet te semble comique, un instant, tu hésites à t’y allonger en prenant une pose d’Adonis. Ce genre de choses que tu aurais pu faire, avant. Au début. Qu’est-ce qui avait donc changé en toi ? Bah… laisse donc ça à cette femme, c’est son boulot après tout. Tu t’assoies bien au milieu, les avant-bras posés sur les genoux, dans une posture encline au dialogue. En prenant bien soin de te vider la tête de toute tes questions, de ta méfiance, tu gardes sur ton visage un sourire amical, les yeux rivés dans ceux de la dénommée Scarlet. Scarlet Elkins. Un prénom tout à fait à son image, sensuel.

Tout dans l’attitude de la femme qui te fait face te dit qu’elle est bien trop maline pour toi, faire l’imbécile n’y changera rien. Il n’y a littéralement aucune issue pour toi. Alors tu n’as qu’à attendre que cela passe, laisser les mots couler sur toi comme un seau d’eau glacée. Oui, oui, en voilà une excellente idée. Monter les murs, construire une haute tour, un vaste labyrinthe pour y perdre tes adversaires. Déjà, l’idée germe dans ton esprit malade et l’image d’un château se dresse, devant toi. Tu y entre, la porte n’est ouverte que pour toi, pour te protéger, oh, Ezéchiel, entre donc, ces murs épais te protègeront. Mentalement, tu t’installes dans un divan similaire à celui qui existe dans le monde réel, ton regard perce les murs et autour de toi s’élèvent les remparts de ton palais mental. De l’extérieur, seuls tes yeux se meuvent, ils suivent le schéma que tracent les fortifications et, Scarlet, elle, parle.

Elle ne doit pas savoir ce que tu fais, tout es trop fragile encore, elle casserait tout ! Elle entrerait au cœur de ton château, réduisant tes efforts à néant et te traînerait de force dans la rue ! Tu DOIS te protéger de cette femme, de toutes les autres ! DE TOUS ! Alors, réponds-lui ! Parle ! Donne-lui le change ! Maman est là, elle t’insufflera du courage, alors vas-y Ezéchiel, vas-y ! Mentir, faire le show, n’est-ce pas tout ce que tu sais faire ? Tu es si fragile, sans cette enveloppe, sans l’image de ta maman, ce monde cruel et atroce broierait le tendre enfant que tu es…

« Je m’appelle Ezéchiel Dawson, je suis chanteur », tu souris un peu plus. La scène, la foule, les cris et plus que tout, ta voix, la musique, l’harmonie qui se forme… C’était ta vie, ta drogue, bien sûr, en plus de toutes les autres, mais celle-ci plus. Et puis… Elle. NON ! Le palais mental vibre, tremble, il faut le protéger à tous prix ! Alors, tu reprends, cette fois sur un sujet plus stable : « J’ai grandi avec ma mère, c’est à elle que je ressemble le plus. »

En effet, cette fille d’une bonne famille de Norvège t’avait cédé à la fois sa beauté froide, son caractère méfiant – paranoïaque – et des cheveux blonds assortis à de beaux yeux bleus. Qu’est-ce que tu tenais de ton père ? Rien. Peut-être au début, quand il était encore là, puis avec ton groupe quand ça allait bien, ton entrain naturel et ta joie de vivre. Mais tout cela était parti. Parce qu’elle n’est jamais bon d’être trop gentil, Elle te l’avait bien montré…

« Maintenant, je suis ici, à cause de mon addiction à la drogue. »

Ce n’était pas un problème pour l’avouer, tous les artistes, les chanteurs, étaient accros à quelque chose, et quand on est riche, on peut se payer de tout en de vastes quantités. Alors, non, tu n’avais aucun mal à avouer ton penchant pour l’alcool, les drogues diverses et variées, mais ta violence, ta paranoïa, tout cela était tabou.

« Et puis le groupe a eu des soucis... »
TAIS-TOI !

Tu en as trop dit ! Vite, ferme les portes, relève le pont levis ou cette sorcière va s’infiltrer dans ton palais ! Tu te renfermes en toi comme un escargot titillé par un enfant. La coquille se ferme, mais tu sais trop bien qu’elle n’est jamais imperméable, il n’y a aucun château inviolable… tout est fini !

Stop. Concentre-toi. Calme-toi. Respire. Ton sourire refleurit sur tes lèvres, et tu termines ta présentation par un « voilà, c’est moi, enchanté ! »

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