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Le bonhomme brutal et l'énigmatique énergumène [Ben & Eddie]


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Message envoyé le : Mar 10 Mai - 14:38

Edward Nashton
Je suis une Question pour ce monde
Le bonhomme brutal et l'énigmatique énergumène



The Riddler

Nygma avait préféré rester dans sa cellule aujourd’hui. Il avait trop à faire. Une dizaine de livres entourait son lit dans une organisation que seule le Sphinx pouvait comprendre. Il avait utilisé des pages de journaux comme marque page et les restes avaient fini sous son matelas, car il était toujours bon de s’informer de ce qu’il y avait en dehors de ses murs. La plupart des ouvrages dévoilaient dans leurs entrailles une multitude de schémas, du vocabulaire scientifique comme dans une poésie macabre, des photographies de cranes à découverts et autre flaupé d’informations sur le cerveau humain. Les murs n’étaient pas en reste et on pouvait se demander comment il était parvenu à accrocher tout cela, il était contraint de voler des crayons pour son étude alors de la colle. Après tout, il était un génie et il n’était pas à sa première évasion, d’où leur méfiance. Heureusement pour l’asile, le jeune homme n’avait eu besoin que d’un peu de farine, de vinaigre et d’une source de chaleur pour parvenir à créer sa colle. On ne voyait presque plus les murs salles de sa cellule, juste des découpages plus ou moins maladroits de ses brouillons, de cerveaux et de notes. Certaines étaient couvertes d’écriture ensanglantée. Le criminel était tellement déterminé à découvrir le moyen de se soigner qu’il utilisait son propre sang pour y écrire ses idées de crainte de la perdre, lorsqu’on lui retirait les stylos qu’il volait.

A une autre époque, il n’en aurait pas eu besoin. Il avait une telle mémoire. Cependant, sa tumeur s’attaquait au sein même de ce qui faisait sa fierté et s’amusait à affaiblir ses jambes, sa concentration, grignoter ses souvenirs même. Lorsqu’il ne travaillait pas sur un moyen de s’échapper ou à la bibliothèque, il travaillait ici.

Cependant, le calme religieux qu’il avait instauré ici n’était qu’éphémère. Les responsables de l’asile avaient choisi de confier un petit colocataire à l’homme-mystère. Un homme qui très certainement, serait capable de titiller sa patience et réveiller son agressivité l’attente. Que cherchait-il à faire exactement ? Le punir ? C’était la première chose qui frappa son esprit lorsqu’il entendit la voix d’un garde dans le couloir, visiblement partagé entre colère et amusement, annoncé d’une voix roque que Nygma allait devoir faire de la place dans son petit cocon. Le brun, qui était debout sur son lit, glissa le crayon dans un creux qu’il avait creusé derrière une page avec pour annotation « L'os occipital ». Encore une fois, il laissait une énigme. C’était bien une chose que sa tumeur n’avait pas touchée, sa passion pour les jeux de l’esprit. Il fit un bond sur le sol pour se projeter ventre au sol, retenant un grondement de douleur. Il feignit de lire un livre quelconque, ses jambes dansant dans les airs le plus tranquillement du monde alors qu’enfin, trois gardes se présentèrent face à sa cellule. Il releva les yeux vers yeux, comme surpris.

- Et bien, que de monde devant ma modeste geôle. Désolé pour le désordre messieurs. Oh, et je ne reçois pas en dehors des heures de visite, vous connaissez les règles. Et quand bien même ça aurait été le cas, je ne peux rien faire pour vous. Je suis un génie, pas un magicien. Je ne peux booster les neurones que de ceux qui en ont. Vous m’en voyez encore une fois navrée.

Il fit un léger de la main pour les inviter à partir, bien qu’il savait que cela ne mènerait à rien.

- Et vous pouvez emporter le nabot que vous m’amenez, je ne joue pas les babysitteurs.

Il perdit de sa verve lorsqu’un quatrième gros bras poussa son nouveau compagnon de cellule avec violence, cognant son visage contre les barreaux et lui dévoilait sa figure. Il pouvait la reconnaitre entre mille, sa grande gueule d’être primaire, cet air d’ours amaigri mais dont les crocs déchiraient toujours, cette bêtise dans ce regard de petite garce et ce sourire. Dieu qu’il haïssait ce sourire. Edward se redressa aussitôt dans un souffle, comme un chat auquel on aurait marché sur la queue. Il détaillait le plus vieux, se drapant dans sa dignité et son mépris.

- Mon premier invite à s’y tremper, mon second est une syllabe de jamais et mon troisième possède cinq esclaves. Mon tout désigne un abruti que des gens tout aussi stupides m’amènent. Rassurez-moi pendant que vous réfléchissez, c’est une blague ?

Il affichait un faux sourire, piquant dans son ton et crachant sa colère par une devinette d’une simplicité enfantine. Il ignorait superbement Benjamin. Il était drôle de noter que ce prénom désignait aussi l'enfant préféré. Surement avait-il l'habitude que tous les yeux se posent sur lui, pas cette fois, pas tout de suite.


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