Un petit vote toutes les deux heures !

Panique aveugle (feat Scarlet)


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Message envoyé le : Ven 25 Mar - 18:29

Maria Fernandez
Je ne suis pas folle...
Je suis dans ma cellule. Seule. Un gardien est venu chercher Harley pour l'escorter jusqu'au réfectoire, ce qui me fait penser qu'il doit être entre midi et treize heure. On va venir me chercher dans quelques minutes, si c'est comme les fois précédentes. J'ai faim, mais pas vraiment envie d'aller au réfectoire, trop de personnes potentiellement dangereuse, je ne m'y sens pas à l'aise, contrairement à ma colocataire qui semble se plaire dans les lieux emplis de monde.

« Maria Fernandez, déjeuner. Reculez jusqu'au mur. »

Je ne sursaute pas cette fois-ci, j'ai plus ou moins pris l'habitude de ce ton brusque qui revient à chaque déjeuner. Je quitte mon lit pour me mettre dos au mur, et laisse l'homme me passer les menottes, puis me pousser à moitié pour que je sorte de la cellule. Je ne résiste pourtant pas, mais il semble toujours persuadé que je vais tenter de me sauver un jour. Pour aller où ?  

Les couloirs sont silencieux, oppressants. Le gardien ne m'adresse pas une parole, et moi, ne sachant quelle attitude adopter pour ne pas paraître impolie, je demeure aussi silencieuse que la tombe que je devrais être depuis maintenant plusieurs semaines. Un escalier, puis un « nouveau » couloir, celui qui mène vers le réfectoire. Tout aussi calme que le premier, la salle de repas étant encore trop loin pour que le bruit des prisonniers discutant autours de leur repas puisse nous parvenir.

Soudain, le calme se brise. Une douleur lancinante s'empare de ma tête, aussi familière qu'elle est impossible à s'y habituer, et avant que le gardien n'ai pu réagir, je me retrouve par terre, à genoux, dos courbé en avant et mains cramponnées à mon crâne comme pour l'empêcher d'exploser. Je ne hurle pas, non, je gémis plutôt, la douleur est trop forte pour que je trouve le souffle de crier. Le gardien, lui en revanche, hausse le ton.

« Debout ! Cesse ton cinéma ! »

Plus de vouvoiement donc. Enfin, c'est dérisoire à mes yeux pour l'instant. La douleur occupe la quasi totalité de mes pensées. Je ferme les yeux très fort, comme si la lumière faible du couloir me les agressait. Et puis la tempête se calme, un peu, pas complètement, mais c'est déjà ça. Je reprend mon souffle devenu court, et ouvre les yeux... ou pas ? Je suis certaine de les avoir rouverts, mais je ne vois rien, juste une obscurité sans tâche, aussi lisse que profonde. Oh non, pas ça... pas maintenant... Mes yeux m'ont lâchée de nouveau. Je tourne la tête à droite, à gauche, vers le haut, avec, j'en suis sûre, un air paniqué qui ne manque pas d'échapper au gardien, comme cherchant la moindre trace de lumière, de mouvement, qui me rassurerait sur le retours prématuré de ma vue. Mais rien. Absolument rien.

« Non... non... »

Je secoue la tête à la façon d'un automate déréglé. Je sens des mains sur mes épaules, qui tentent de me tirer vers le haut, pour me forcer à me lever, mais ce coup-ci, je résiste, m'agite un peu et garde mes mains rivées au sol, seul espace qui me soit encore perceptible, comme si je voulais m'y accrocher malgré sa lisseur. Je refuse de me lever. Je ne peux pas avancer si je ne vois pas où je vais. Ce n'est pas possible. J'entends bien le gardien s'énerver, s'impatienter, mais cette fois-ci je ne peux vraiment pas agir comme il le voudrait. J'ai trop peur, peur de tomber, de marcher là où je ne devrais pas. Et surtout, peur qu'il me force à entrer dans le réfectoire alors que je ne vois toujours rien, brebis aveugle au milieu de loups affamés. Pas ça... pitié, pas ça...

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Message envoyé le : Mar 29 Mar - 20:28

Scarlet Elkins
Les vraies délices passent par le supplice
Panique Aveugle

Maria & Scarlet


13h00 à l'horloge et l'estomac silencieux. Dans la tête de tout le monde et surtout dans l'asile à cet instant c'était l'heure du repas. Scarlet en avait limite une sainte horreur. Manger est une activité disgracieuse à laquelle elle n'aimait guère se confronter se forçant pour le moins à chaque « heure de repas » .Si ces  horaires n'existait pas. Elle ne mangerais qu'au bord de l'évanouissement. Toujours dans son bureau à boucler des tas de papiers , un dossier tombe de son bureau par terre. Ce dossier c'était celui d'un patient, d'une patiente plutôt. Mais ça. Scarlet ne le savait pas puisqu'elle ne l'avait pas encore ouvert. Pourtant elle aimait recevoir un nouveau dossier de patient. Le hasard, le destin, ce dossier ne tomberait pas avec bonheur dans ses mains.

Elle fixe le tableau qui est en face de son bureau devant lequel elle est assise et joue avec son briquet qu'elle fait glisser entre ses gants en cuir fin de couleur rouge écarlate. Quel belle couleur que la couleur de la vie. Elle joue avec le briquet entre ses doigt et d'un coup sec de temps en temps elle l'ouvre et le ferme laissant libre un court instant la flammèche dorée du briquet états-uniens.  Activité passionnante que de jouer avec le feu. Mais passons. Quelques heures plus tôt elle admirait par une fenêtre de bureau deux patients en train de se battre. Quel scandale si commun et sans surprise à  Arkham. Néanmoins un de ses patients était blessé et son devoir de psychiatre lui criait de vérifier son état physique de ses propres yeux. Scarlet soupira, mais finit par se lever rangeant dans son tiroir le briquet qu'elle avait confisqué tel une maîtresse d'école à un patient. Laisser du feu dans les mains d'un patient, non, et dans les mains d'un patient  pyromane, jamais, un risque bien trop inutile.

Enfin décidée elle se lève donc pour se diriger au première étage à l'infirmerie. En commençant son pas elle appuie son pied contre le dossier  par terre, qui se plie et laisse une sensation instable sous ses pieds.Son regard froid se baisse sur l'objet coupable et elle se baisse pour le ramasser remettant  ensuite ses cheveux d'un geste de tête pour pouvoir lire le nom du patient.Maria Fernandez. Commun. Les sourcils de Scarlet bondisse d'un désintérêt et d'une légère intrigue pour cette patiente qu'elle n'avait jamais, au grand jamais vu dans cette asile. Elle ouvre le dossier pour regarder vaguement la photo qui accompagne un tas de paperasse de tout types. Des cheveux longs. Blond.Bouclés. Des yeux bleu. Un air perdu. Seul un soupire pouvait s'échapper des lèvres de la psychiatre. Qu'es ce qu'elle foutais la … ? Voilà une question à laquelle elle répondrais plus tard. Materner ce genre de patient instable et trop fragile pour faire le moindre mal était une corvée pour elle plus qu'un quelconque honneur particulier. Le dossier finit sur le bureau de sa destinataire et elle s'en va de son bureau le fermant à clé pour rejoindre l'infirmerie.


Dans les couloirs du premier étage c'est les talons de miss Elkins que l'on peu entendre. Un son qui peu donner un frissons quand on sait ce  que de ses mains elle peut faire. Elle marche élégamment avec un charisme presque surnaturel. Un infirmier qui se bat avec un, non, une patiente. Encore un spectacle bien anodin. Scarlet passe sans même regarder de qui  il s'agissait. Elle marche quand l'infirmier l'appelle et viens la tirer de sa marche par l'épaule. Un bruit sourd plus un bruit pendant un instant. Scarlet retournée face à l'infirmier avec la joue rosâtre. C'est une gifle qu'elle venais de lui administrer. Elle le regarde sans le moindre remord et attend qu'il parle. Il explique la situation. Maria Fernandez tiens tiens. Quel nom synonyme d'infection dans l'oreille de Scarlet.

Voilà une rencontre  qui pouvait s'annoncer  diablement cocasse. D'un pas léger pleins d'orgueil elle s'avance vers la patiente roulé en boule avec ses cheveux lui tombant devant les yeux.Concrètement  cette fille ressemblait à une boule pleine de poil digne du cousin machin lui même.  Avoir des patientes de type raiponce commençait à l'agacer sérieusement , elle trouva pourtant bien vite une solution à son « problème ». Scarlet croise les bras et la regard froide méchante et menaçante. Elle avait d'autres patients à fouetter.  

Que vous arrive t-il ?  


Elle avait intérêt à répondre pour ne pas plus énerver l'allégorie de la colère qui lui servait de psy.  







Ps: Je corrige les fautes demain!

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Message envoyé le : Jeu 31 Mar - 10:49

Maria Fernandez
Je ne suis pas folle...
L'homme s'acharne, hurle, me secoue. Mais je ne quitte pas le sol. C'est trop dangereux dans mon état, pourquoi ne le comprend-il donc pas? Un coup de poing m'atteint, me renverse sur le côté, et m'arrache un gémissement de douleur. Mais je reste rivée au sol, de nouveau.

Tac, tac, tac... Un bruit, un bruit étrangement familier. Des talons hauts... Immédiatement, l'image de ma mère s'impose dans mon esprit, avec le souvenir de mon réveil à l'hôpital, et du bruit de ses pas alors qu'elle m'abandonne dans cette chambre blanche d'hôpital. Ma mère... maman... mais comment est-ce possible? Elle ne peut pas être ici, n'est-ce pas? Je me fige, mains sur ma tête au cas où un nouveau coup fuserait, m'attendant presque à entendre sa voix stricte au léger accent espagnol retentir. Mais celle qui déchire le silence soudain ne ressemble pas à ma mère. Bien trop américain, un anglais impeccable. Cependant, le ton impérieux reste le même, et je sais instantanément que la femme qui vient de prendre la parole n'acceptera pas qu'on ne lui réponde pas. Cependant, elle a utilisé le vouvoiement, et j'en déduis que la question ne s'adresse pas à moi, aussi je me tais pour ne pas m'attirer ses foudres.
D'ailleurs, le garde ne m'aurait pas laissé le temps de répondre:

"La nouvelle refuse d'obéir, elle reste accrochée au sol. Mais je vais la mater, vous allez voir, et puisqu'elle fait tout un foin sur le temps du déjeuner, on verra comment elle sera après une semaine à déjeuner seule dans sa chambre!"

Je m'apprête à signaler que cette option me convient, surtout dans mon état, mais un second coup de poing m'atteint au visage - à moins qu'il n'ait utilisé sa masse? - et un goût métallique me fait comprendre que je me suis entaillé la lèvre à cause du choc. Je m'écroule donc de nouveau, tremblant légèrement, cherchant à reprendre mon souffle pour pouvoir expliquer au garde ce qu'il semble ignorer.

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Message envoyé le : Ven 1 Avr - 8:06

Scarlet Elkins
Les vraies délices passent par le supplice
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Maria & Scarlet


Apparemment cette fille en plus d'être incroyablement ennuyante était vraiment abrutie … Scarlet n'aime pas se répéter, être mal comprise par tous ces dégénérés, et encore plus être ignorée. On ignore pas Scarlet Elkins. Ce pathétique petit oiseau qui gisait au sol  avait décidé de contrarié  sa colérique psychiatre. Très mauvais choix. Très très mauvais choix. Décidément certains patient aimait vivre dangereusement. Elle fixe sa petite patiente qui ne dit rien et reste là à faire son caprice par terre, ne pas voir son visage était embêtant car c'est un cocasse spectacle que l'on devait rater. Simplement et bien gentiment elle attend la réponse à sa question qui s'adresse à Maria. Et c'est cet imbécile d'infirmier qui  parle. Un vrai cauchemar. Voilà comment Scarlet ressentait cette stupide rencontre. Un patient qui refuse de parler et se laisse tabasser et  couper la parole par un infirmier visiblement victime du besoin de  continuellement prouver sa virilité en « dominant », encore les effets d'un sexe tordu ou trop petit. Triste destin que de vivre dans la frustration.  

En attendant, il fallait agir par la parole maintenant avant qu'elle ne se laisse tenter de violence entre les mains de ses démons intérieures.Face à cette situation elle regarde dans le vide un instant cligne des yeux puis  relève le regard et le pose dans les yeux de l'infirmier qui fut refroidit rapidement par ce regard terrifiant. Elle laisse sa gorge se remplir de venin oral avant de se lancer. Sur son visage l'agacement et la colère se lisaient aisément.

Cessez vos stupides menaces dénuées d'un quelconque caractère punitif. Ayez maintenant l'obligeance de la fermer quand je ne m'adresse à vous. 


Visiblement la claque n'avait pas suffit pour qu'il la ferme. Ce qu'il disait lui faisait bien trop plaisir alors qu'elle ne parlait pas et faisait la triste victime par terre. C'est ce qu'elle voulait et ça se devinait facilement grâce aux ridicules caprices répétitif qu'elle faisait . Jamais sa nouvelle psychiatre ne cédera.  Elle ne dirait rien quant aux coups qu'il lui donnait même si son regard le vidait de son âme pour qu'il arrête. Le regard menaçant Scarlet la regarde par terre insistante et cherche son regard. Le visage froid , ses doigts frétillaient d'envie de lui arracher les yeux ou bien les mots. Non. Il fallait attendre encore un peu. Lui laisser la parole au moins une fois. Il s'agissait la de sa dernière chance de ne pas se faire violemment traiter par sa psychiatre. Du moins dès le début. Scarlet décide  tout de même de motiver sa parole. Elle n'avait pas le temps d'attendre que mademoiselle se remettent de tous ses chocs. D'une main elle se dirige avec élégance vers le cou de la jeune femme avant de se saisir fermement de  sa chevelure et de relever son visage la regardant dans les yeux, persuasive.  

Une réponse à une de mes questions n'est pas une option mais une obligation. 


Dit-elle simplement en la regardant dans les yeux laissant quelques secondes s'écouler pour que ses mots se marque au fer rouge dans son esprit. Elle la lâche finalement d'un geste et se remet droite face à elle, ne la quittant pas des yeux. Victime de son esprit simplet cette pauvre fille serait sûrement le bouc émissaire de sa psychiatre.

Ici il y a deux sorties pour vous. La morgue ou la grande porte: récompense de votre guérison. Vous pouvez sortir par les deux. Mais ce choix ne dépend pas que de vous.  


Actuellement mal placée dans l'estime de Scarlet, la jeune fille ferait mieux de répondre aux attentes de sa charmante nouvelle psychiatre.

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Message envoyé le : Dim 3 Avr - 11:11

Maria Fernandez
Je ne suis pas folle...
Je tremble un peu à cause du coup reçu un instant plus tôt, toujours rivée au sol. La voix de la femme, autoritaire, se fait de nouveau entendre, coupant net la parole au gardien qui recommençait à s'énerver. Elle ne s'adressait donc pas à lui, mais à moi... Mieux vallait répondre sans trop tarder, pensai-je donc, mais elle ne m'en laissa pas le temps. Une main saisi mes cheveux, et j'émis un faible gémissement de douleur. Effectivement, la femme n'est pas du genre patiente. Mes yeux plongés dans l'obscurité ne savent pas où se poser, cherchant en vain un visage qui doit certainement être tout prêt mais qu'ils ne peuvent pas voir. Et puis elle me lâche, et je retourne complètement au sol, le souffle un peu court après la douleur qu'a rajouté la main dans mes cheveux.

La femme prend une dernière fois la parole, et je comprend la menace dans ses propos. Mais en même temps...

"Je ne sortirai pas..."

Ma voix est faible, presque plus pour moi que pour ceux autours. Non, je ne sortirai pas. Pourquoi sortirai-je? Je n'ai plus de maison, ma famille ne veut plus de moi - et je ne les blâme pas pour ça - celui que j'aimais est mort et a causé ma perte, et les rapports sur mon dossiers dénoncent des problèmes qu'on ne me laisse pas démentir. On ne peut guérir un trouble qu'on a inventé au patient... Je suis donc condamnée à rester à l'asile, jusqu'à ce que, comme le dit si bien l'inconnue, je prenne la porte de la morgue. Cette pensée m'attriste encore plus, et je me tasse un peu sur moi-même, assise maintenant, jambes repliées conrte moi.
Ah, c'est vrai, je n'ai pas encore répondu à la question...

"Je ne vois rien, Madame, je ne peux pas avancer..."

Restait à espérer qu'elle ne me force pas elle aussi à aller au refectoire dans mon état...

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Message envoyé le : Mar 5 Avr - 20:33

Scarlet Elkins
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Maria & Scarlet


Toutes ses petites réaction sont dignes de celles d'un oiseau en cage , après tout c'était peut-être le cas, cette fille était peut être un oiseau perdu au milieu des fauves. C'était une image qui plaisait à Scarlet qui était justement en train d'imaginer une scène ou tous les fauves se jettent sur le pauvre petit oiseau sans défense… Cela amusait la psychiatre qui se perdit un instant dans ses pensées juste pour s'imaginer cette courte et rigolote petite scène. Quand elle la regarde dans les yeux et voit que ses yeux cherchent à voir quelque chose  elle hausse un sourcil. Ces gestes des yeux témoignaient selon Scarlet de son idiotie profonde. Se foutre de sa gueule était vraiment trop facile. Rien que  sa façon de s'écrouler par terre quand elle l'avait lâchée lui fit lever les yeux au ciel. Heureusement qu'elle portait des gants, car toucher les longs cheveux d'une patiente ravagée était aussi, voir plus dégueulasse que de plonger la main dans de la paille usagé. Même la couleur concordait. Bien. Trêve de plaisanterie , cette fille allait parler ça se voyait, mais il ne fallait pas rater le coche pour entendre ses faibles paroles. Quand elle entendit ses paroles. C'était officiel pour Scarlet. Elle ne l'aimait pas. Encore une qui se dévalorisait et ne se battait même pas.

La psychiatre détestait ce genre de comportement idiot propre aux adolescentes sans cervelle ni intérêt particulier. Enfin c'était pas une si mauvaise nouvelle puisque si elle avait cet état d'esprit , Scarlet pourrait avoir un malin plaisir à lui faire découvrir la vie et la lui faire ressentir...Ah la souffrance quel beau ressentit qui était selon Scarlet synonyme de vie. En tout cas il fallait faire quelque chose de cette dépressive qui ressemblait à ce qu'elle était : Une perdue qui ne donnait pas envie de lui tendre la main pour l'aider. C'était à peine croyable elle n'avait pas répondue à sa question . Elle jouait consciemment ou inconsciemment avec les nerfs de Scarlet qui jouait actuellement au yoyo ce qui n'était pas une bonne chose. Elle due fermer les yeux un instant et ravaler sa salive pour se calmer un peu. Mais après cela elle avait retrouvé son calme. Elle répondit immédiatement.


Si vous partez comme cela soyez en sûre. 



Ce qu'elle ne savait pas c'est que Scarlet se ferait jouir de s'en assurer . Passons. Elle n'avait pas encore répondue à sa question comme si ses menaces n'avaient aucun effet sur elle. Et cela ne plaisait vraiment pas à la psychiatre qui dans son esprit voulait forcer le respect mais apparemment trop stressée comme un stupide piaf elle ne semblait pas comprendre qu'elle n'avait pas le choix … Scarlet commencer à bouillonner intérieurement, elle détestait cette situation ou sa prestance et son charisme terrifiant ne semblait pas l'atteindre… Elle ne la contrôlait pas … et c'était insupportable pour elle . Heureusement détentrice de nerfs qu'elle contrôle, sa colère n'explosa pas à la figure de Maria devant l'infirmier et d'autres patients qui passaient dans le couloir pour le réfectoire. Non. Pas de violence en public. Comme elle s'était toujours dit, il fallait être discret bourreau pour survivre. Le monstre qu'elle à banni au fin fond de son âme.

Elle ouvrit ses oreilles alors qu'elle serrait des dents en restant le plus impassible possible. C'est vrai que, sa colère n'était perceptible que par ses mots, car son corps se tenait droit immobile et était surmonté de sa tête qui était impassible et froid comme si elle portait un masque. Quand elle entendit sa réponse elle plisse ses yeux et relève légèrement le menton.
Menteuse.
Elle se souvenait parfaitement de ses petits yeux bleus pleins de nuances pétillantes témoignant de leurs bon fonctionnements.
Une menteuse. Encore une menteuse. Scarlet déteste les menteuses.. Les sales petites menteuses.
Le mensonge voilà ce que distinguait la psychiatre, ce qui n'augmenta que davantage sa colère. Les nerfs à vif il devenait urgent de les détendre par un procédé bien particulier.
C'est avec une voix douce et compatissante mais dégoulinante d'ironie que Scarlet répondit à cette pauvresse par terre. Elle regarda l'infirmier faisant une tête de pin-up choquée exagérant ironiquement bien évidemment.  

Pauvre enfant. Elle ne voit plus rien et vous la forçait à manger à coté de ses congénères psychopathes dangereux …  vous n'avez pas de cœur... 


Elle fit une moue déçue baissant les yeux en la regardant comme si elle avait pitié. Elle prit avec une douceur sans fin le bras de Maria la relevant d'un mouvement doux et calme . Elle se dirigea alors vers une salle de consultation s'éloignant de l'infirmier qui se mit à les suivre . La psychiatre le laissa venir et lui chuchota d'aller chercher quelque chose pour elle…
Elle ouvrit une salle de consultation blanche et glauque où elle fit s’asseoir la patiente.Elles étaient seules… Scarlet vint poser ses mains sur ses épaules les tenant avec fermeté. Et approcha sa tête dans son cou , sa respiration lente et régulière s'écrasant dans le cou de Maria.
Avec une petite lampe elle vérifia rapidement les réactions pupillaires de la jeune fille. Elles étaient anormales … Elle  disait peut-être vrai mais la psychiatre savait ce qu'elle avait, et que c'était seulement passager... Scarlet regardait sa longue tignasse châtain  couler dans son dos, ayant de merveilleux dessein pour ceux-ci...  

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Message envoyé le : Sam 9 Avr - 11:19

Maria Fernandez
Je ne suis pas folle...
Je me sens seule, à la merci de cet homme qui s'est montré capable de violence, et cette femme dont je ne connais que la voix autoritaire et le bruit caractéristique des talons sur le sol. Merci qu'ils ne semblent pour le moment pas prêts de m'accorder... Je voudrais que ma vue revienne, même si je crains les conséquences une fois que je serais de nouveau débout, mais au moins, je pourrai regarder mon interlocutrice dans les yeux, je pourrai essayer de lui expliquer ma situation avec plus de contenance que maintenant, alors que je suis accrochée au sol comme un enfant qui aurait peur de marcher. Un enfant, oui, c'est sans doute à ça que je ressemble actuellement. Un enfant faible enfermé dans une grande bâtisse adaptée aux adultes les plus solides. La réponse de l'inconnue à mon affirmation fut une preuve supplémentaire de mon inadaptation à cet endroit. Oui, sans doute ceux qui avaient plus de tempérament et de force duraient-ils plus longtemps ici. Mais ils devaient bien avoir des attaches à l'extérieur, eux, contrairement à moi qui suis réellement isolée dans ce pays où je n'ai jamais mis les pieds auparavant. Peut-être mon attitude est-elle défaitiste, mais comment ne pas l'être quand on a aucune porte de sortie ? Sans doute ne me croirait-on pas non plus si j'expliquais la raison de mon abandon d'espoir, comme on avait refusé de croire à mon innocence, ou au fait que je ne suis pas folle. Mieux vaut me taire, et ne pas faire trop de vagues.

En répondant à la question de la femme inconnue, étant donnée sa réaction à ma première affirmation, je m'étais attendue à du mépris, à ce qu'elle me relève de force et m'envoie au réfectoire avec les autres malgré ma cessité, comme avait essayé de le faire le gardien. Mais sa réponse m'a grandement surprise. Son ton était doux, semblait compatissant, semblait comprendre ma situation et vouloir me porter secours. Je n'en revenais pas. Peut-être me suis-je trompée sur son compte, peut-être ai-je jusque maintenant mal interprété son ton que je jugeais autoritaire. Une lueur d'espoir après ces minutes d'effroi. Un tel soulagement que, quand elle me relève, je ne lutte pas, bien que je reste chancelante et hésitante une fois debout. Elle me fait faire demi-tour, elle ne m'emmène donc pas vers le réfectoire. Quelle chance, mon dieu, quelle chance ! Je n'y croyais plus. Sincèrement reconnaissante, bien que ma voix soit toujours un peu faible à cause de ma timidité naturelle, je dis pendant qu'elle me fait avancer dans le couloir :

« Merci Madame... »

J'appréhende un peu le moment où nous allons arriver aux escaliers, mais ce moment ne vient pas. Elle me fait tourner à droite, j'entends sa voix qui murmure quelque chose au gardien qui s'éloigne, un bruit de porte qu'on ouvre, et après quelques pas la femme me fait asseoir. Je sais que ce n'est pas ma cellule, puisque nous ne sommes pas retournées à l'étage, mais peut-être m'a-t-elle installée dans une salle le temps que ma vue revienne pour pouvoir m'emmener manger après, ou peut-être encore va-t-elle demander qu'on m'apporte de quoi manger ici, à l'abri des détenus ? C'est sans doute trop espérer, mais le soulagement a été tel que j'ose quelques espoirs inconcevables normalement. Ma respiration se calme, les endroits frappés par le gardiens me lancent un peu, mais j'en fais abstraction. Je suis juste un peu nerveuse parce que la femme ne dit plus rien, et que je l'ai entendue s'éloigner de moi. Suis-je complètement seule ici ? Dans le noir que m'imposent mes yeux ? Bruits de talons dans mon dos, je soupire... avant de me raidir d'un coup.

« Ma... Madame ? »

Je sens son souffle dans mon cou, ses mains tout près de mon visage, sa chaleur si proche de ma peau. Cette proximité soudaine fait rejaillir le souvenir douloureux des « punitions » imposées pas Daniel, et je songe que finalement, la femme est peut-être réellement en colère, peut-être n'a-t-elle pas apprécié mon attitude qu'elle a pu juger comme un caprice, peut-être veut-elle me punir, elle aussi. Je tremble un peu :

« Pas ça... Je vous en prie... »

Non, pas ça... je ne veux pas revivre ça... par pitié, que ça ne recommence pas...

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Message envoyé le : Mer 13 Avr - 19:07

Scarlet Elkins
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Maria & Scarlet



Quel docile petite patiente. Elle se laissait faire comme un vulgaire pantin de bois, et sembler avoir une confiance aveugle en Scarlet. Comme un enfant innocent. En y pensant, cela la contrarie davantage, un étrange sentiment lui noue les trips et elle en perd son charisme une seconde avant de le récupérer en un soupire désagréable et pesant de colère. Sa faible voix diablement aigu vint agresser son tympan interne, la ramenant instantanément à la situation présente. Avec la colère les connexions furent laborieuse pour que miss Elkins percute que cette pauvre patiente la remercier. Cela la fit légèrement sourire la psychopathe psychiatre qui s'avançait toujours avant d'arriver dans la pièce froide et grise  où elle est assise. Sa réaction était jouissive, vraiment. Un vrai petit lapin qu'on aurait piégé au fond d'une cage de ferraille.
Elle ne s'attendait pas à ce qu'elle parle quand elle soufflerait dans son cou. Mais  ces petites paroles témoigner de sa peur de souffrir. Enfin une bonne réaction. Enfin. Scarlet sourit très largement, sadique. Elle tient toujours très fermement ses épaules et de son index droit elle vient piquer son ongle long et noir recouvert d'une particule de dentelle sur la joue rebondit de la petite demoiselle. Elle le fait lentement glisser alors qu'elle voit sa peau devenir chair de poule. Puis une goutte de sang commença à naître d'une plaie occasionné par le passage de  l'ongle, celle-ci perla sur la joue tremblante de la patiente. Elle rit un peu du fond de sa gorge avant de parler près de son oreille. Si près, que ses paroles s’incrusteraient en un souffle disgracieux dans son tympan.      

Pas quoi ?  


Dit-elle avec son charisme froid. La faire pleurer devait être jouissive mais seulement pour la première fois. Vu sa tête c'était une pleureuse et elle devait pleurer souvent à Arkham au fond de sa cellule pour lapin. Elle continue son chemin avec son ongle lui  faisant ainsi une petite griffure similaire à celles qu'un chat aurait pu laisser. Elle essuie  le sang avec son doigt puis le suce légèrement avant de la regarder avoir peur lui tenant toujours l'épaule d'une main . Scarlet réfléchis un peu en faisant cela et se dit qu'elle pourrait tirer profit de sa cécité présente... Elle lui applique alors un bandeau sur les yeux. L'infirmier arrive et pousse un chariot qu'il met à proximité de la patiente. Scarlet sourit. L'infirmier vient ensuite attacher les poignets de Maria. Puis il va à la porte comprenant que la psychiatre voulait faire les choses seule à sa manière. Et puis au fond il s'en fichait pas mal du bien de la patiente. Il faisait son boulot. Il eu avant de sortir un sourire sadique pensant qu'elle allait bien lui faire regretter un tel caprice.

Tout va bien se passer maintenant. 


Elle sourit, hypocrite et prend des gants en plastique qu'elle met puis  les « outils » qui sont sur le chariot . Un large sourire vient se dessiner doucement. Elle vient alors tenir fermement la tête de Maria vers l'arrière. C'est avec un plaisir malsain qu'elle vient caresser le bout de son nez avec l'extrémité  interne d'une sonde naso gastrique. Elle la glisse ensuite dans une de ses narines très doucement pour bien qu'elle sente ses narines s’immoler de douleur . Par moment elle revient en arrière pour plus de douleurs et d'effets désagréable.Elle sourit, c'est un vrai plaisir pour elle que de la voir comme cela. Une fois l'objet de torture disposé elle se munit d'une seringue assez volumineuse qu'elle remplie d'une substance étrange qui s'apparentait à quelque chose de dit nourrissant. Elle la pique ensuite au bout de la sonde qui dépassait du nez de la jeune fille et appuie durement sur la seringue pour que le liquide à moitié solide viennent doucement se glisser dans le petit tuyau pour ainsi remplir l'estomac de la patiente récalcitrante . Humiliant. Douloureux. Désagréable. Tout ce qu'un supplice pouvait et devait offrir.

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Message envoyé le : Jeu 28 Avr - 16:32

Maria Fernandez
Je ne suis pas folle...
Pourquoi fait-elle ça? Pourquoi semble-t-elle jouer avec moi? Que va-t-elle me faire subir? J'ai peur, et malgré mes yeux rendus temporairement aveugles, des images défilent dans ma tête, alternant les souvenirs exacts de Daniel et ceux cauchemardesquement inventés où l'inconnue s'incarne en une voix effrayante et oppressante. Au moment où je la supplie d'arrêter, elle serre plus encore son étreinte, m'empêchant de toute évidence de fuir. Et puis une sensation. Une piqure, ou plutôt une brûlure qui se fait sentir sur ma joue. Quelque chose qui la griffe. Une lame? Non, non, ce n'est pas possible, la lame ferait une entaille plus profonde. Mais alors quoi? Une aiguille? Pourquoi me faire ça? Je sens mon propre corps trembler, mes mains s'agripper au bord du siège où je suis assise comme pour ne pas me laisser sombrer dans la terreur absolue. J'entend sa question mais j'en devine l'ironie, la moquerie:

"S'il vous plait... Je n'ai pas voulu..."

Je suis coupée par la sensation d'un tissu qu'on attache assez fermement au niveau de mon visage, sur mes yeux. A quoi bon puisque je ne vois déjà pas? Veut-elle m'empêcher de voir si jamais ma vue revient? La porte s'ouvre, un bruit de chariot roulant se fait entendre, des pas qui s'approchent puis s'éloignent après avoir lié mes poignets, et la porte se referme. Qui était-ce? Qu'est-ce qui a été apporté? Pourquoi m'a-t-on attachée? Je m'agite un peu, le peu que la pression de la main sur mon épaule me permet, pas du tout rassurée par la voix féminine qui s'élève à nouveau pour m'assurer que tout ira bien. Et effectivement, la voix mentait. Je sens des doigts qui agrippent mes cheveux et me tirent la tête en arrière, sans que je puisse me défendre en raison de mes poignets liés. Quelque chose frotte mon nez et s'immisce dans ma narine droite. Qu'est-ce que c'est? Je sais qu'il existe des appareils médicaux qui utilisent les canaux nasaux, mais mon état n'en nécessite normalement pas! Ca ne peut donc pas être pour me soigner, alors pourquoi? L'objet continue son avancée, brûlant ma peau naturellement plus fragile à l'intérieur en frottant contre elle. La douleur me fait gémir, mais me force aussi à me tenir immobile, consciente que des mouvements entraîneraient plus de frottements, et donc plus de douleurs. Autre inconvénient, l'objet rend la respiration à la fois plus compliquée et plus douloureuse, et je ne peux pas respirer par la bouche, la sensation de l'objet dans ma gorge me donne des nausées. Finalement, l'objet cesse de bouger, et ainsi la douleur, sans pour autant disparaître, s'en trouve amoindrie. Un maigre soulagement qui est bientôt contré par une nouvelle sensation au niveau de l'estomac, comme si quelque chose y tombait lourdement, y pesait, renouvelant les nausées qui avaient diminué lorsque le tube avait cessé de bouger. Je serre les lèvres et les dents pour retenir les suppliques qui me viennent: je ne peux pas parler dans cet état.

Pour couronner le tout, ma tête me lance d'un coup, et je ferme les yeux sous la douleur, un geste bien évidemment invisible en raison du tissu sur mes yeux. Je les rouvre finalement lentement quand la douleur à la tête passe, celle à l'estomac demeurant toujours aussi pesante. L'obscurité, toujours, mais elle me semble différente. Plus propre d'un gris très foncé que d'un noir absolu. La fatigue, sans doute, et l'imagination et la peur. Je tremble toujours, mais le cumule des douleurs et le peu de sommeil accumulé depuis plusieurs semaines ont en partie vidé ce qu'il me restait d'énergie, et mes tremblements sont moins forts, entrecoupés de temps où je ne bouge tout simplement plus, comme si mon corps avait besoin de repos avant de trembler à nouveau. Quand tout cela allait-il se terminer...?

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Message envoyé le : Mer 11 Mai - 16:40

Scarlet Elkins
Les vraies délices passent par le supplice
Panique Aveugle

Maria & Scarlet


C'était si bon de voir son sang perler sur sa joue telle une larme. Les lamentations. Que c'était bon à entendre pour Scarlet… Elle aimait entendre les gens pleurer. La patiente ressemblait à un petit animal sans défense qui couinait. La vue de ce spectacle lui rappelait énormément le jour où elle avait autopsié vivant  le chat de son frère et l'avait fait pleurer… Pour le coup, ce jour-là elle n'avait pas aimé entendre son frère pleurer et encore moins entendre sa mère dire :« Le cœur encore trop serré pour aimer quelqu'un d'autre que toi-même ma pauvre fille... ». Cette phrase était une des pires choses qu'elle avait entendu de la part de sa mère. Cette dame venait souvent hanter les pensées de la psychiatre comme maintenant. Elle essayait de ne plus y penser, de penser à autre chose, de penser à sa victime qui lui rappelait tant de mauvaises choses, ce qui n'arrangeait en rien son cas présent.
Finalement , elle se concentra sur la plaie de la demoiselle, celle-ci rougissait et cela faisait bondir de joie le cœur sadique de la dame rouge. Faire cela était absolument bête et méchant pour le coup mais c'était distrayant de la voir si vulnérable face à elle. Elle aimait ça « le pouvoir » . Alors qu'elle remplissait la sonde de l'étrange liquide apparemment comestible elle remarqua qu'elle ne bougeait plus. On aurait dit une morte. Oui un cadavre qui venait d'être tué à l'instant.
Elle se remit à trembler ce qui brisa cet aspect cadavérique qu'elle avait et qui plaisait énormément à Scarlet. Elle ne disait rien car, elle ne devait rien dire, c'était bien plus amusant de la laisser s'imaginer les choses. L'esprit humain est trop inventif  ce qui le rend sournois de nous faire imaginer dans chaque situation de stress les pires choses.  Savoir qu'elle devait être en train de croire qu'elle était un monstre ou le pervers qui lui faisait du mal la rendait fière d'une telle punition. Elle l'avait mérité à chouiner et faire des simagrées pour aller se nourrir.
Maintenant que son estomac était plein. C'était fini.
Pour aujourd'hui au moins.
Avec un malin plaisir d'aller plus que doucement elle retirait l'engin de sa narine. Pour le coup elle lui ferait plus de mal d'aller vite en retirant le tuyau. Mais ça la ferait saigner du nez et Scarlet était habillée d'une robe noir et blanche, la salir était un sacrifice qu'elle ne voulait pas faire.
Une fois l'intégralité du dispositif retiré elle le reposa sur le chariot et daigna mettre un pansement sur la joue de la demoiselle.
L'infirmier n'avez pas nommé Scarlet et l'avait simplement appelée « Madame ». Elle s'en rappela et réfléchis un peu. Si Maria entendait qu'elle se faisait sauver par une certaine Scarlet Elkins lors du premier rendez-vous de consultation elle peinerait sûrement moins à lui tirer les vers du nez  jusqu'à ce que l'envie de la torturer revienne. Scarlet se leva pour sortir de la pièce sans faire claquer ses talons. Ensuite, elle mima une dispute avec l'infirmier en lui criant dessus se faisant croire mécontente qu'on ai mis sa patiente dans cet état . Elle parlait en forçant légèrement son accent suédois  pour faire vraiment croire à Maria  qu'une autre personne prenait sa défense. Elle fit claquer la porte alors qu'elle venait d'enlever ses talons et était en bas sur le sol. L'infirmier était sérieusement étonné de ce que faisait la psychiatre et la trouvait assez délirante.


Maria Fernandez, vous ne vous sentez pas trop mal ? Je m'excuse de l'attitude de cette infirmière…  


Elle parlait avec un accent plus prononcer et elle caressa la tête de Maria doucement comme une mère ferait pour sa fille.  


Je suis navrée de ne pouvoir rester avec vous, l'infirmier va vous détacher pour vous emmener vous reposer… J'organiserais une rencontre une fois que vous serez de nouveau en forme. 


Elle déboucla les sangles de la patiente et laissa l'infirmier s'occuper d'elle. Il lui enleva son bandeau et la fit se lever.

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Message envoyé le : Jeu 12 Mai - 11:37

Maria Fernandez
Je ne suis pas folle...
Les nausées continues, je sens le poids continuer d'augmenter dans mon estomac. Je ne suis pas totalement certaine de comprendre ce qu'il m'arrive, mais une chose est certaine, j'ai peur. Peur de ce souffle sur mon visage, peur de ces mains qui m'ont tenue, peur de cette pièce que je ne vois pas. Je veux sortir.

Quelque chose change. Je ne sens plus de poids s'ajouter dans mon estomac, et la pièce est d'un calme absolu. Doucement, je sens le tube glisser de nouveau le long de mes parois nasales, me brûlant encore un peu plus, faisant monter des larmes que je ravale avec difficulté. Puis de nouveau, plus rien, le calme. Un silence presque pesant. Que se passe-t-il? Que va-t-on me faire maintenant? J'hésite à demander, j'hésite à émettre le moindre son, en fait, et finalement, je n'ose pas. Qui sait où et avec qui je suis en ce moment... J'entend des pas, ces mêmes pas qui claquent sur le sol, et qui s'éloignent de moi alors que je reste dans mon obscurité grisâtre. Les mêmes pas qui s'éloignaient de moi à l'hôpital, ou presque. La porte s'ouvre, se referme. Suis-je seule? Mais je suis toujours attachée... Va-t-on me laisser ici, seule, pendant longtemps? Est-ce ça, la suite de la punition? L'isolement dans le noir? Pas l'isolement... pas encore... Combien de fois ai-je été isolée de force, depuis que le cauchemar a commencé...?

Et puis, soudain, des éclats de voix. Une femme avec un accent qui m'est étranger, mais dont la voix lui est étrangement familière. On dirait celle de la femme qui m'a conduite jusqu'ici... Que se passe-t-il? Je redresse la tête malgré la douleur, mais bien sûr, je ne peux rien voir, et je n'entend pas mieux; la dispute a lieu de l'autre côté de la porte, je pense. Porte qui s'ouvre de nouveau, mais pas suivie de bruits de talons sur le sol dur, cette fois-ci. Une nouvelle personne? Ce n'était donc pas la femme que j'ai rencontrée avant...?

"Maria Fernandez, vous ne vous sentez pas trop mal ? Je m'excuse de l'attitude de cette infirmière…  "

Quoi? Une infirmière? Mais alors, qui est cette nouvelle femme dont la voix ressemble à la précédente, à l'exception de l'accent? Je sens une main dans mes cheveux et sursaute malgré moi, craignant que ce nouveau contact ne soit doux qu'en apparence, et qu'il ne cache lui aussi une punition violente. Mais non, la voix poursuit:

"Je suis navrée de ne pouvoir rester avec vous, l'infirmier va vous détacher pour vous emmener vous reposer… J'organiserais une rencontre une fois que vous serez de nouveau en forme. "

Avant que je n'ai eu le temps de rassembler mes esprits et de lui répondre, la femme semble être repartie, après un nouveau bruit de porte. Elle a parlé d'une rencontre...Qui est-ce? J'espère l'apercevoir, malgré le bruit de sa sortie, quand le bandeau m'est retiré, mais non, je vois juste une lumière aveuglante, et une pièce blanche et inquiétante dans laquelle je suis seule avec le gardien qui m'a frappée avant. Je baisse les yeux en croisant son regard, mauvais, et il m'ordonne de me lever pour le suivre jusqu'à ma cellule. Je ne résiste pas. Je vois de nouveau, après tout. Mais une question demeure: qui étaient ces deux femmes? Et une autre: y en avait-il vraiment deux...?

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