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Maria Fernandez - Quand l'innocence est un crime


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Message envoyé le : Dim 13 Mar - 22:53

Maria Fernandez
Je ne suis pas folle...

Maria Fernandez

Fiche d'identité
► Nom complet : Maria Fernandez
► Surnom(s) : Aucun (pour le moment!)
► Âge : 23 ans
► Nationalité(s) : Française
► Statut civil : célibataire
► Résidence : Arkham Asylum
► Métier : aucun, ancienne étudiante en lettres
► Groupe : patients d'Arkham
► Affiliation : pas de famille ni d'amis à l'asile

► Célébrité : Birdy
► PV/Scénario/Inventé : Inventé

Signalement
Maria est une fille somme toute banale : yeux bleus, cheveux châtains, de taille moyenne. Ses origines espagnoles ne se voient pas vraiment dans ses traits. Elle n'est ni tatouée ni percée – sa mère ne tolérant aucun de ces artifices – mais porte sur la poitrine gauche une cicatrice en forme de D un peu déformé, tracée au couteau par son beau-frère. Autres marques sur sa peau : trois tâches de naissance, une presque invisible au niveau du bras gauche et dont la forme fait un peu penser à une feuille d'érable, une tout en bas de son dos, au niveau des reins, et la troisième juste sous sa nuque, un peu plus foncée que les autres. Elle est mince, presque un peu trop quoi que pas maigre, ses mains sont longues et fines, comme celles qu'on prête souvent aux pianistes. Son teint est clair, mais la couleur lui monte facilement au visage, que ce soit du à la gêne, à l'effort, au rire ou aux larmes.  

Antécédents psychiatriques
Maria est une fille très naïve. Ignorante même, malgré tout ce qu'elle sait par cœur pour plaire à sa mère. Ayant toujours vécu concentrée sur ses études au sein du cocon familial, elle n'est que peu au courant de tout ce qui touche à la psychologie humaine, et ses quelques expériences dramatiques ne l'ont pas aidé à mieux comprendre les gens. Maintenant, elle craint la colère de chacun, qu'elle croit déceler dans le moindre geste un peu vif, le moindre ton variant à peine, le moindre regard légèrement appuyé. Elle est donc désormais d'une timidité presque maladive. Et pourtant, elle a un bon tempérament, et une curiosité naturelle qui ne demande qu'à être éveillée, ou plutôt réveillée, puisqu'elle l'a déjà été par Dimitri. Brillante dans le domaine des lettres, elle peut parfois oublier sa timidité si on la lance sur un sujet qu'elle a étudié, rappelant ainsi à la surface l'élève modèle qu'elle était du temps de son innocence.
Elle n'est pas folle, et elle le répétera maintes fois, au point que ça en devient un peu obsessionnel. Mais ses sens lui jouent des tours, et ce de manière imprévisible, ce qui peut déclencher soudain des haussements de ton lorsqu'elle devient sourde, des crises de peur lorsque l'obscurité se fait, ou des amorces de panique lorsqu'elle se rend compte qu'elle ne sent plus rien (physiquement parlant). Le plus dur étant que par moment, tout fonctionne parfaitement, à lui faire vaguement espérer que son problème est désormais réglé, ce qui n'est – et ne sera – jamais le cas. Autre point important, son passé la hante, et il n'est pas rare qu'elle se perde dans ses souvenirs, allant jusqu'à s'agiter ou se mettre à pleurer en revivant de manière un peu trop réaliste un souvenir douloureux. Ce passé qui ne la lâche pas la rend d'ailleurs sujette à des périodes d'insomnie. D'une manière générale, elle dort peu, et surtout s'endort tard.
En ce qui concerne la raison de son internement dans cet établissement si... particulier, elle ne sait que la raison officielle, celle qui a été donnée à l'asile par le collègue de son beau-père, à savoir qu'elle aurait une attitude malsaine et dangereuse, autant pour elle (auto-mutilation, prise de médicaments) que pour les autres (crises de panique, attitude déviante avec son frère biologique). Mais la vérité est toute autre. S'il est vrai qu'elle a eu une attitude répréhensible avec son frère Dimitri, son beau-père (ainsi que sa mère) sait bien qu'elle n'était pas au courant au moment des faits. Cependant, lui et la mère de Maria ont décidé de se débarrasser de cette fille à l'histoire un peu trop dérangeante pour leur vie bien réglée. Ayant connaissance de cet asile réputé pour sa haute sécurité et ses patients tous plus dangereux les uns que les autres, il a fait jouer ses contacts pour l'y faire interner, convaincu qu'ainsi ils n'en entendraient plus jamais parler, puisqu'elle ne s'en échapperait pas, voire qu'elle y resterait...


Le marionnettiste
► Prénom : Claire
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► Commentaire & suggestions : deux choses, mais surtout, pas taper ! D'abord, suis toute pourrie en informatique, donc je pose beaucoup de questions, souvent je les pose plusieurs fois parce que j'ai du mal à assimiler la réponse, et je fais sûrement plein d'erreurs de base. Je m'en excuse par avance, et suis toujours prête à me corriger si on m'explique comment faire. Ensuite, je ne suis pas une grande connaisseuse dans le domaine des comics... '*évite la pierre mais se mange la savate* J'aime beaucoup les univers créés dedans, je suis admirative devant l'imagination qui a été mise en œuvre pour arriver là, mais je n'en ai lu aucun, et je n'ai vu presque aucun film / série tiré de comics. Du coup, je ne connais pas les détails, les subtilités. Bien sûr, je connais de grands noms dans l'univers de Batman, le Joker, Harley Queen (sur laquelle je suis allée me renseignée parce que coup de cœur), Catwoman, le ou les Robin selon si on prend les comics ou les films, et d'autres. Mais je ne serais pas capable de vous donner le vrai nom de Catwoman, ni de vous citer mon film / ma série préférée sur le sujet, ni même encore de vous dire quelle aventure de Batman j'ai préféré. Malgré tout, je ferai de mon mieux pour m'intégrer comme il se doit, et suivre le rythme de cet univers. Et si vraiment vous jugez que je n'y arrive pas, je ne serai pas difficile, et je vous laisserai tranquilles. Alors, deal ?

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Métier/Occupation : Ancienne étudiante en lettres


Profil psychiatrique
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Message envoyé le : Dim 13 Mar - 22:54

Maria Fernandez
Je ne suis pas folle...



Biographie
J'ai 23 ans, et je m'appelle Maria. Je suis toujours vivante, mais je ne sais pas pourquoi... C'est marrant, ça pourrait faire le début d'une chanson. Ou un poème, pour ouvrir une pièce de théâtre qui se finit mal. On dit une tragédie, pardon. Alors un poème pour ouvrir une tragédie. Avant même que le rideau ne s'ouvre, vous savez ? Peut-être pas, en fait... je veux dire, vous ne savez peut-être pas, dans le fond. Enfin bref...
Je sais pourquoi je suis là. J'ai commis un crime, et j'ai été infichue – pardon, incapable – d'échapper à la punition qui allait avec. Oui, je me suis salie, et j'ai salie ma mère d'après mon beau-père. Et je n'ai pas pu nettoyer ce qui me souillait. Mais je ne savais pas ! Je ne pouvais pas savoir, vraiment ! Je ne mens pas ! Je lui ai dit, à elle, à eux, à Lui. Je l'ai répété, encore et encore. Eux ne m'ont pas crue. Lui savait que je disais vrai, mais plutôt que de tenter de tout nettoyer, il m'a fait m'enfoncer plus profondément dans la bourbe qui aurait du me noyer...
Bonjour. Je me rend compte que je n'ai même pas dit bonjour, alors je le dis maintenant, désolée. Et je n'ai même pas cherché à savoir si vous alliez bien, ou si vous aviez envie de discuter. Je vous ai dit que je m'appelais Maria par contre. Mais je ne sais même pas comment vous vous appelez... en fait, je ne sais même pas si vous êtes là. Si vous m'écoutez encore. Si vous m'avez jamais écoutée. Je ne vous vois pas. Je ne vois rien. Vous avez peut-être un air triste. Ou en colère. Vous avez peut-être un couteau très fin dans la main. Vous savez, ces couteaux tout fins, très tranchants, comme ceux qu'on utilise quand on veut faire une cicatrice à quelqu'un, en lui gravant une lettre au dessus de la poitrine gauche par exemple. Ça marche bien, vraiment. Ça fait un tracé très net, enfin, sauf si après, vous faîtes exprès de déchirer par endroits, pour que la cicatrice ne soit pas nette, qu'elle soit « sale ». C'est ce qu'il m'a fait lui... Pas Lui hein, lui. Mais oui, lui, vous savez ! Je ne parle pas chinois, vous comprenez de qui je parle quand-même non ? Ah, mais non, je vous ai pas raconté pourquoi je suis là... Enfin, je ne vous ai pas raconté l'intégralité de l'histoire, pardon. Désolée, je ne parle plus très bien. Ma mère me giflerait si elle m'entendait parler comme ça. Je parlais mieux avant, vous savez. Ah, oui, l'histoire, pardon.

Je m'appelle Maria Fernandez, fille d'Edmond Francis, et d'Emma Fernandez. Je ne porte pas le nom de famille de mon père, non, parce qu'en fait, je ne l'ai jamais vu. Ma mère était enceinte de 4 mois quand il a claqué la porte pour de bon, et avant que je sois née, elle avait retrouvé un amant, mais elle ne s'était bien sûr pas mariée, la procédure de divorce n'était pas encore terminée, et puis un mariage c'est long à préparer. Le divorce a été définitivement terminé quand j'avais deux ans et demi, et à ce moment-là, ma mère a quitté son nouvel amant, mais elle en a vite retrouvé un, qui lui est resté 5 ans avec elle. Comme j'étais trop petite pour comprendre, je n'ai pas appris que ma mère avait divorcé, j'ai juste connu son deuxième amant que j'ai plus ou moins pris pour mon père, jusqu'à ce qu'elle le quitte à son tour parce qu'elle le trouvait « trop enfantin » ; il faut dire qu'il jouait beaucoup avec moi, je l'aimais bien. Puis elle est restée seule deux ou trois ans, je ne sais plus, jusqu'à ce qu'elle trouve encore un partenaire, qui est resté à peu près le même temps que le précédent, puis elle l'a mis dehors parce qu'elle le trouvait « trop fainéant ». Ma mère est très exigeante, elle veut la perfection pour tout, même pour moi, ou plutôt, de moi. Enfin pardon, elle la voulait, avant. Résultat, pendant tout ce temps, et jusqu'à mes 18 ans, j'ai été éduquée de manière stricte, j'ai appris à maîtriser toutes mes matières, et j'ai même su parler trois langues pendant un temps : l'anglais, le français, et l'espagnol. Et même si j'étais surprise de voir partir mon « père » sans un mot, et sans plus d'autre nouvelle après, j'étais tellement occupée à satisfaire les exigences de ma mère que je n'ai pas trop fait attention à ses histoires d'amour. Jusqu'à ce qu'elle entame sa relation avec Etienne Dubuy, psychiatre de renom, divorcé d'une femme que je ne connais pas, et père d'un fils de deux ans mon aîné (j'avais alors 20 ans). C'est lui qui m'a fait interner, après mon crime. Il a décrété que je présentais des signes de folie, de psychotisme. Il n'avait peut-être pas tort hein, dans le fond...
Quand il est arrivé « dans la famille », avec son fils, je ne lui ai d'abord pas prêté trop d'attention ; pour moi, ce n'était qu'un autre homme dont ma mère se lasserait s'il n'était pas assez parfait à ses yeux. J'ai vaguement essayé de nouer un lien avec son fils, Daniel, ou plutôt, il a commencé à se rapprocher de moi, et comme on allait être amenés à vivre ensemble un moment, ba, j'ai répondu à son amitié, sans même vraiment y penser. A ce moment-là, j'étais en deuxième année de prépa – pardon, de classe préparatoire – sur ordre de ma mère. Et malgré mon bon niveau en tout, ça me prenait tout mon temps de bosser pour être en tête de classe, donc je ne discutais que peu avec Daniel et son père.

Et puis, je l'ai rencontré, Lui. Oui, je mets une majuscule, mais parce que c'est ce qu'on est censés faire à l'écrit quand on veut faire un effet d'emphase, vous voyez ? On a évoqué ça en première année de prépa. Enfin, ça n'est pas le sujet, pardon. Je l'ai donc rencontré. Je ne vous assommerai pas de détails, rassurez-vous. Si vous êtes vraiment intéressés, ma foi, vous verrez que j'ai une forte tendance à ressasser le passé, à repenser à tout ce que j'ai fait ou dit, en bien mais surtout en mal. Alors si jamais vous savez lire les pensées des autres... Bon, je l'ai rencontré, mais au début, je ne lui ai pas prêté grande attention. Une rencontre comme j'en avais déjà sans doute fait des centaines et qui n'avaient, elles, eu aucun impact sur ma vie. Un déjeuner dans le restaurant scolaire qui servait aussi bien mon école que sa faculté, lui déjà installé à la table où le groupe avec lequel je déjeune se pose, rien d'extraordinaire. Et je ne l'aurais sans doute même pas remarqué si une de mes camarade ne m'avait pas souligné – en privé – ses regards insistants. Je me souviens, elle m'a dit « Soit il te connaît, soit tu lui plais », et comme j'avais fini par décréter que je ne le connaissais pas, elle a conclu par « il te veut ». Vouloir, le verbe était mieux choisi que je ne l'aurais cru. Je n'ai pas compris sur le cou, et je l'ai vite oublié, mais le lendemain il était de nouveau à « notre » table, et le surlendemain, et ainsi de suite, son regard se posant invariablement sur moi. Et puis il a réussi à attirer mon attention, sans me dire ce qu'il voulait, juste pour me laisser dans l'incertitude face à son attitude. Et ainsi il a réussi à obtenir de moi un premier rendez-vous. Non, en fait, il a réussi à m'attraper dans son filet, entièrement. Avant même que j'en prenne conscience, j'avais pris l'habitude de le voir tous les lundis après les cours, sorties que je déguisais pour ma mère en temps passé à la bibliothèque avec des amies de classe. Et puis je me suis rendue compte que je ne connaissais pas son nom, alors que nous avions passé plusieurs mois à nous voir de manière régulière. Je lui ai demandé, mais bien sûr, il ne me l'a pas donné. C'était une habitude chez lui, ne rien donner, toujours me pousser à venir chercher moi-même ce que j'ignorais, ou ce dont j'avais besoin. Et dans le fond, c'est sans doute ça qui l'a rendu si incroyable à mes yeux. Je savais pertinemment qu'il me manipulait – mais sans mauvaises intentions – mais je continuais de foncer droit dans ses plans, je me laissais enivrer par son regard si sûr de lui et ses paroles aussi rares que pertinentes. Il a donc convenu que j'apprendrai son nom en venant à sa remise de diplômes le lundi suivant. Comme par hasard, un lundi soir. Et comme par hasard, la cérémonie durerait le même temps que nos rendez-vous, et je ne risquais donc pas d'avoir d'ennuis en rentrant. Aujourd'hui, je suis certaine qu'il avait tout calculé en vu de cet événement. Non, en fait, je ne peux pas concevoir qu'il n'ait pas prévu que tout ce passe comme ça s'est passé...
Je suis donc allée à la remise de diplôme, sans le voir passer parmi les quelques 50 ou 60 étudiants appelés par ordre alphabétique, et était sur le point de partir, convaincue de m'être trompée de cérémonie, quand le directeur de la section (de droit) a annoncé qu'il allait appeler le major de cette année, mentionnant ses excellents résultats qui n'avaient plus été vus depuis des années. Et bien sûr, qui était le major d'après vous ? Lui. Dimitri. Dimitri Francis. C'est ce jour-là que je l'ai embrassé pour la première fois. Oui, « je » l'ai embrassé, parce qu'il s'est contenté de me regarder et d'attendre que je vienne prendre ses lèvres. Il savait que je le ferais. Mais il ne savait pas plus que moi où ça allait nous mener...

Le soir-même, j'ai évoqué Dimitri à table, sans donner son nom, en expliquant juste que j'étais allée à la remise de diplôme du major en droit de la faculté d'en face, désireuse de préparer petit à petit le terrain, en faisant bonne impression pour lui auprès de ma mère. Elle a eu l'air satisfaite que je fréquente des personnes qui réussissent. Daniel, en revanche, est devenu froid, comme s'il était fâché. Sa colère silencieuse a duré un mois sans que j'en comprenne la cause, jusqu'à ce qu'un soir, avant le retours de ma mère et de son père, il passe me voir dans ma chambre, toujours aussi énervé. J'étais inquiète pour lui, mais j'aurais du l'être pour moi... Il m'a interrogée sur ce que je faisais le lundi, et j'ai découvert qu'il savait que je n'étais pas à la bibliothèque, parce qu'il y allait depuis que je prétendais y passer mes lundi soirs, et ne m'y avait pas vue une fois. Et avec le dîner où j'avais parlé de Dimitri, il avait deviné ce que je faisais véritablement. Il s'est énervé, m'a plaquée contre le matelas avec une violence que je ne lui connaissais pas, et a commencé par menacer de me dénoncer aux parents. Puis, comme je le suppliais de ne pas le faire, il a sourit, mais pas d'une manière bienveillante ou même joueuse. Non, son sourire m'a fait peur. Il a dit que je devrais payer son silence, et avant que j'ai pu comprendre ce qu'il entendait par là, ses lèvres étaient sur les miennes... J'avais honte, je me sentais sale, et surtout je ne comprenais pas son geste, alors qu'il était plus ou moins officiellement mon demi-frère, qu'un jour sans doute nos parents se marieraient. Je n'ai pas osé le dénoncer. J'avais trop peur qu'il en profite pour nous dénoncer, Dimitri et moi, et aussi peur qu'on ne me croit pas. A partir de ce soir-là Daniel a commencé à jouer avec moi, à tester mon obéissance, toujours à l'abri du regard de nos parents respectifs. Cette période a failli me coûter Dimitri, envers lequel je me suis montrée distante, ayant honte de ce que m'infligeait Daniel et que je n'arrivais pas à contrer. Il m'a annoncé qu'il partait deux semaines avec son père, et j'ai senti le sol s'ouvrir sous mes pieds. Il me laissait deux semaines, seule avec Daniel. J'étais en vacances à présent, et mon demi-frère aussi, j'allais donc vraiment passer mon temps seule avec lui. Dimitri a du remarquer ma peur, parce que sa colère froide s'est dissipée, et il m'a donné rendez-vous dans deux semaines.
Finalement, Daniel a profité de son temps de vacances pour travailler au cabinet de psychiatrie de son père, et il ne rentrait qu'à 16h, soit pas tant de temps que ça avant le retours de ma mère, j'étais donc plutôt seule chez moi. Et son attitude était devenue plus polie, plus douce. Mais c'était parce qu'il savait ce que j'allais apprendre le second lundi de l'absence de Dimitri ; nos parents partaient deux jours et une nuit en amoureux, et nous laissaient seuls à la maison. Seuls... tous les deux... Et je ne pouvais rien y faire, rien dire contre. Quand ils sont partis le mardi matin, j'avais le cœur serré, je m'attendais à ce que Daniel me bloque de nouveau dans un coin, me force à le laisser m'embrasser ou caresser mon cou comme il l'avait déjà fait. Mais non, il n'a rien fait, ne m'a presque pas adressé la parole. Il faut dire aussi que je m'étais enfermée (pas à clef, n'ayant pas de verrou) directement dans ma chambre. En fait, il est sorti sans que je ne l'entende, et n'est rentré qu'en début de soirée, avec quelques achats. Il a frappé à ma porte, j'ai tenté de l'ignorer mais il a insisté et j'ai eu peur de l'énerver encore plus, alors je l'ai invité à entrer. C'était l'une des différences majeures entre Daniel et Dimitri ; Dimitri obtenait de moi ce qu'il voulait en me donnant l'envie de le faire presque autant pour moi que pour lui, alors que Daniel me forçait à obéir en jouant sur ma peur. Il est donc entré, et a dit qu'il m'avait acheté un cadeau, mais qu'il voulait discuter d'abord. Il m'a intimé de m'asseoir à côté de lui, et m'a parlé de ma relation avec Dimitri, me disant d'arrêter de le voir, que sinon j'allais m'attirer de gros ennuis, et que, étant mon demi-frère et ne voulant que mon bonheur, il souhaitait m'éviter ces ennuis. Je ne comprenais pas où il voulait en venir, et me suis contentée de défendre doucement Dimitri, l'assurant qu'il ne me faisait rien de mal. Il ne s'est pas énervé, il a simplement soupiré, puis m'a sorti ses cadeaux : deux rubans noirs à attacher aux poignets. Puis il est parti, après me les avoir mis de manière élégante, sans plus insister. Et moi, bêtement, je me suis dit que finalement, il avait peut-être changé d'avis...

Dimitri est revenu, et je l'ai revu le lundi suivant, en grand manque de sa présence. Il m'a dit que j'étais invitée le soir-même chez lui. J'ai objecté que ma mère ne voudrait jamais que je sorte ainsi, sans l'avoir prévenue un certain temps à l'avance mais lui n'a pas paru inquiété. Et effectivement, bien qu'elle se soit un peu agacée, elle a finalement accepté que je passe la nuit chez lui, soulignant le fait que c'était un « bon élément ». Encore une fois, Dimitri savait ce qu'il faisait. Ou du moins, il croyait le savoir, et moi je croyais qu'il le savait... J'ai rencontré son père, avec lequel j'ai un peu discuté pendant le repas. Un homme adorable, divorcé qui ne s'était pas remarié, peu désireux de revivre la même histoire qu'avec sa première femme. Il avait des yeux bleus qui m'ont étrangement tout de suite mise à l'aise, avec une impression de familiarité inexplicable. Puis le repas a pris faim, et je suis montée avec Dimitri dans sa chambre. J'ai eu un vague moment d'hésitation avant de m'asseoir à côté de lui, l'image du baiser forcé de Daniel faisant rejaillir la honte que je n'arrivais pas à faire taire. Mais finalement, je me suis approchée, et la soirée a été aussi douce qu'un rêve peut l'être. Incroyable même, car Dimitri m'a dit pour la première fois que je pouvais refuser, que je pouvais tout arrêter quand je le voudrais. Une offre qu'il n'avait jamais formulée à voix haute jusque là. Mais je ne l'ai pas arrêté. Je me suis offerte à lui, comme je l'avais déjà fait mentalement des mois auparavant, en l'embrassant à sa cérémonie, et peut-être même déjà en acceptant le premier rendez-vous.

Je suis rentrée le lendemain matin juste avant le départ de ma mère, qui m'a de nouveau reproché ma légèreté, mais sans vraie rancœur. Je pensais être seule, que Daniel serait parti avec son père au travail, mais non, il était resté, ayant prétendu être trop fatigué. En fait, j'ai vite compris qu'il m'attendait... Il m'a rejointe dans ma chambre, a exigé que je ressorte les rubans pour qu'il me les mette. Son ton était si froid, si brusque, que je n'ai pas posé de questions, et l'ai laissé faire. A tort. Alors qu'il avait attaché les deux rubans, il m'a fait basculer de force en arrière, cognant ma tête successivement au pied de lit puis au sol, et a profité de mon étourdissement pour m'attacher les poignets au lit. Il a ensuite apporté un sac contenant une lame en céramique, toute blanche, toute fine. Il a défait mon chemisier, ignorant mes vaines tentatives de résistance, et m'a fait la cicatrice que je porte encore aujourd'hui, un D qu'il a d'abord soigné avant de déchirer les bords pour lui donner des allures plus sales. D comme Daniel, pour que je n'oublie pas « à qui tu dois obéissance ». Un D qui aurait très bien pu être celui de Dimitri, et qui a été d'ailleurs interprété ainsi par les mes parents et ceux qui m'ont soignée avant de m'envoyer ici...
Il a sorti une boîte de son sac, que j'ai reconnue tout de suite. Je pleurais à m'en rendre la vue trouble. Je l'implorais, lui promettais de ne pas le dénoncer, de ne rien montrer de ce qu'il m'avait fait, en vain. Une de ses mains a défait l'attache de mon pantalon, puis me l'a descendu jusqu'aux chevilles.
Je ne peux pas... je ne veux pas décrire la suite... Je vous en prie, ne m'y forcez pas... Tout ce que je peux vous dire, c'est que tout m'a paru comme une vision déformée de ce que j'avais vécu le soir précédent avec Dimitri. Et à la place du plaisir et de la confiance, la douleur et la terreur. Une fois son action terminée, il m'a laissé attendre ainsi, attachée, à moitié déshabillée, minable, jusqu'à finalement venir me libérer pour me forcer à prendre une douche, et effacer ainsi toute trace de son geste. J'étais tremblante, affaiblie par la faim, le choc qu'avait reçu ma tête et le traumatisme qu'il m'avait fait subir, et j'ai perdu connaissance lorsque ma mère est rentrée. Daniel a fait passer mon évanouissement pour de la fatigue due à ma soirée de la veille, et elle l'a cru, allant même jusqu'à me sermonner de l'avoir inquiétée pour rien. Et moi, j'étais tellement effrayée par ce que je venais de vivre que j'ai arrêté de sortir, et presque arrêté de parler.

Trois semaines se sont écoulées sans que je ne quitte ma chambre sauf nécessités (repas et douches), à dormir peu et pleurer beaucoup en silence. Je pensais aussi à Dimitri, au fait qu'il devait m'en vouloir de l'avoir laissé tomber, et qu'il ne m'attendrait sans doute plus jamais. Mais le mardi soir de la troisième semaine, quelqu'un a sonné à la porte, et ma mère m'a envoyé ouvrir, quoi qu'elle soit finalement venue avec moi. J'ai ouvert, et j'ai échappé un cri. C'était Lui ! Dimitri ! Je ne lui avais pas donné mon adresse, j'ignorais comment il l'avait trouvée, mais surtout j'avais peur, peur que Daniel le voit, peur qu'il me fasse payer sa venue. Je suis restée raide, la terreur se lisant sans doute sur mon visage puisqu'il a froncé les sourcils, l'air à la fois surpris et inquiet.

_ Qui êtes-vous ?

Ma mère. Elle avait entendu mon cri, bien sûr, et d'ailleurs aux bruits dans la cuisine, mon beau-père et Daniel aussi. Dimitri s'est avancé, m'a contournée pour faire face à ma mère, légèrement devant moi qui l'avait suivi du regard, et a dit d'une voix très calme, mais étrangement sans appel.

_ Je suis le partenaire de votre fille. C'est chez moi qu'elle a dormi il y a trois semaines, et c'est moi aussi qu'elle est allée voir pour sa remise de diplôme. Je m'appelle Dimitri, Dimitri Francis, enchanté.

Je ne sais pas ce que Dimitri avait prévu qu'il se passerait. Mais certainement pas ce qui s'est produit. Ni lui, ni moi ne pouvions le prévoir. Daniel et son père sont arrivée à la dernière phrase, et eux non plus de toute évidence ne s'attendaient pas à ce qui allait suivre. Ma mère l'a regardé, ouvrant toujours plus grand les yeux, elle a ouvert la bouche comme si elle n'arrivait pas à parler, et, d'un coup, s'est mise à hurler en espagnol. Je ne traduirai pas ce qu'elle a dit. Jamais je ne l'avais entendue parler ainsi. Elle est finalement repassée en français, toujours aussi hystérique :

_ Comment oses-tu toucher à ma fille ? Comment oses-tu ?! Et toi ! (elle m'a saisie par le bras et tirée violemment) Toi, ma propre fille, mon sang, comment peux-tu me déshonorer à ce point ?! Avec lui, ton propre frère !

Elle a continué de hurler un moment, mais pour moi, le temps s'est arrêté à cet instant. Elle avait dit mon frère... J'ai vaguement pensé qu'elle parlait de Daniel, mais à son air incrédule, j'ai compris qu'il n'était pas impliqué. Mon regard s'est tourné vers Dimitri, et l'a trouvé aussi apeuré que moi. Jamais je ne l'avais vu effrayé. Lui qui était toujours si sûr de lui, le voir ainsi rendait la situation encore horrifiante. Et alors j'ai remarqué ce que je n'avais pas vu jusque là. Ses yeux, si sombres, c'était les mêmes que ceux de ma mère. Et les yeux de son père qui me semblaient si familiers, je les voyais tous les jours dans le miroir ; c'était les mêmes que les miens. Le reste de la soirée est devenu flou, j'ai vu ma mère jeter Dimitri dehors sans qu'il résiste, et sans que je sois capable de réagir. J'ai senti sa gifle, entendu ses cris, mais comme si j'étais hors de mon corps. J'ai croisé le regard de Daniel, un regard plein de dégoût, même après ce qu'il avait osé me faire... J'ai entendu ma mère parler de déshonneur, de ce que diraient les gens s'ils l'apprenaient. J'ai vu mon beau-père la prendre contre lui, l'ai entendu lui dire que rien n'en serait su, qu'il y veillerait, et Daniel aussi. Puis je me suis retrouvée dans ma chambre, porte fermée sans me sentir poussée dedans. J'avais l'impression que la terre s'était ouverte sous mes pieds, et que je tombais sans fin dans un abyme infernal, rempli des cris de ma mère, des regards de Daniel et de son père, et des caresses interdites de Dimitri... de mon frère...
J'ai peu dormi cette nuit-là, non, en fait je n'ai pas du tout dormi. Et au matin, la culpabilité et la honte m'écrasaient. J'ai voulu m'excuser auprès de ma mère, mais plus je tentais de m'expliquer, plus elle redevenait hystérique, au point que mon beau-père a fini par me chasser dans ma chambre. J'ai passé la semaine consignée dedans, exclue des repas, à essayer en vain de m'excuser à ma mère et son partenaire. Je ne savais pas... Je ne pouvais pas savoir... Mais le « crime », comme l'avait qualifié mon beau-père, était là. Un crime que je voulais laver, mais sans savoir comment. C'est Lui qui m'a apporté la réponse, dans la nuit du dimanche au lundi, vers 2h30 du matin. Il est venu à ma fenêtre, qui donnait directement accès au jardin puisqu'il n'y avait pas d'étage chez moi, et malgré ma peur qu'on nous surprenne, je l'ai finalement fait entrer. Je n'oublierai jamais sa question... «  Maria, est-ce que tu m'aimes encore, toi ? » Question qui impliquait que lui m'aimait encore, malgré ce que nous avions découvert. Il l'a d'ailleurs confirmé en m'expliquant qu'il m'avait aimé pour qui j'étais, et que j'étais toujours la même, donc qu'il ne pouvait que continuer de m'aimer, même en sachant que c'était mal. J'aurais voulu dire que la nouvelle m'avait suffit pour mettre un terme à mes sentiments interdis, mais je savais que ce n'était pas le cas. Je l'aimais toujours... mais il fallait que ça cesse. Et il était d'accord. Alors il a suggéré ce que je n'avais pas osé envisager. Un suicide. Il a suggéré l'ingestion de médicaments, pour éviter que, si quelqu'un venait à se réveiller et à nous surprendre avant notre mort, on puisse par exemple limiter l’hémorragie, ou défaire le nœud d'une potentielle corde. Et de chez moi, pas moyen de sauter d'une fenêtre. Il a noté mon numéro, pour m'envoyer un message quand il serait prêt à ingérer sa mort, et est parti. Nous mourrions en même temps, mais chacun chez soi, pour ne garder de l'autre que l'image que nous en avions toujours eu. Et il est parti. Je suis sortie de ma chambre en silence, ai ouvert le tiroir réservé aux médicaments stockés par mon beau-père, et en ai sorti plusieurs boîtes d'un même médicament qu'il nous avait un jour expliqué être très puissant, et agir directement au niveau des connexions nerveuses. Je mourrai donc en m'endormant, ce serait parfait. Et ainsi, j'effacerai avec moi la tâche que j'avais imposé à ma mère sans le vouloir. Je suis retournée dans ma chambre. J'ai reçu son message, quatre mots : « Je t'aime. Adieu ». J'ai sorti les médicaments, et en ai pris un, et encore un, et encore, et encore... jusqu'à sentir la tête me tourner, mes membres « s'effacer ». J'ai essayé de me lever mais je me suis écroulée, soudain secouée de spasmes. Tout est devenu flou. Un bruit de choc vers ma fenêtre restée ouverte. Le vent sans doute. Un autre, alors que je plongeais dans le néant, venant de ma porte ce coup-ci. Et des cris. Si lointains les cris. Des fourmis sur mes bras. Plus rien. Juste l'image de Dimitri, tantôt nette, tantôt déformée. Et l'obscurité de nouveau, le silence absolu.

Du bruit. Un bruit régulier, qui semble de plus en plus net. Un bipement. Non, deux en fait, mais avec des rythmes différents, un plus lent que l'autre. Une sensation sur mes lèvres, étrangement douce. Dimitri ? J'essaye de bouger, d'ouvrir les yeux, mais mon corps ne répond pas. Une voix masculine que je ne comprend pas bien. Puis un bruit de porte, des voix inconnues qui parlent à la voix masculine. Puis plus aucune voix. Petit à petit, je sens de nouveau ma tête. J'ouvre les yeux. Rien. L'obscurité absolue, aussi dense que quand j'ai sombré. Où suis-je... Une voix féminine s'élève, proche de moi, s'adressant à moi. Je crois comprendre un « réveillée » et le ton d'une question. J'essaye de répondre, mais ma voix est faible, et j'entends bien que ce que je dis est incompréhensible. Je retente, et parviens à marmonner « Lumière ». La voix répond : « La lumière vous fait mal aux yeux ? Vous voulez que je la baisse un peu ? » Je ne répond pas, ne comprenant pas la question. Il n'y avait déjà pas de lumière. Une autre voix féminine, qui cette fois-ci s'adresse à la première, assez bas. Je ne distingue que « lésions », « connexions », « médecin » et « perception ». Et le « ah oui, il m'en avait parlé » de la première voix. La porte s'ouvre. Des bruits de talons, un pas familier. Les voix parlent aux talons, mais je ne comprend pas ce qui est dit. Faiblement, j'appelle :

_ Maman...

J'ai reconnu ses pas, je suis certaine que c'est elle. Silence. Pas de réponse des talons. Un « Madame ? » monte de la seconde voix, et les talons s'éloignent. Bruit de porte, re talons de plus en plus faibles. Elle était partie ? C'était bien ma mère, non ? Douleur vive aux yeux, je les ferme, prend ma tête entre les mains bien que bouger me soit pénible, et sent des doigts frais sur mon poignet. Je rouvre les yeux, lumière aveuglante, blanche, puis des murs, des silhouettes qui deviennent deux femmes.

_ Maman ? Maman ! MAMAN !

Je l'appelle, mais n'entend pas ma voix. Alors j'essaye avec de plus en plus de force, mais toujours rien. Et je vois les femmes s'agiter, me faire des signes, essayer de me faire me rallonger complètement. Et là, je remarque leurs lèvres. Elles bougent, comme si elles étaient en train de me parler, mais aucun son n'en sort. Le bipement... il a cessé. Ils ont cessé tous les deux. Je vois un homme entrer dans la chambre, mais la porte ne fait pas de bruit, lui non plus d'ailleurs. J'essaye d'appeler à nouveau, mais rien ne semble sortir de ma gorge bien que je la sente vibrer. Pourtant, j'entendais bien tout à l'heure. Et d'un coup, je repense à Dimitri, comprenant que j'avais survécu. Et lui ? Je demande, dis son nom sans m'entendre le dire, et je vois les infirmières parler, je vois bien leurs lèvres bouger, mais je n'entend pas leur réponse. Je m'agite, la situation m'énervant et surtout me stressant, puis d'un coup, re douleur à la tête, je me tord un peu, l'image deviens floue, un vague brouhaha résonne dans ma tête, et le silence se fait. Je sombre de nouveau.

Je n'ai revu personne de ma famille après cet incident. Je suis restée quelques jours à l'hôpital, on a fini par me dire – une fois que j'entendais – que les médicaments avaient endommagé les nerfs servant aux différents sens, qu'ils pouvaient « disjoncter » de temps à autre, et qu'il n'y avait rien à y faire. Pas de nouvelles de ma mère, de mon beau-père, ou de Daniel. Rien non plus sur Dimitri, les infirmières semblaient ne pas être au courant (ce n'était plus les mêmes que la première fois), et le médecin évitait le sujet. Puis on m'a dit que j'allais être transférée vers un lieu plus approprié à ma condition. On m'a fait prendre l'avion, avec deux types imposants et qui ne m'ont pas adressé la parole du trajet. Puis nous avons atterri, et rejoint une voiture qui nous attendait. Après quelques heures de route, ce fut un temps en bateau, puis de la marche à pieds, et en passant d'imposantes grilles j'ai pu lire « Arkham Asylum ». L'asile d'Arkham. Un asile... J'ai dit aux deux types que je n'étais pas folle, que je ne savais pas ce que je faisais quand j'avais commis mon erreur, mais ils se sont contentés de me pousser en avant, jusqu'à l'entrée du bâtiment lugubre, puis jusqu'à un bureau situé à je ne sais plus bien quel étage. On m'a fait entrer, et on m'a expliqué que j'avais été envoyée ici par le docteur Dubuy, qui avait contacté un de ses collègues et ami américain au sujet d'une patiente délirante au comportement dangereux et malsain, qui incluait prise de drogues, auto-mutilations (j'ai compris après que cela faisait référence à la marque laissée par Daniel), délires et comportements obscènes. Tout me semblait si faux, et j'ai essayé de me défendre, mais la personne en face de moi m'a fait signe de me taire, et j'ai été conduite dans un vestiaire pour me changer, avant d'être finalement enfermée là où je suis maintenant. Je vois la cellule de nouveau. Mais le silence est pesant, j'en déduis que je ne dois plus rien entendre, encore une fois. Vous par contre, peut-être que vous m'entendez. Désolée si je parle trop fort, j'ai du mal à contrôler ma voix quand je ne l'entend pas...

Je m'appelle Maria, j'ai 23 ans, et je me demande toujours pourquoi la Mort n'a pas voulu de moi...


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Message envoyé le : Lun 14 Mar - 22:36

Ruth Adams
Sois la bienvenue, jolie pieta !

Tout d'abord, je suis très contente que tu viennes avec ce personnage. Ce genre de figures un peu plus sensibles et un peu moins extravertie apporte toujours des choses très intéressantes dans des milieux comme Arkham, - même s'il y a du souci à se faire avec cette pauvre pitchoune qui va atterrir dans la fosse aux lions...
Ton histoire est très belle, tu as une écriture agréable et tu évites certains stéréotypes un peu gênants vis à vis du viol et de la pauvre jeune fille folle. C'est très bien, je suis contente. La narration à la première personne apporte une dimension très humaine à Maria. Elle a quelque chose d'un peu passif qui pourrait être énervant mais qui la rend intrigante aussi. Ce personnage s'annonce très juste, tout en conservant un petit côté romantique qui colle absolument avec notre univers. (et tout ça est très intéressant pour moi en plus car il se trouve que j'ai un personnage qui s'appelle Mary et qui non seulement abhore également une longue chevelure de naïade mais qui a beaucoup de points communs avec ta Maria. C'est marrant comme les codes de l'imaginaire circulent et se réinventent).
Nygma viendra compléter après moi, mais nous aimerions peut-être avoir un tout petit peu plus de précisions sur les "problèmes" concrets de cette jeune fille. Peut-être dans la partie "caractère" peux-tu préciser quels sont/seront ses comportements à l’hôpital ?

Ne t'inquiète pas pour ta culture comic. Tout le monde n'est pas hyper référencé ici non plus et ce n'est pas le but. Si tu as des questions ou des envies de découverte, n'hésite pas, ce sera un plaisir de te faire partager cette passion ! Mais du reste, Arkham est un milieu glauque psychiatrique pas si difficile à comprendre, même quand on arrive sans connaître tous ses secrets. Au contraire, tu vas te régaler.

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Message envoyé le : Lun 14 Mar - 23:34

Edward Nashton
Je suis une Question pour ce monde
Il y a douze oiseaux sur une branche. Un chasseur arrive alors et en tue un. Combien reste-t-il d'oiseaux ?

Zéro, les autres se sont envolés aussitôt.

Bienvenue petite brune dans l'asile !

Très belle fiche, je plussoie. On visualise bien ton personnage et sa psychologie et je regrette effectivement qu'on ne visualise pas en détail les problèmes psychiatriques de ta Maria, qui pousserait quand même un médecin français à envoyer la jeune femme dans l'asile le plus dangereux et insécuritaire d'Amérique. Faut le faire quand même. Sérieusement, ses parents/son médecin voulaient se débarrasser d'elle ? héhé. Non mais oui, explique moi un peu plus les raisons du docteur Dubuy a dégager sa patiente dans un autre pays. J'ai besoin que cela soit plus détaillé.

Je pense que ça sera tout pour moi et on pourra ensuite te valider si les autres admins n'ont rien d'autre à dire après ta correction. Bonne chance pour les modifications et à très vite en rp !

Ah aussi, tu as mis l'avatar dans le profil "identité" (où tu peux mettre un petit gif, une petite image, ce genre de chose) alors qu'il aurait fallu le placer dans le profil "avatar". Je t'invite à modifier cela, j'ai pensé une seconde que c'était un défaut dans le codage. Je me suis d'ailleurs permis de corriger le codage de ta fiche, il en manquait une partie.

Encore courage !

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Message envoyé le : Mar 15 Mar - 6:44

Maria Fernandez
Je ne suis pas folle...
Merci pour vos commentaires à tous deux.

Pour ce qui est de la raison de son arrivée ici, c'est ce qu'elle mentionne en fin d'histoire, mais elle ne connait pas les raisons véritables. Comme vous l'avez sans doute deviné tous les deux, elle a bien été envoyée là dans le but de s'en débarrasser de manière définitive. Du coup, elle n'a pas (encore) de problème psychiatrique à proprement parler, juste un double traumatisme et un souci au niveau des connexions cérébrales qui augmente sa nervosité naturelle. Mais elle n'en sait rien, du coup elle ne le mentionne pas elle-même. Je corrigerai ça en le précisant dans ses antécédents psychiatriques.

Pour ce qui est de l'image dans le code, je ne suis pas certaine de saisir à laquelle vous faites référence. Celle pour le second poste, contenant l'histoire? Navrée qu'il manque une partie, j'avais pourtant essayer de tout copier, mais j'ai sans doute fait une erreur en transvasant vers le poste. Pour en revenir à l'image, il faut y placer un gif? Je ne sais pas faire de gif, y a-t-il moyen de remettre celui donné initialement dans le modèle de fiche? (c'est ce que je voulais faire en indiquant le ou la créateur-trice, mais le code du gif n'apparaissait pas dans le code que j'avais copié.)

J'opérerai les modifications ce soir, mon temps étant actuellement limité. Et j'en profiterai pour faire une réponse plus complète à vos différents commentaires, et surtout à toi, Ruth.

Encore merci, et à ce soir si j'ai la chance de vous croiser dans les couloirs de l'asile!

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Message envoyé le : Mar 15 Mar - 12:24

Edward Nashton
Je suis une Question pour ce monde
Très bien, et tu as raison, tu devrais clarifier ça davantage dans ta description mentale (puisque je comprend bien que dans ta narration à la première personne, ce n'est pas possible).

Je te parle de cette image, qui devrait apparaître comme ici. Il te suffit de te rendre dans ton profil et de mettre l'url au bon endroit, tout y sera indiqué. Si besoin, n'hésite pas à m'envoyer un message et je t'aiderais. Le gif est une image animé et tu peux en trouver facilement sur le site tumblr, comme ceci :
Riddle me THIS:
 
J'espère t'avoir aidé, courage !

EDIT : J'ai redimensionné l'image de base et je te l'ai mis au bon endroit, est-ce que ça te convient ? Tu n'auras plus qu'a t'occuper de ton image dans le profil.

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Message envoyé le : Mar 15 Mar - 18:13

Maria Fernandez
Je ne suis pas folle...
Merci beaucoup pour l'aide au sujet de l'avatar! J'ai retiré l'image mal placée, et je mettrai peut-être un gif plus tard si j'en trouve un collant au personnage (dans son état actuel).

J'ai aussi effectué les modifications pour la fiche de présentation, est-ce que cela convient? Sinon, je modifierai de nouveau bien sûr.

Et maintenant, voici la réponse que tu mérites!

Tout d'abord, merci beaucoup pour ton commentaire sur mon style d'écriture. A vrai dire, je ne suis pas une spécialiste de l'écriture à la première personne, autrement que pour les fiches de présentation et les souvenirs (qui me permettent une narration toute au passé, avec le regard rétrospectif du personnage). De ce fait, mes rp seront probablement à la 3ème personne, mais je peux essayer d'en faire quelques un à la première si le style est populaire et apporte quelque chose aux lecteurs, après tout c'est en pratiquant qu'on progresse. =)

Au niveau du caractère, c'est aussi un peu un défi que je me lance que de réussir à jouer une fille faible de caractère, peu active comme tu l'as si bien souligné. Je suis normalement plus dans l'idée de jouer des personnages au caractère affirmé (un peu trop parfois), j'espère donc ne pas mal gérer son caractère (en la rendant fade par exemple). Je compte sur vous tous pour me signaler si vous pensez que mon personnage perd en profondeur à mesure que je la joue!

Son histoire - et donc avec elle, les subtilités de sa personnalité - étant trop longue à raconter dans la présentation, je lui réserve quelques rp souvenirs, afin que les curieux puissent découvrir les détails de son idylle à la fin dramatique. Quand aux clichés, n'ayant pas l'habitude de ce genre d'histoires, je ne les connais pas, c'est peut-être bien ce qui a sauvé ce personnage d'ailleurs. Wink

Quoi qu'il en soit, j'ai hâte de rencontrer tout le monde, et de voir ma fille de papier affronter les griffes des lions. Après tout, la peur est un très bon stimulant, en matière de réactions imprévisibles!

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Message envoyé le : Mer 16 Mar - 15:38

Edward Nashton
Je suis une Question pour ce monde
Et bien et bien Maria, tout me semble bon. Tu as fais ce qu'on attendait de toi, rapidement et avec soin. Je te valide donc et te souhaite un bon séjour à l'asile d'Arkham. Je t'invite à venir recenser ton avatar et ton pseudo, tu pourras ensuite te choisir une cellule et un rang si le coeur te dit.

Si tu as la moindre question (et j'aime les questions), n'hésite pas à venir nous voir par MP. On se fera toujours un plaisir d'y répondre.

Bonne chance !

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Message envoyé le : Mer 16 Mar - 19:50

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Bienvenue ! Désolée j'arrive après la bataille...

Alors ta fiche est juste... Touchante, poignante, agréable a lire... Bref j'ai beaucoup aimée. Je n'en dirais pas plus, mes collègues on déjà tout dit ! Je te souhaite bon jeu et au plaisir de te croiser dans les couloirs 4






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Message envoyé le : Mer 16 Mar - 20:24

Maria Fernandez
Je ne suis pas folle...
Merci beaucoup! *ne sait pas où se mettre*
J'ai hâte aussi de te croiser dans les couloirs de l'asile. Ah, et pour la cellule, j'ai vu que tu étais seule dans une à deux lits, du coup si ça te convient, Maria pourrait se retrouver dans ta cellule. ^^
J'ai mis au choix 1 ou 2 places, mais si tu préfères être seule, je retire le 2 places Wink

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Message envoyé le : Jeu 17 Mar - 7:36

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Bienvenue la miss 75 : Désolée d'avoir autant trainé je suis nulle... Mais je te souhaite la bienvenue quand même Angel Et .. Au plaisir de te voir hein... Y a encore plein de place dans mon carnet 26






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Message envoyé le : Jeu 17 Mar - 10:43

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Hola, poupette ! Et bienvenue parmi nous ! Est-ce que ce serait trop de dire que j'ai aussi beaucoup aimé ton histoire ? Touchante, très juste ! Je vais un peu répéter ce qu'a dis Ruth mais j'adore la tournure de ta biographie ! Les petites phrases qui rendent le récit et le personnage vraiment attachants...

En tout cas, je sens que tu ne vas pas rester seule très longtemps dans le coin, mon chou ♥ C'est promis juré, Ben viendra lui tourner autour, très très vite 8D

Installes toi bien et encore bienvenu ! Navré du retard, je suis un peu en présence réduite, ces derniers temps mis ça devrait aller mieux d'ici quelques... Semaines...

Bon courage avec tous les autres ! 8D






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