Un petit vote toutes les deux heures !

E. Nygma - consultations | Bureau du Dr. Adams


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Message envoyé le : Jeu 3 Mar - 23:19

Ruth Adams
Arkham procure a beaucoup de patients ce délire narcissique de se sentir dangereux. L'établissement fait l’effet d’une prison pour esprits malades et la réputation de certains de ses pensionnaires fait croire aux autres qu’ils appartiennent à une même caste de mystères pour l’humanité.
Toutefois il était difficile de nier que certains individus représentaient effectivement une ténébreuse énigme, comme l’était, naturellement, Edward Nygma. Or l’égo de celui-ci était déjà spectaculairement envahissant, dopé par la certitude d’avoir un QI cent fois plus élevé que la moyenne humaine et gonflé par la frustration de ne jamais être reconnu à sa juste valeur de surhomme. Ruth était néanmoins rompu au contact de ces personnalités narcissiques à l’extrême. Toutefois, à ce jour, s’ajoutait au cas du Riddler un ironique paradoxe d’une maladie mortelle venu s’insinuer par là où il avait pêché, dans l’antre machiavélique de son cerveau malade. Cet élément physiologique fascinait Ruth et l’avait poussé à recueillir avec enthousiasme le dossier du pauvre Edward.

Après une brève rencontre directement derrière les barreaux de sa cage pour de premières présentations, Ruth s’apprêtait à recevoir le phénomène sur le territoire de son bureau de consultation. Il s’agissait réellement de s’apprêter. La pièce était plongée dans une certaine lumière un peu jaune qui rendait son pull beige un peu plus orangé. Derrière elle, sur les étagères, se succédaient différentes tranches de livres dont tous n’avaient pas un rapport direct avec la thérapie. Son bureau ressemblait beaucoup à un salon. Il y avait un tapis au sol sur lequel s’enfonçaient mollement deux fauteuils, l’un face à l’autre, à côté de son secrétaire. Au mur, il n’y avait pas beaucoup de décoration mais sur les étagères, quelques statuettes indiennes ou des petits masques indonésiens.
Malgré l’autorité de sa posture, elle ne pouvait pas s’empêcher d’angoisser. Nygma était connu et certifié pour sa vive intelligence et sa faculté à se garantir toujours une longueur d’avance sur son adversaire. Or, nul doute qu’il considérait tout le système de l’asile comme un adversaire. Par respect pour sa qualité de malade, Ruth posa son cendrier à la fenêtre et aéra un peu, des fois que l’atmosphère cendré de son office ne l’incommode.
Le rendez-vous du jour, comme il s'agissait du premier, ne serait sans doute pas très long. Il devait arriver d’ici quelques minutes… Ruth surveillait l’heure et rassemblait sa contenance de psychologue rompu à l’exercice. Comme elle aurait souhaité avoir l’assurance charismatique et effrayante de certains autres confrères ! Le premier rendez-vous entre un psychologue et son patient n’avait pas grand-chose à envier à un premier rendez-vous sur tinder : on ne savait pas sur qui on allait tomber, ce qui allait se dire, quelles seraient les premières pistes et sur quoi on pouvait espérer. Même si, en professionnelle, elle avait quelques tours et quelques questions d’avance dans son sac, elle ne doutait pas qu’ils seraient très anecdotiques une fois le face à face installé.

[Je te laisse donner le détail du déplacement de Nygma, pour le moment tu sauras mieux expliquer que moi le dispositif qu’on met en place autour de lui !]

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Message envoyé le : Mer 16 Mar - 15:58

Edward Nashton
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The Riddler

Des photos de cervelle dévoraient les murs sales de sa cellule. Des notes y étaient inscrites, parfois même de son propre sang lorsqu’on lui retirait une nouvelle fois les stylos qu’il volait, on ne savait comment. Nygma avait ce besoin d’obtenir une réponse. Lui qui posait toujours des questions aux autres, c’était à son tour de se retrouver face à une devinette des plus extrêmes. Cette énigme mortelle le laissait avec une épée de Damocles et une frustration sans nom : comment guérir ? Il ne pouvait se résoudre à s’imaginer condamné. Il y avait surement quelque chose à faire, l’impossible n’existait pas ! Ils étaient juste trop débiles pour trouver de nouvelles méthodes, pour prendre des risques. Fallait-il qu’il leur présente un de ces jeux pour qu’ils se ressoudent à l’aider ? Les médicaments n’étaient pas la solution, il le sentait. Il le sentait quand il vomissait à cause de la chimio ou que sa peau rougissait. Certes, c’était peu mais il n’avait vu aucune avancée jusque-là, hormis dans sa tête. La tumeur grandissait dans son cervelet, paralysant ses jambes ou piégeant sa mémoire à l’occasion.

- Nygma, c’est l’heure, bouge. Putain, mais comment tu as trouvé ce feutre, merde à la fin!
- Pas là où vous avez rangé vos neurones, pauvre débile. Les trouver est d'une simplicité enfantine. Peut-être devriez vous vous les foutre où je p... Outch !

Nygma n’était pas bien dangereux physiquement, c’était sans doute pour cela qu’il avait évité les menottes ou tout autre artifice pour le contraindre à l’immobilité. Bien sûr, il était encadré sévèrement et pendant tout le chemin, ce pauvre patient s’était fait un plaisir de provoquer ces chiens de garde par la moquerie et l’insulte. Quelques coups l’avaient fait taire, seulement un temps.

L’homme-mystère parcourut le couloir d’un pas décidé, tandis qu’un miroir lui renvoya son image lorsque ses yeux s’y posèrent. Nygma était pâle et il semblait avoir perdu plusieurs kilos depuis son retour à l’asile d’Arkham il y a huit mois maintenant. Un léger duvet caressait sa mâchoire et ses cheveux auburn jouaient les danseurs sur son crane. Cependant, Edward se drapait de vanité pour paraitre digne aux yeux des autres. Le cancer gagnait du terrain mais jamais il ne l’avouerait, à quiconque. Jamais il ne pourrait avouer que parfois, il lui arrivait de douter de lui-même, de son propre comportement, de sa mémoire qui lui faisait défaut et de sa faiblesse.

Lorsque Ruth l’avait rencontré pour lui annoncer qu’elle prenait son cas, le prince des énigmes s’était enthousiasmé. Il aimait être au centre de l’attention et quand bien même il trouvait ces séances d’un ennui mortel, il appréciait que l’on parle de lui. Il appréciait guider les discussions, être le noyau central, celui qui contrôle. Lorsqu’il entra dans le bureau de Ruth, il ne fit même pas mine d’observer l’environnement. Il prit place tel un habitué des lieux, pas plus impressionné que ça de l’ambiance créer par la psychiatre même s’il appréciait son gout pour la décoration. Pendant son déplacement, il se permit quelques familiarités envers elle, ignorant les surveillants qui hésitaient à agir face à cet enfant-roi.

- Bonjour Adams, comment allez-vous aujourd’hui ? Demanda-t-il d’une voix chantante, faussement préoccupé de son sort.

Il rajouta – sans lui permettre de répondre, une fois installé :

- J’ignorais que le personnel était habilité à fumer dans un environnement de soin. Enfin, vous vous occupez sans doute d’un vice à la fois !

Il désigna avec un petit sourire son propre col pour lui faire remarquer la cendre qui s’était déposé sur le sien. Il était observateur, comme toujours. c’était un moyen comme un autre pour prouver son intelligence et lui refuser l’avantage. Par la parole, il refusait de se laisser aller à la passivité.

- Vous avez raison, il est plus facile de s’occuper des autres que de soi-même, rajouta-t-il plein de reproche.

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Message envoyé le : Lun 25 Juil - 20:57

Ruth Adams
-Installez-vous, monsieur Nashton.

Difficile d’estimer s’il était excité par ses traitements ou simplement de bonne humeur. Ruth connaissait ses manières rudes. Elle ne répliqua pas à la remarque désobligeant sur son col tâché mais au contraire le remercia et essuya légèrement avec un mouchoir.

-Vous avez tout à fait raison, et c’est de vous dont il est question aujourd’hui. C’est une joie de vous voir aussi en forme.

Sa voix monocorde ne trahissait pas spécialement l’allégresse, toutefois. L’infirmier qui l’escortait lui confia un feuillet attestant des toutes dernières observations cliniques sur Edward Nashton et ses comportements de la matinée puis sortit juste avant qu’elle ne referme la porte. Pendant qu’il prenait ses aises, elle repassa derrière son bureau et consulta la petite feuille d’un œil rapide et attentif, debout les mains posées sur la table tout en rapprochant son matériel de prise de note du coin extérieur.
Silencieusement, elle s’assied ensuite dans son fauteuil, face à lui, sans table basse ou bureau en signe de séparation symbolique. Les deux fauteuils étaient l’un face à l’autre. Ruth répugnait à agencer son office selon une scénographie métaphorique. Pour autant il n’était pas question, bien-sûr, de parler d’égal à égal.
Nashton vieillissait à vue d’œil, sa maladie et les traitements qu’il recevait n’arrangeait pas son portant déjà dégradé. Sa transformation physique s’était accélérée ces dernières semaines et malgré ses gesticulations, il semblait de plus en plus l’ombre de lui-même. Ruth ne le regardait pas avec pitié ni même avec beaucoup de compassion mais elle pesa le tragique de la situation.
Son carnet était posé sur le bureau près de son fauteuil, accessible à bout de bras. Ruth croisa les jambes

-…aussi en forme, pourtant les médecins disent que votre état se dégrade lamentablement. Vous tenez le coup ?

Ruth suivait toujours des méthodes pour arriver à ses fins, sous couvert de bavardage. Pourtant sa manière de faire en entretien paraissait brouillon, opportuniste, sans objectif précis, presque psychanalytique.

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Message envoyé le : Dim 31 Juil - 22:59

Edward Nashton
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The Riddler

- Nygma, corrigea-t-il presque aussitôt.

A quoi cela servait de s’offrir un nouveau nom si celui-ci continuait d’être bafoué ? Que cherchait-il ? A lui faire accepter sa misérable origine ? Une mère inexistence et un père dont il n’avait hérité que d’un nom et heureusement qu’il n’avait pas hérité de sa stupidité. Il était supérieur en tout point à ses géniteurs, il ne pouvait pas garder un tel nom. Nashton n’avait aucune superbe et ne reflétait pas l’homme qu’il était réellement. Un surhomme, capable de prodige sans pareil, si on le lui permettait. Il retient leflot d’insulte qu’il avait pour la psychiatre. Il était épuisé et c’était sans doute pour cela qu’il supportait particulièrement mal cette erreur de nom. Cependant, Adams ne semblait rien faire pour calmer les nerfs de son patient. Ainsi, les médecins annonçaient que son état empirait ? Les imbéciles, les ignorants ! Jamais son esprit n’avait été aussi décidé à en découdre. Son corps perdait en force, mais pas son mental ! Du moins, c’était ce qu’il croyait. Il avait déjà prévu comment quitter Arkham au plus tôt, car il ne pouvait pas affronter la réalité. Il devait quitter Arkham pour trouver un moyen de se sauver, de survivre, car il ne pouvait accepter son sort. Cela le paralysait, l’empêchait de trouver le sommeil, ou même le calme.

- Lamentablement ? Curieux choix de mots, docteur.

Il se penche un peu vers elle, comme pour se confier à elle.

- Vous cherchez à me faire pleurer ? A me voir supplier qu’on me guérisse ? Pauvre Edward, si jeune et si malade. Je suis sûr que cela doit marcher sur les pauvres d’esprit, mais je ne suis pas un pauvre d’esprit.

Il se redresse, tout satisfait de lui-même :

- Je suis toujours en forme quand je suis sur le point d’être libéré, Miss Adams ! Mon état physique ne devrait pas vous inquiéter plus que ça, ce n’est pas parce que vos médecins sont des incapables qu’ailleurs ils le sont également. De même, j’ai une connaissance de l’anatomie qu’ils n’ont pas, affirma-t-il d’une voix presque chantante. Ma situation actuelle n’est que temporaire mais votre « inquiétude » me touche, fit-il sarcastique.

Il semblait tellement sûr de lui, tellement arrogant, tellement certain de sa supériorité que cela ne pouvait que cacher la faiblesse de son mental, son besoin de s’assurer auprès des autres de ses qualités et de son intelligence, ses angoisses.

- Mais oui, je vais bien, et vous-même ?

Il retournait la question vers elle, comme pour lui rappeler qu’elle n’avait pas répondu lorsqu’il avait pénétré dans la pièce. Il croisa les bras, le visage méprisant et le sourire moqueur.


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Message envoyé le : Lun 8 Aoû - 16:33

Ruth Adams
Ruth garda son regard fixé sur lui, les mains croisées devant son ventre.

-Très bien, merci.

Elle le regardait droit dans les yeux dès qu’il lui en laissait l’occasion.

-Peut-être, plus simplement, que ces médecins comme nous-même ne font que leur travail et cherchent à vous aider… à moins que vous n’envisagiez de vous opérer vous-même… L’image la fit sourire, d’un sourire bienveillant et un peu ironique a cet agité consultant.

Edward Nashton n’est pas le premier à lui reprocher son langage. Souvent considérée comme rude, dure, sèche ou désagréable, la frontalité de Ruth déplaît autant à ses collègues qu’à ses patients, sans parler de sa vie intime de plus en plus amoindrie. Pourtant, lui semble-t-il, si certains professionnels prenaient leurs responsabilités un peu plus à cœur et ne jouaient pas la courtoisie avec les terroristes, des drames comme il en arrive si souvent à notre époque et dans ses murs n’adviendraient pas si souvent. Elle songea a Velma Hart et espéra qu’elle n’aurait pas d’hésitation à dire « lamentablement » à ses patients.
Le narcissisme de Nashton était bien triste aujourd’hui, c’était vrai. Homme blessé, attaqué dans sa propre chair, son appendice l’arrachait brusquement aux vagues et aux concepts qu’il brassait habituellement. Aucun médecin ne l’aurait contredit. Il est bien connu que le corps ne se manifeste jamais au hasard.
Il savait qu’il était un cas préoccupant au sein de la profession. On pouvait s’intéresser à lui en le comparant aux autres phénomènes de foire de Gotham avec qui il partageait tout un lot : le costume traditionnel ridicule, la poursuite d’un but machiavélique, la répétition d’un leitmotiv simple et obsessionnel… ou bien on pouvait s’intéresser à lui, seul, dans l’isolement de sa pauvre petite existence misérable et froide.

-De rien. Par mise en liberté, vous voulez dire votre prochaine visite au bloc opératoire ?

Elle se leva pour passer derrière son bureau et ouvrir un document sur son ordinateur portable.

-Le traitement que je vous ai prescrit ne vous donne toujours pas de vertige ? Votre sommeil … ? Comment vous portez-vous, globalement ?

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Message envoyé le : Sam 13 Aoû - 9:54

Edward Nashton
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The Riddler

-   Croyez bien que si je le pouvais, je le ferais, gronda-t-il doucement d’une voix basse.

Il voyait bien le jeu de brune et il n’était plus aussi certain d’apprécier ce petit rendez-vous. Elle se jouait à l’infantilisé. Edward ne pouvait pas dire qu’il appréciait non plus les formes de pitié. Adams le traitait davantage comme un enfant malade qui refusait de prendre ses médicaments. Pourtant Edward se pliait aux recommandations des médecins vis-à-vis de sa tumeur. Il ne pouvait pas faire autrement de toute façon.

-   Prochaine ? Vous savez très bien qu’aucun médecin n’a osé m’opérer car pour eux, toute chirurgie est « impossible ». Non, vous ne cherchez pas à m’aider car si c’était le cas, je ne serais pas ici, avec des médicaments qui ne font qu’office de placebo dans mon cas.

Il changeait aussi de sujet. Il mentait un peu. Il avait au moins la chimio mais il ne voyait plus que les effets secondaires et non les effets bénéfiques de cette dernière. Il eut un profond soupir quand Adams finit par aborder le sujet. Il se cala un peu plus confortablement dans le fauteuil, croisant les jambes, les mains derrière la nuque.

-   De légers vertiges après une semaine de traitement, mon appétit a considérablement baissé et j’ai l’estomac en vrac –cette discussion est vraiment charmante pour un premier rendez-vous miss Adams. Je dors très mal mais mes migraines sont pratiquement absentes. Mon poul est également très irrégulier, sans doute à cause de mon alimentation particulièrement incertaine. Ah, et vous devriez me laisser choisir mes propres médicaments. Je pense que je serais plus en forme si j’étais seul juge de mon état de santé. Pas que je trouve que vous n’êtes pas un bon médecin, fit-il hypocrite, mais je préfèrerai que vous vous occupiez de la disparition de la moitié du cerveau chez Harvey Dent plutôt que vous vous occupiez une seconde de plus du mien.

« Restez à votre place » en somme.

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HS : Je suis pas satisfaite de ma réponse, n'hésite pas à me dire si tu veux que je change ou que je rajoute des choses.

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Message envoyé le : Ven 9 Sep - 20:07

Ruth Adams

La tête déposée dans le creux de sa main cagneuse, Ruth l’écoutait déblatérer ses habituelles leçons de vie. Edward Nygma n’était peut-être pas le patient le plus effrayant, il était dangereux, certes, mais il était facile de l’oublier, mais il était de loin le plus agaçant.
De son autre main, le poignet cassé sur son cahier de note, elle grattait machinalement. « Vertiges…migraines…brûlures d’estomac…tachycardie… » La blague sur le cerveau manquant d’Harvey Dent la fit sourire une demie seconde, repliant vers l’intérieur de ses joues de longues rides sévères.

-C’est très aimable à vous de vous préoccuper de vos amis… Maugréant cela, elle n’avait pas encore décollé le nez de ses notes.

Au moins, il donnait d’autres réponses que des jongleries sous forme d’interrogation.
Elle reposa son crayon parallèlement à la tranche de son cahier et ramena ses yeux couleur papier glacé vers lui d’un air d’avez-vous terminé, monsieur ?

- Vous m’informerez à votre gré des douleurs et des vertiges dont vous êtes sujet, afin que nous puissions ensemble adapter et réduire au maximum votre traitement. Je ne suis pas spécialement adepte du gavage.

Sa voix était calme et ne laissait pas de place à la complicité. Sa remarque sur le placebo ne l’avait pas fait tiquer mais dans sa formation médicale, elle ne saurait priver un patient d’un traitement médicamenteux adapté. Les souffrances inutiles sous prétexte d’être au-dessus de ça ou d’aimer cohabiter avec ses démons n’avaient pas leur place dans un hôpital où on était là pour recevoir des soins. Toutefois, elle n’employait pas un ton sec ou agressif pour lui parler. Au contraire, elle s’exprimer avec quelque chose de doux, de très bien articulé et de bénin.
Elle acquiesça et croisa les articulations de ses doigts devant son ventre avant de reprendre.

-Bien. Je me présente, donc, puisque c’est notre première « vraie » rencontre. Je suis le docteur Adams, vous et moi allons être amené à nous voir trois fois par semaine dans le cadre de votre thérapie. Les consultations avec moi durent en moyenne une heure. Ce disant elle brisa la manchette pour consulter l’heure sur sa montre à l’intérieur de son poignet. J’organise nos rencontres de la façon suivante : dans un premier temps, vous me parlerez en toute liberté de tout ce qui vous intéresse de me dire et dans la deuxième partie, je vous proposerais des exercices simples dont l’objectif est d’apprendre un peu à vous connaître, de libérer la parole et de faire progresser les soins. Bien-sûr, votre précédent thérapeute m’a transmis certaines de ses notes mais, en raison de la clause de confidentialité, je n’ai pas accès à vos entretiens précédents. Il ne s’agit donc pas de tout reprendre à zéro mais bien de poursuivre le travail, ensemble, différemment, d’une manière que nous espérons plus adapté à vous.

Elle arrêta un temps de pause.

-Vous avez des questions ?

Se disant, elle se leva à nouveau et se glissa derrière son bureau, saisit un dossier et revint sur le fauteuil en le posant sur ses genoux.

-Néanmoins. Comme c’est la première fois que nous discutons, j’aimerais faire plus ample connaissance avec vous en vous posant quelques questions très simples, très faciles où j’attendrais de vous des réponses les plus spontanées possibles. Ce sera un genre de base pour la suite.
 

[Ton poste était vraiment parfait, ne t'en fais pas. Excuse moi pour le retard. Puisque mon poste ne laisse pas énormément de marge à Nygma, tu peux faire une réponse très courte si tu veux !]

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Message envoyé le : Jeu 6 Oct - 8:34

Edward Nashton
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The Riddler

- « Ami », hn.

Il se contenta de cette simple formule, un rictus se forma sur ses lèvres. « Ami » n’était pas la meilleure formule pour parler de la relation des deux hommes mais Edward préférait ne pas aller plus loin dans les spéculations de la psychiatre. Après tout, il n’était pas là pour parler de Dent. Ainsi, elle n’avait pas l’air de vouloir changer ses médicaments pour le moment, soit. Après tout, en l’espace d’un an, il commençait à s’habituer aux effets secondaires de la médecine, parfois pire que les contrecoups de sa tumeur.

Il la laissa se présenter. Bien sûr, il avait eu largement le temps de recueillir quelques informations sur elle auprès de la sécurité qu’il payait gracieusement pour avoir un coup d’avance lors de ses « rendez-vous ». Il retira ses lunettes pour les nettoyer, semblant écouter d’une oreille distraite la brune.

- Si j’ai des questions ? Voyons, Adams. Mon truc à moi, c’est les questions, les grandes questions, les questions difficiles, indiscrètes, dangereuses, mystérieuses…

Son ton se faisait de plus en plus bas, comme une confidence, un indice. Il la laisse poursuivre avant de rajouter sur un ton plus jovial :

- Il vous suffirait de consulter ma page Wikipédia pour cela, qui est plus long qu’un livre de poche. Je ne suis pas vaniteux, mais il semblerait que les gens aiment gloser sur les « supers-vilains » comme on nous appelle dans la presse.

Oui, Edward avait ses fans mais bien évidemment que pour le Grand Homme mystère, il n’y avait certainement pas mieux que lui pour parler de lui-même. Si jamais elle se risquait à consulter cette page, ou si elle l’avait déjà consulté par curiosité professionnelle, elle verrait sans doute combien le Sphinx aimait parler de ses exploits, de ses qualités et de son génie et bien moins de lui-même. Après tout, après cinq ans passés à Arkham, la presse avait déjà eu largement le temps de révéler quelques petits secrets qu’il aurait préférés oublier.

- Mais soit, si vous voulez jouer à ce genre de jeu… Je serai donc bref, « Quand est-ce qu’on commence ? » Un sourire flottait sur son visage pâle et fatigué.

Voilà sa question, c’était au tour d'Adams de jouer pendant que le Sphinx était d’humeur.

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